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Auteur : Uty

Les 10 Km de Lille, objectif frites ! (Compte-rendu – Uty)

Les 10 Km de Lille, objectif frites ! (Compte-rendu – Uty)

J’ai presque manqué le 10 Km de Lille. Pas pour une blessure, une fatigue, ou un gros rhume, mais tout simplement parce que j’ai été à deux doigts de rater mon train. Fort heureusement, cette course pour monter à temps dans le TGV fut une sorte d’échauffement pour la course qui eut lieu le lendemain soit le samedi 5 septembre 2015.

Mon objectif : Manger des frites.
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J’ai fait deux courses officielles en juin : les 10 Km du Château de Vincennes, et les 10 Km L’Équipe. Après une petite pause, je me suis remise à m’activer sportivement avec des trajets quasi-quotidiens en vélo, beaucoup plus de vélo en général, et des sorties hebdomadaires régulières en course à pied. Gros programme, mais programme détente. Je n’ai jamais rien forcé, même si j’ai fait quelques séances de fractionnés en mode 10 fois 30″/30″. Au final, en terme de course à pied, j’ai surtout couru avec mes collègues en suivant le groupe voir même en mode un peu feignasse.

Kiffitude totale donc, je m’inscris au 10Km de la braderie de Lille… excuse totalement bidon pour aller me gaver de frites et voir les copains. Pas d’entraînement spécifique pour cet événement, hormis le fait de continuer une activité régulière afin d’apprécier le moment.

Sortie de zone de confort

Viennent les dernières sorties avant la course. Je n’avais à ce moment pas couru seule depuis des lustres, et sens que quelque chose se passe. Je cours vraiment beaucoup plus facile, me disant que les longues sorties en vélo n’y sont pas pour rien. Je lâche donc le groupe pour terminer 1,5 Km à 5’50″/Km. Pour moi, c’est inouï, je restais calée jusque là entre 7’00″/Km et 8’00″/Km par confort. Soudain je me rends compte que je peux aller plus vite, et que la seule chose qui manquais, c’était d’essayer. Un peu surprise pas ces nouvelles capacités, je commence à me demander si je ne pourrais pas battre un record personnel à Lille.

La course

Comme d’hab, j’arrive pile poil avant le départ et me place en arrière de peloton. J’avais alors décidé la veille d’adopter la stratégie suivante : courir facile les 3 premiers kilomètres, accélérer un peu en suite et voir si ça tient, ne pas m’arrêter au ravito mais juste attraper de l’eau, accélérer encore si j’y arrive, ralentir si jamais cela ne tient pas, aller à fond sur les 2 derniers kilomètres si je le sens bien.

10:45 – Tiens, la course commence

10:47 – Je passe la ligne de départ. Ouah, ça va vite pour passer la ligne, ça change.

11:05 – Dis donc, je vais peut-être un peu vite, mais ça va. Aller je regarde si ça tient 10 minutes sinon je ralentis.

11:10 – Ça va en fait, tiens j’ai presque fait la moitié. Mais ils sont fous ces gens à poser des faux stands de braderie au milieu de la course.

11:20 – Un virage en tête d’épingle, ah mince, je me bloque toute seule. Je suis obligée de marcher/trottiner, je suis dans un entonnoir magnifique.

11:21 – Mince le ravito, mais vous arrêtez pas en prenant toute la largeur roh. Oh une bouteille, je l’attrape et bois une petite gorgée, garde la bouteille.

11:23 – Punaise mais cet arrêt de quelques secondes m’a cassé les jambes. Ah ça m’énerve.

11:30 – Je bois une nouvelle gorgée d’eau, cela commence à aller de nouveau mieux.

11:35 – J’entame les deux derniers kilomètres. Ça va plutôt bien en fait, j’accélère.

11:40 – Oula mais je vais vite : PUNAISE UN MEC EN VÉLO AU MILIEU DU CHEMIN QUI ATTEND COMME UN IDIOT EN TRAVERS DE LA COURSE.

11:47 – La rue est super serrée, il y a beaucoup trop de monde de chaque côté qui ne cherche qu’à traverser. J’entends les bénévoles et des policiers mettre en garde les personnes cherchant à traverser.

11:48 – Aller tant pis, j’accélère, j’ai envie d’accélérer. J’adore cette sensation de vitesse, je pourrais faire ça pendant des heures. Je vois la ligne d’arrivée !

11:52 – J’ai fini ! Elles sont où les frites ? Mais pourquoi me donne-t-on une médaille du semi-marathon ?

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Résultats :

J’ai battu mon record personnel en course officiel de 6 minutes. Le précédent était de 1:11 au 10 Km du Château de Vincennes, il est aujourd’hui de 1:05. Mon temps officiel pour la course est de 1:05:18. Je suis réellement contente de moi, et me dis que je peux faire mieux en gérant mieux la logistique soit, par exemple, en ne pas me faire immobiliser par la foule dans un virage.

La prochaine fois, je passe sous l’heure ! Chiche ?

Stand up paddle, on s’y met ?

