Archives de
Catégorie : Journal

Se mettre à la course minimaliste, 1 an et demi après

Se mettre à la course minimaliste, 1 an et demi après

En ce moment je lis Born to run de Christopher McDougall, plus d’un an après m’être mise à la course minimaliste. Pendant que certains n’hésitent pas à dire que ce roman est la bible de la course pieds nus, j’ai mis du temps à me mettre réellement à sa lecture. Cela m’a donné l’idée de revenir sur cette expérience où j’étais moi-même le cobaye : courir minimaliste.

Fleur et moi courons avec des espèces de chaussons de pieds à 5 orteils commercialisés par la marque Vibram. Ce sont des Fivefingers. Concrètement, cela ressemble à une semelle en plastique améliorée qui épouse la forme du pieds pour permettre de se déplacer sans s’abîmer la peau. Pas d’amorti, pas de drop, c’est comme nous courions pieds nus.

Nos articles à ce sujet :

Ma transition vers le minimaliste

J’ai commencé doucement, mais sûrement. Au début il s’agissait surtout d’alterner les drops, puis les diminuer. Au bout de quelques mois, j’ai fini par adopter le drop 0 mm, et la semelle quasi-inexistante des FiveFingers. Depuis, je ne peux plus faire autrement. Je suis en effet devenue totalement accro à cette légèreté et ce bien-être qu’on a à courir consciemment. Je n’ai plus de sensation d’avoir les pieds comme des blocs que je bouge vers l’avant.

Quand t’es un pronateur en surpoids

Honnêtement, je ne me suis plus jamais posée la question d’être pronateur ou supinateur. Les chaussures minimalistes et même de type Brooks avec un drop de 4 mm ne prennent absolument pas en compte une correction d’appuis. C’est d’une part inutile par rapport à l’idée de courir léger, et c’est d’autre part inadéquat dans la logique minimaliste.

Mon approche de la course minimaliste est la suivante. Elle est d’ailleurs assez proche de ma motivation pour la course à pied en général.

Lorsque j’ai commencé à courir, c’était pour faire de moi quelqu’un de meilleur. Je voulais une meilleure endurance physique et mentale, être en bonne santé et acquérir un dynamisme toujours utile dans la vie. Comme toutes les personnes qui commencent à courir, j’ai flâné chez Decathlon, Go Sport, Boutique du Marathon et autres Endurance Shop. J’ai lu beaucoup de chose sur la manière de choisir ses chaussures, et tout semblait concorder vers l’idée que nous n’étions pas faits pour courir. Mais alors, si on n’est pas fait pour ça, pourquoi faisons-nous cette connerie ?

Pourtant l’évolution de l’être humain a fait en sorte qu’il puisse courir de longues distances pour la chasse. La nature nous a d’ailleurs donné la capacité d’être endurant pour traverser ainsi tous les continents et peupler la planète. Alors merde, pourquoi mon pied serait-il tout nul pour courir ? À part un soucis de malformation de la hanche, et un pied déclaré plat par le podologue, j’ai l’impression d’avoir un corps tout à fait apte à me déplacer.

Oui mais.
La cours entraîne des impacts, elle est traumatisante pour les articulations, elle abîme les muscles… mais elle est bonne pour le coeur. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
C’est à ce moment que j’ai commencé à m’intéresser au minimalisme. Cette idée de ne pas utiliser de technologie « rustines » pour courir plus longtemps et plus vite me plaisait. En fait le minimalisme, c’est juste l’idée mieux courir, tout court, en améliorant son corps. Les technologies d’amortis et autres semelles qui renvoient de l’énergie pour aller plus vite deviennent des sortes d’attelles qui bossent à notre place. Cela permet sans aucun doute de progresser plus vite, mais cela peut aussi déformer notre corps car nous ajoutons des éléments qui modifient notre course.

L’un des argument pour le minimalisme est la foulée où on pose d’abord l’avant du pied. Non on ne se fait pas mal aux orteils. Le corps humain n’est pas fou, il ne va pas balancer ses orteils sur le sol. En fait nos pieds sont fait des tonnes de petits muscles, d’os, et de tendons qui fonctionnent parfaitement pour nous faire marcher et courir. Quand on s’y met après des années de chaussures modernes, il faut réapprendre à courir. Cela prend du temps car nos corps ne sont plus habitués à cela. Va courir pieds nus dans l’herbe, tu verras que tes jambes savent très bien se débrouiller. Elles ne vont pas aller à fond, la foulée va se raccourcir, on posera d’abord l’avant du pied, le dos va se redresser, et on avancera sans soucis.

Méthode anti-blessure ?

Je n’en sais fichtrement rien, je ne suis pas médecin, et encore moins biomécanicien. Depuis que je m’y suis mise, je ne constate en effet aucune blessure cette dernière année alors que j’étais une grande abonnée à la périostite tibiale auparavant. Je cours pourtant beaucoup plus.

Peut-être est-ce lié au fait que la course minimaliste, en mettant à l’épreuve nos muscles et nos tendons, a contribué à renforcer le tout pour mieux gérer les efforts. Ou bien est-ce juste le hasard. Dans tous les cas ça marche, je vais me contenter de me fier aux faits. Je n’ai pas eu une seule blessure depuis que je cours en minimalisme. J’ai même fait un semi-marathon avec des FiveFingers sans rencontrer le moindre problème problème.

Est-ce que je conseille de se mettre au minimalisme ?

Oui mais non.

Je ne conseille à personne de se jeter dans le minimalisme en se disant que cela va être une solution miracle pour courir plus vite et plus loin. C’est la meilleure manière pour se faire sérieusement mal. On ne change pas ses habitudes de course en 2 semaines.

En revanche, je conseille à tout le monde de varier le type de chaussures, je ne pense pas que cela puisse poser un problème de faire bosser ses petites jambes de manières différentes pour les renforcer.

Bon le vrai avantage que je vois dans tout ça, c’est que ça prend beaucoup moins de place dans le sac de week-end.

Le jour où j’ai su gérer mon effort

Le jour où j’ai su gérer mon effort

J’admets que depuis le semi-marathon, je suis un peu feignasse des orteils. Je bouge assez peu mes fesses, préférant plus de marche que de course. Il y a des périodes comme ça…

C’est aussi parce que je n’ai pas d’objectif avant le 10 Km de Lille en septembre. J’en profite alors pour courir un peu juste par plaisir, c