Stand up paddle, on s’y met ?

L’été est là, c’est plus que certain ! Cette année, je ne serai pas au bord de la mer avant octobre, mais si vous avez la chance de profiter de l’air fais iodé des littoraux, faîtes du stand up paddle !

J’ai essayé le stand up paddle à l’occasion d’un séminaire professionnel. Mon entreprise fêtait ses 10 ans et nous sommes partis pour un long week-end au centre UCPA de Hyères sur la presque-île de Giens. C’est d’ailleurs un centre que j’ai trouvé l’an dernier particulièrement sale. Les stagiaires sont censés faire eux-mêmes le ménage à leur sortie, mais depuis quand n’y a-t-il pas eu de visite des chambres par les équipes de l’UCPA ? Je vais vous épargner la plupart des histoires, mais trouver régulièrement des restes organiques de personnes qu’on ne connaît pas, et des tables de chevets poisseuses, ce n’est pas agréable. J’espère qu’ils se sont améliorés ! 🙂

Qu’à cela ne tienne, nous sommes là pour nous amuser, et j’ai pu tester le stand up paddle. En choisissant bien mes mots, je peux vous dire que j’ai absolument surkiffé.

Je me féilicite d’ailleurs de n’avoir pas fait une seule chute. En revanche c’est traître. On a l’impression de se promener tranquillement, pourtant une fois quelques heures passées… on sent bien qu’on a travaillé ! Ouille les courbatures aux abdos !
En tous les cas j’espère en refaire très prochainement.

Vous avez essayé ? Vous aimez ?
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Pédale et Yoga Magazine

Pédale et Yoga Magazine

Un peu blessées, un peu malades, cela ne nous empêche pas d’avoir des lectures sportives ! Ici je vais vous parler d’une publication bien connu, et d’un nouvel arrivant dans les kiosques français.

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Pédale !

J’adore ce titre. Même si t’es pas bien fort en histoire du cyclisme, et que t’es une groupie qu’au moment du Tour de France comme c’est un peu mon cas, alors Pédale ! est une lecture revigorante. J’aime les belles doubles-pages avec de superbes images, la mise en page qui n’a rien à envoyer à un webdesign de blog mode, et surtout un ton qui fait plaisir à lire. En couverture du Pédale ! de cette année, on voit Thibault Pinot espoir français donner à boire à un petit agneau. C’est ça qu’on aime dans Pédale !, son commentaire professionnel, ses anecdotes, ses dossiers, mais aussi son décalage et le fait de ne pas avoir peur de présenter autrement le monde du cyclisme professionnel.

Yoga Magazine

Pour le titre original, on repassera. Cependant j’ai pris plaisir à lire Yoga Magazine. On aime une approche simple du yoga, une présentation sans chichi et sans jugement. Tout est là pour que le yoga soit tout simplement une manière d’être bien dans son corps et bien dans sa vie… très yogique donc ! Coup de cœur de mon côté pour ce dossier sur une retraite yogique en Méditerranée. Cela me donne presque des envies de voyage juste pour pour le yoga…

 

Schär et le sans gluten de grande distribution

Schär et le sans gluten de grande distribution

Il y a quelques semaines, la marque Schär spécialisée en alimentation sans gluten nous a proposé de tester quelques produits pour donner notre avis. Pour ma part, contrairement à Fleur, je n’ai pas d’intolérance au gluten. Je n’ai qu’une intolérance au lactose, chacun son truc… Décidément on n’a pas vraiment la vie facile ! Cependant les produits Schär m’intéressaient car ils sont pour la plupart également sans lactose, et que cela me plaît de varier mon alimentation.

Flou nous parlera plus tard de recettes et de comparaisons de farines sans gluten.

Le mot de Schär

Nous remercions l’équipe de communication de Schär d’avoir bien voulu répondre à nos questions sur le point de vue de la marque autour de la tendance du sans gluten : 

Dr. Schär est conscient de la tendance actuelle de l’alimentation sans gluten, mais tient à s’en éloigner. Dr. Schär est sur le marché du sans gluten depuis 34 ans et n’a donc pas sauté sur le marché sans gluten en raison de la tendance actuelle. Ulrich Ladurner a commencé à développer des produits sans gluten il y a 34 ans, estimant qu’il n’y avait pas sur le marché de produits disponibles pouvant convenir à des personnes atteintes de maladie cœliaque. Il a démarré avec quelques produits, qui ont été améliorés au fil du temps. Il a investi dans la R & D en fondant un centre de Recherche & Développement à Trieste, car son rêve était de produire des produits sans gluten ne présentant pas de différence de goût par rapport aux aliments contenant du gluten. Ce fut un défi énorme, « mais vous avez besoin d’une vision globale pour avoir du succès » se plaisait à dire Ulrich Ladurner.
Depuis quelques années, nous assistons à une forte augmentation de l’intérêt pour les aliments sans gluten et ce serait mensonge de dire que nous n’en bénéficions pas. Mais nous avons des intérêts différents – notre devise n’est pas de dire que le sans gluten est healthy et bon pour tout le monde. Aujourd’hui et depuis toujours, notre cible principale sont les gens qui ont besoin de manger sans gluten pour des raisons de santé : les personnes atteintes de la maladie cœliaque, de la sensibilité au gluten et de l’allergie au blé. Nous collaborons étroitement avec des experts de renommée internationale, afin de sensibiliser les médecins à identifier les troubles liés au gluten. Voilà ce que nous voulons être: une entreprise qui développe des produits de qualité pour des gens qui ont dû renoncer au gluten, mais qui veulent continuer de déguster des plats savoureux !

Alors c’est bon ?

Pour des raisons d’honnêteté vis-à-vis de notre lectorat, je n’ai pas viré le bazar de ma cuisine.

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Pour ma part, j’ai adoré les pâtes. Ces fusilli aux céréales sont différentes des pâtes classiques, mais elles ne sont pas du tout mauvaises. À base de farine de maïs, sorgho, lentille, sarrasin principalement, le goût est légèrement sucré ce qui n’est pas gênant.

Le pain boulanger complet (sasn gluten) est sans doute mon produit préféré. Attention, dès l’ouverture conservez le bien dans une boîte hermétique et consommez le rapidement. En effet on peut constater de moisissures car les pains sans gluten se conservent très mal en général. Cependant j’en ai également acheté moi-même pour me faire des sandwich, et ce n’est pas mal du tout.

Quant aux Fruit bar… ahlala ! Je n’aime pas, mais je crois que c’est surtout parce que je n’ai jamais trop aimé ce genre de produits, question de goût. Cela reste bourré de conservateurs, comme tous les produits de ce genre qui sont censé tenir des semaines entières dans ton placard.

Au global, je donnerai plutôt une bonne note à Schär mais surtout pour la diversité des produits, et la transparence quant aux ingrédients. Quand on a des estomacs fragiles comme Fleur et moi, on cherche surtout à savoir exactement ce qu’on mange !

Pour que le matin soit le meilleur moment de la journée

Pour que le matin soit le meilleur moment de la journée

J’ai beau être matinale, j’ai mal.
C’est une phrase connue, je ne sais même plus d’où elle vient. Mais vous savez, se lever du mauvais pied, se réveiller de mauvais poil, ou avoir la tête dans le cul (pardon pour la vulgarité), ça arrive à tout le monde.

Malheureusement on ne peut pas y faire grand chose, car on a tous des rythmes de sommeil plus ou moins différents, et que les aléas de la vie nous forcent parfois à nous réveiller avant d’avoir réellement récupéré. Ouais le réveil qui sonne le matin, le téléphone qui vibre, ou le pire… le réveil du voisin qui te réveille avant que le tien ne sonne !

Alors j’ai décidé de voir les choses positivement, même si ces temps-ci c’est un peu difficile pour moi. Mais après plusieurs lectures de bouquins de diététique – au sens manger pour avoir de l’énergie, pas au sens régime, je déteste les régimes – j’ai revu ma manière de voir le petit-déjeuner. On dit qu’il faut que ce soit le moment le plus important de la journée, mais on se force un peu à avaler son café et son pain de mie fadasse. Ma nouvelle technique est donc de kiffer mon petit-déjeuner, aussi simple peut-il être.

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Voici donc le petit-déjeuner que je prends la majeure partie du temps.

Après le dîner, je mélange dans un bol un peu de flocons d’avoines complets avec une petite portion de graines de chia, et du lait végétal. C’est souvent du lait d’amande. Je mélange le tout en étant généreuse sur le lait végétal car j’aime quand mon porridge est plutôt fluide. Car oui, ceci est une recette de porridge cru, comme on dit. Un peu de cellophane, et hop au frigo.

Le lendemain matin, je me presse un demi-citron que je mélange avec de l’eau, je me prépare du thé. Enfin je sors le porridge du réfrigérateur et pose quelques fruits dessus pour plus de goût. Ici on voit du fruit de la passion et de la banane. J’aime le côté acidulé du fruit de la passion, mais cela pourrait être tout autre chose, comme une nectarine épluchée ou bien de la poire.

Et voilà, emballé c’est pesé. En plus je peux un peu frimer de temps en temps sur Instagram, alors que ça m’a pris quoi… 5 minutes, temps de chauffe de l’eau pour le thé compris !

Au niveau nutritionnel nous avons donc : une dose de céréales (glucides complexes), du sucre rapide (les fruits) – sachant que manger des céréales avec des sucres rapides en ralentit l’assimilation – , des protéines (contenus dans les céréales et les graines de chia, et le lait végétal), de l’eau pour bien s’hydrater, des vitamines dans les fruits.

Je crois qu’on est bons pour une bonne journée, et une bonne semaine !

Et toi, tu kiffes ton p’tit déj ?

J’ai eu un accident de vélo #paflevelo – Portez un casque !

J’ai eu un accident de vélo #paflevelo – Portez un casque !

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C’était dimanche, une journée bien tranquille. J’avais passé une grande partie de ma journée à travailler sur des projets personnels et ai préparé mes affaires aux environs de 16h pour me rendre à mon cours de yoga. J’étais contente, j’allais enfin utiliser mon nouveau tapis et tester ma musette toute neuve de chez Rapha offerte par le mec. Lui-même n’était pas là, il était en train de parcourir Paris-Nevers en vélo et était quasiment sur la fin de son parcours. Un peu fière de mon attirail, je le poste sur Instagram.

Un jour comme un autre, en fait.

Prête pour partir au cours de yoga #bike #bicycle #yoga

Une photo publiée par Ecribouille (@ecribouille) le

Je descends donc de chez moi, tapis de yoga en bandouillère, récupère mon vélo, et commence mon parcours jusqu’au studio de yoga qui se trouve à moins de 5 Km de mon domicile en vélo, soit un parcours estimé à environ 25 minutes. J’ai déjà fait ce chemin, je le connais plutôt bien.

J’enfourche donc mon petit vélo, et commence mon trajet. Comme d’habitude je prends la route à l’angle de chez moi, pour traverser le pont qui passe par dessus le boulevard périphérique. Tiens, une voiture de police garée sur la piste cyclable. Tant pis, je la contourne et hésite à prendre une photo. Mais je n’ai pas de temps à perdre et préfère continuer à avancer tranquillement. Après tout je vais au yoga aussi pour me détendre, et je ne veux pas de pensée négative avant ma séance.

L’accident, la collision

J’arrive alors sur la place de la Nation. Elle est constituée de deux cercles concentriques. À l’intérieur, un rond-point emprunté par les automobiles et les bus. À l’extérieur, il s’agit d’une route à sens unique régulée par des feux rouges. Une piste cyclable existe comme souvent sur les sens unique pour emprunter la voie dans le sens inverse. Je passe donc par là, car il y a souvent moins de trafic, mais ne prend pas la piste cyclable préférant le sens de circulation routier soit en tournant à droite.

Vous pouvez voir sur le plan OSM les sens de circulation, ainsi que la signalisation de la piste cyclable qui elle allait dans le sens inverse de circulation. La petite particularité des pistes cyclables parisiennes lors de routes à sens uniques.

Afficher une carte plus grande

Voilà le boulevard Voltaire, comme toujours je ralentis, car à certains endroits il n’y a pas de feu rouge mais une application de la priorité à droite. Normal quoi. Je traverse le boulevard et commence à m’engager sur l’autre partie de la rue, face à moi. Une voiture passe, je reste donc quelques secondes sur la droite avant de vouloir me décaler sur la gauche afin de m’éloigner des voitures garées par peur d’une ouverture de porte. En effet il y a beaucoup de voitures garées là, surtout le dimanche, car le parking sur les places de livraison est autorisé ce jour.

Mais à ce moment, une portière de voiture s’ouvre en grand de manière soudaine. Je ne parviens pas à l’éviter car elle s’est simplement ouverte devant moi. Mon vélo percute la portière ouverte, puis mon corps touche à son tour la voiture. Mon vélo et moi faisons un vol plané, je tombe sur la droite de mon corps et continue à avancer avec l’inertie en rapant le goudron. Je prends conscience de l’accident et essaie de me lever pour dégager la voie. Ma plus grande crainte et de me faire écraser par une voiture qui ne verrait pas immédiatement que je suis au sol.

La collision se fait à environ 20 Km/h selon Strava. On voit d’ailleurs très bien mes variations de vitesses qui correspondent aux ralentissements pour prendre les carrefours, ou aux arrêts à des feux rouges.

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Trace GPS de mon déplacement le jour de l’accident.

Cependant plusieurs personnes viennent rapidement m’aider, me dégagent du vélo qui est sur moi, appellent les secours, me tiennent la main. Un médecin et une infirmière de passage s’arrêtent et me soutiennent, donnent les bonnes informations aux pompiers. Les pompiers appellent la police, on me fait monter sur un brancard puis on m’installe dans le camion des pompiers.

Pas à un seul moment, la personne ayant ouvert sa portière n’est venu s’assurer de mon état. La police prend ses coordonnées, vérifie sa pièce d’identité, permis de conduire et lui font remplir un constat. Ils me donnent un papier pour que je le rappelle et termine le constat. Un rapport de police et une main courante sont réalisés.

Je suis ensuite transportée aux urgences où on me garde en surveillance en raison du traumatisme crânien. Fort heureusement je portais mon casque qui a pris le choc à ma place. Je suis cependant sonnée et des maux de tête ainsi que des vertiges m’empêchent de me mouvoir de manière sécurisée. Aucune fracture, des hématomes un peu partout, des brûlures et des éraflures importantes. On me rassure sur le fait que mon visage n’aura pas besoin de points de suture et devrait cicatriser sans problème.

Je suis autorisée au bout de 6 heures de surveillance à rentrer chez moi. En lisant le papier donné par la police, je me rends compte qu’il s’agissait d’une voiture de taxi. Je l’appellerai demain, on verra ça demain.

L’altercation avec l’automobiliste

La personne accepte de se rendre jusqu’à mon lieu de travail pour faire le constat. Cela se passe mal au téléphone, il me demande pas si je vais bien. Lorsqu’il me rappelle pour confirmer sa venue, il ne se présente pas, il attend que je parle, je ne comprends pas bien.

Arrivé en bas du bureau, je lui demande de monter prétextant qu’on peut s’installer sur une table pour faire les papiers. « Je suis venu jusqu’à votre lieu de travail, je ne vois pas pourquoi je monterai ». Et bien monsieur, j’ai passé deux soirées à l’hôpital, je ne vois pas pourquoi je descendrais ?
Bref, je descends accompagnée d’un collègue. Je trouve ledit taxi garé sur la piste cyclable, sur le bord d’un carrefour, pile dans l’angle, devant le feu rouge. Provocation ? Bien-sûr un véhicule ne pouvant pas tourner lui demande de bouger par deux fois son véhicule. Il reste garé sur la piste.
J’ignore au début ce fait, ne voulant que mon papier rempli et signé avec les éléments correspondant aux faits, et rien qu’aux faits.

Je remplis ma partie, et commence à lui présenter le schéma préparé par mes soins, lui demandant s’il est d’accord pour que je le recopie. Je lui demande également de cocher qu’il a ouvert sa portière. Il avait en effet déclaré ne pas avoir ouvert sa portière, d’ailleurs je crois bien qu’il ne l’a également pas dit à la police. En effet, lorsque les officiers de police sont venus me voir dans le camion de pompier, pour eux, j’avais roulé trop sur la droite, touché la voiture, et chuté seule. Ils étaient étonnés d’apprendre que j’avais prise la portière de face « ah bon, vous avez touché la porte ? », puis sont redescendus voir le conducteur.
Il coche la case correspondant à l’ouverture de portière, je dessine le croquis en lui indiquant les éléments que je fais figurer. J’avais préparé avant mon dessin grâce à un plan et était retournée sur les lieux pour m’assurer de quelques éléments.

Il me déclare à ce moment de manière agressive « de toute façon vous faîtes ce que vous voulez, mais vous étiez en contre-sens ! ».

Pardon ? J’étais dans le sens de circulation. Il me précise que s’il y a des pistes cyclables, c’est pour que les vélos les prennent, sinon il n’y en aurait pas, et que je n’ai pas le droit de circuler sur la route. Je n’insiste pas, voulant uniquement mon papier comme dit plus haut et dessine bien la piste cyclable avec son sens de circulation par rapport au sens de la route. À ce moment un cycliste passe devant nous. Je lui demande donc « Lui aussi est en contre-sens ? ».
« Oui, il est en contre-sens, il n’a pas le droit d’être là ».

Je me suis dit plusieurs choses : soit il est particulièrement idiot et ne connait pas les règles, ce qui est inquiétant pour quelqu’un dont le métier est de circuler en voiture, soit il essaie juste de m’embrouiller pour me faire écrire des choses qui l’arrangent. Dans tous les cas, s’il était certains d’être dans son droit, il aurait coché de lui-même l’ouverture de porte. Notons qu’il n’en a toujours rien à faire qu’il aurait pu me tuer.

Papier signé, je recule de quelques pas et lui dit haut : « D’ailleurs vous êtes garé sur une piste cyclable, c’est stationnement gênant, cela vaut 135 € d’amende et 3 points sur votre permis de conduire ». Là, il se moque de moi, l’air de dire que de toute façon, il fait ce qu’il veut, et que les cyclistes n’ont pas à être sur la route.

Sauvée par le casque

Je n’ai pas eu de chance. J’étais non seulement de toute façon coincée entre une voiture qui roulait et une garée, et j’ai rencontré une personne pour laquelle je n’écrirai pas d’adjectif car je serai trop vulgaire.

Malgré cela, je suis heureuse d’avoir porté un casque, de n’avoir eu aucune fracture ni lésion cérébrale.

Le vélo est un véhicule comme un autre, considérons le comme tel. On peut facilement être à 20 Km/h, et plus, voir beaucoup plus en vélo électrique. C’est dangereux, au même titre qu’un scooter et il n’y a aucun habitacle pour vous protéger. Malheureusement des personnes vouent une haine envers les cyclistes, et malheureusement beaucoup de cyclistes n’aident pas en répétant des infractions et des gestes particulièrement dangereux.

Soyez prudents pour vous-mêmes, ne risquez rien. Le cédez-le-passage cycliste n’est qu’un cédez-le-passage. Ce n’est pas une priorité, soyez d’abord prudents pour vous-mêmes, et vous limiterez également le danger pour les autres. Si un automobiliste vous échauffe, laissez tomber, votre vie vaut bien plus que cela.
Connaissez également vos droits, ne vous laissez pas faire si une personne cherche à vous intimider. Si vous vous sentez en danger, filez. De toute façon il y a des cons partout, et on est tous le con de quelqu’un.

Un casque ce n’est pas très beau, mais votre vie vaut bien plus que quelques minutes avec un casque sur la tête.

Mon accident s’est joué à quelques secondes. Je me décalais sur la gauche pour éviter les portes, mais c’est arrivé exactement au moment où j’étais encore un peu trop proche des véhicules garés. Tout cela va très vite, ne sous-estimons pas les éléments imprévisibles de la route.

Mes remerciements

Je remercie les personnes qui sont venues immédiatement à mon secours lors de ma chute, et qui m’ont tenu la main, soutenu, parlé lorsque j’étais étendue au sol incapable de bouger.

Je remercie les sapeurs de pompiers de Paris qui sont intervenus de manière professionnelle en ayant fait le nécessaire pour que je reçoive les soins appropriés.

Je remercie le personnel des Urgences de l’hôpital Saint-Antoine de Paris qui ont pris en compte mon choc physique et émotionnel lors de cette mésaventure.

Je remercie mon conjoint qui a pris le premier train pour revenir à Paris alors qu’il venait de pédaler 300 Km.

Je remercie également mes collègues de bureau qui gardent un œil sur moi et qui m’aident à oublier mes douleurs.

Et bien entendu, je remercie toutes les personnes qui m’ont adressé des messages de soutien et de rétablissement.

Annexes

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Le côté droit de mon casque.
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Ma blessure à l’épaule provoquée par le fait d’avoir rapé le sol après la chute en continuant à avancer par inertie. Bizarre, mon pull n’a rien !
La flippe des nouveaux objectifs

La flippe des nouveaux objectifs

Oui je sais, j’ai dit que je m’en fichais, mais je suis  une personne un peu frustrée et aussi un tantinet ambitieuse quand même.

saint-etienne

Je dois dire que mon abandon des 20 Km de Paris l’an dernier m’a donné des leçons. Rappelez-vous, j’étais bien en forme, et bim, contracture qui a duré plusieurs semaines juste avant la course. Pas celle qu’il ne fallait pas viser trop haut, plutôt celle qu’il fallait y aller mollo. Parce que j’ai beaucoup avoir bien progressé depuis mes débuts où cracher mes poumons sur la terre bourguignonne, j’ai quand même du chemin à parcourir pour vraiment progresser.

Déjà parce que je suis une bonne fainéante. Non je vous assure. J’ai beau courir un peu, faire du yoga, essayer de faire du vélo en semaine, voilà je suis une fainéante. Même une bonne feignasse comme on dit dans le jargon.

En fait j’ai la flemme de m’entraîner. Du moins c’est ce que je me suis longtemps dit. D’ailleurs je me demande parfois si mon côté sportif hippie youhou on n’est là que pour le bien-être, n’était pas une simple traduction de ma tendance à la flemme.

Alors j’ai tourné en rond dans mon 38 m² avec balcon – non c’est pas vrai, y a trop de vélos ici, je ne sais pas où mettre les pieds – et je me suis dit que non, je pouvais progresser tout en y allant doucement. Et pourquoi pas après tout. D’ailleurs, puisque ma grande peur est de ne pas être assez préparée, pourquoi pas justement bien réfléchir sa préparation ? Enfin pas trop quand même, il ne faudrait pas qu’une préparation devienne une nouvelle source de stress. Tranquillou on a dit.

Après j’ai déjà couru 2 heures pour un trail, je peux bien faire 21,0975 bornes à plat quand même.

J’ai donc noté deux choses sur mon agenda :

  • 5 septembre : 10 Km Braderie de Lille
  • 25 octobre : Semi-Marathon du Bois de Vincennes

Au final voilà mon simple programme :

  1. guérir de ma sinusite (j’ai le cerveau qui explose, je pense avoir mis 3 heures à écrire ce billet),
  2. me faire 2 à 3 footing à semaine pour juste augmenter le kilométrage pendant 1 mois, me renforcer grâce au yoga, bosser mon endurance grâce au vélo en semaine
  3. commencer un entraînement pour de vrai.

 

10 Km L’Équipe, ou ma journée de la lose (Compte-rendu – Uty)

10 Km L’Équipe, ou ma journée de la lose (Compte-rendu – Uty)

Dimanche 14 juin 2014.

7:30 – Le réveil sonne. Je ne l’entends pas.

7:45 – Tiens le réveil n’a pas sonné ? Ah si, zut. Je me rendors.

8:00 – Mon départ est dans 1h50, il serait temps que je me bouge.

9:00 – Enfin levée et habillée, je suis encore dans le canapé. Je digère ma nuit horrible et sans sommeil. J’ai déjà chaud.

9:25 – Je me trompe de sas, pour le départ des objectifs 1h et +, il faut aller à une rue perpendiculaire de la zone de départ.

9:30 – Je suis derrière le bon sas, en fait il y a tellement de monde que je ne peux pas entrer.

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9:52 – Je franchis la ligne de départ, je baille, mais j’ai essayé de réveiller au minimum mes muscles et mes articulations.

10:00 – Ça va pas trop mal, ça peut le faire finalement.

10:15 – Punaise ça me saoule, j’ai envie d’aller dormir, en plus les gens font du bruit, il y a du monde partout, et la rue est moche.

10:30 – Cool à manger et à boire !

10:31 – Aller je garde la bouteille d’eau, j’en aurai besoin.

10:32 – Mais qui sont les abrutis qui jettent leur peau de banane par terre ? C’est Mario Kart ici !

10:40 – J’ai mal à la tête, je vomis un machin (c’est tout ce que vous avez à savoir). C’était bien la peine de prendre un petit-déj.

10:50 – Il y a des machins acides qui remontent. Je croise la croix rouge et j’hésite. Aller non, on continue.

10:55 – Nom d’une pipe en bois, mais pourquoi on  nous fait prendre cette punaise de cote dans la dernière partie.

11:00 – J’ai un temps pourri, j’ai fait carrément mieux la semaine dernière, tant pis y en aura d’autres des 10 Km.

11:01 – Promis mon prochain je fais 1h pile.

"Je m'en fous, je suis finisher", à ce moment, je ne sais pas encore que je ne pourrai pas rentrer chez  moi profiter de ma douche.
« Je m’en fous, je suis finisher », à ce moment, je ne sais pas encore que je ne pourrai pas rentrer chez moi profiter de ma douche.

11:03 – Oh les photographes, souris !

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11:15 – J’ai enfin fini, j’ai accéléré, je vais tomber dans les pommes ? Ah non ça va. Cool à manger !

11:25 – Je retrouve Zélia et son fiancé qui me font une surprise en venant m’accueillir à l’arrivée.

11:30 – Je vais remercier mon sponsor Spray Dol qui n’est pas responsable de ma mauvaise nuit et de mes remontées acides. Je salue au passage Muriel Hurtis. Elle est grande, ou alors c’est moi qui suis petite.

11:40 – Je discute avec des gens intéressés par mes fivefingers, et croise @Nixul50 qui a carrément couru pieds nus.

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11:45 – Mince, j’ai perdu ma clef sur le parcours

11:50 – Une femme vient me voir sur le quai du métro, elle me reconnait grâce à mes chaussures. « Vous étiez aussi au 10 Km du Château de Vincennes, n’est-ce pas ? »

12:10 – C’est confirmé, je ne peux pas rentrer chez moi.

13:00 – Grâce au mode de paiement mobile du Starbucks, j’arrive à déjeuner d’un sandwich et un smoothie.

14:00 – Je marche dans Paris, en tenue de course.

17:30 – Je peux enfin rentrer chez moi, Nolevel est rentré plus tôt de Province exprès. Je n’ai jamais autant kiffé prendre une douche.

Juste une envie de manger utilement

Juste une envie de manger utilement

Il est notoriété publique que j’aime manger. Je crois que j’apprécie plus les moments de repas que manger en soi. En revanche je sais que je n’aime pas manger des choses pas bonnes, ou qui me rendront potentiellement malade. Seulement au fur et à mesure des années, la simple activité de se nourrir est devenue extrêmement compliquée pour moi. J’ai eu adolescente des peurs de grossir, puis des envies de choses très gourmandes en continu, comme s’il fallait que tout soit toujours extrêmement riche tout le temps. En fait j’étais tout sauf équilibrée puisqu’il n’y avait jamais rien pour contrebalancer une tendance que j’avais (rien manger ou tout manger très riche). J’ai commencé à être plutôt malade, avec des courbes de poids en dents de scie. D’ailleurs, au bout d’un moment un médecin s’est dit que j’avais peut-être des intolérances alimentaires. J’ai donc cessé de consommer des produits laitiers durant un trimestre, puis j’ai repris un bout de fromage. Cela n’a pas manqué, j’ai fini à l’hôpital. En conséquence je ne consomme quasiment plus de produits laitiers depuis 6 ans, quelques exceptions à part quand je n’ai pas vraiment le choix ou quand je m’autorise un mal de bide pour savourer une chantilly. Après je regrette beaucoup, c’était bon, mais ça ne me sert à rien.

Le fait de manger de la crème chantilly ou une raclette vaut-il de se rendre aussi malade ? Est-ce qu’une part de pizza quatre fromage est assez importante pour risquer un séjour à l’hôpital et plusieurs jours de grande faiblesse physique ?

J’ai décidé que non. Et à la question « comment tu fais ? », je réponds souvent « c’est parce que je ne peux rien faire si je mange du fromage ». Donc voilà, c’est difficile mais c’est comme ça. Malheureusement les publicités du type « je suis intolérant au lactose alors je mange du yaourt » cela n’est pas évident.

Il faut admettre qu’on a un physique fragile parfois. Cela ne m’empêche pas de beaucoup bouger, de faire même du sport. Seulement justement avec le sport, j’ai parfois peur de la carence, de la panne sèche.

Alors j’ai commencé à lire des livres de recettes végétariennes à la recherche d’alternative sans fromage et sans viande (je digère pas bien la viande rouge non plus). Mais grande déception, des ouvrages comme Mon premier dîner végétarien d’Alice Hart mettent beaucoup de fromage dans les plats. Comme si « oulala, on ne peut pas manger de viande, alors on va se jeter sur les laitages ! ». C’est ainsi que je me suis assez dirigée vers les livres de recettes vegan, pas du tout pour une volonté militantes, mais à la recherche d’inventivité.

manger

Surtout j’ai un peu commencé à m’intéresser à la nutrition. Comment on fonctionne, pourquoi on fonctionne, de quoi avons-nous besoin pour nous nourrir, pourquoi avons-nous faim, qu’est-ce qui nous rassasie, pourquoi on a des fringales ? Ce sont autant de questions qui m’interpellent pour arriver à un objectif simple : manger utilement. Je lit en ce moment L’alimentation Santé en pratique de Virginie Parée, je vous le conseille !

Manger sainement ? Bof je m’en fiche, surtout qu’on a tendance à se faire une fausse idée du manger sain en assimilant cela forcément à manger « diet ». J’essaie juste de comprendre comment manger bon, en prenant en compte le fait que ce que je mange est un carburant pour que je fonctionne. Comme je le dis souvent « les calories c’est l’énergie ! ». Mais c’est plus compliqué que cela, alors pour être en forme, je veux manger plus équilibré de manière globale. Je ne parle pas d’un équilibre sur mon assiette, plutôt dans ma journée, ma semaine, mon année… J’ai envie d’un petit salé, des lentilles et de la charcuterie, pourquoi pas, tant pis ! De toute façon je vais être tellement gavée que je vais naturellement me diriger vers de la soupe le lendemain. Je n’ai pas un estomac extensible non plus.

C’est peut-être le début d’un nouveau mode de vie, on ne sait pas. Pas sûre parce que j’ai toujours aimé choisir mes légumes au marché, et cuisiner. Je pense juste que j’y réfléchis un peu plus, pour le faire de manière plus intelligente, dans le plaisir.

Les 10 Km du Château de Vincennes (Compte-rendu – Uty)

Les 10 Km du Château de Vincennes (Compte-rendu – Uty)

Les 10 Km du Château de Vincennes, ce n’était pas prévu au programme. J’étais plutôt à viser les 10 Km L’Équipe qui ont lieu le 14 juin. Puis une proposition de Nolevel m’a motivée, j’ai pris un dossard pour une course pas loin de la maison et en terrain connu. Et bien que Nolevel ne se soit finalement jamais inscrit, je me suis quand même levée pour ce 10 Km du Château de Vincennes qui rassembla 4 000 personnes autour du lac des minimes.

10kmchateau

Le parcours est chouette, même s’il tourne peut-être un peu trop par moment. Une petite aventure de voiture incendiée juste avant le départ, et une annonce de parcours déplacé pour ne pas entrer en concurrence avec les zombies du weather festival, et on était tous prêts à partir. Enfin presque. Franchement, j’ai fait n’importe quoi. Déjà j’ai bien manqué de ne pas me lever parce que bon, dimanche c’est grasse mat’, et en plus je n’avais pas retiré mon dossard. Je suis arrivée 15 minutes avant l’arrêt des retraits, juste ce qu’il faut pour se réveiller avant de rejoindre la ligne de départ.

Devant moi je repère le meneur d’allure à 1h. Oh la la, pas folle la guêpe, je me promène moi ! Alors j’ai reculé. Mais comme Daddy m’a dit de courir un peu vite, j’ai quand même couru un peu vite après. Bon pas avant le 7e kilomètre, parce que je ne sais pas faire la course.

En fait c’est ça, je ne sais pas faire la course. J’ai passé tellement de temps à juste survivre en courant, que maintenant que je cours 1h ou plus les doigts dans le nez, je ne sais pas quoi en faire. Je crois que je flippe même un peu d’aller vite, comme si ce n’était pas un truc pour moi. Enfin je dis ça, j’ai une moyenne globale de 7 min/km et c’est vraiment parce que j’ai bu un verre d’eau et que j’ai discuté avec tous les mecs me demandant comment c’était de courir en fivefingers. Je suais à peine les potes, c’était scandaleux. Bon je ne vais pas me plaindre quand même, ça veut dire que je progresse. Mais bon j’ai un peu honte quand même de mon temps.

Le footing du dimanche avec un dossard
Le footing du dimanche avec un dossard

medailleAlors j’ai fini avec 1h11. Genre bien 4 minutes de moins (ou un peu plus mais je suis nulle en maths) que mon temps de l’an dernier au 10 Km L’Équipe 2014.

Alors pour dimanche prochain, lorsque je courrai le 10 Km L’Équipe avec notre partenaire du moment, j’ai nommé Spray’dol (merci !), j’essaierai de faire un peu la course. D’ailleurs si t’as des conseils, dis moi !

J’ai pour info une moyenne sur le 10 Km du Château de 6:58/h avec une allure max à 5:04/km durant le dernier kilomètre que j’ai eu un peu de mal à tenir pour finir à 6:06/km.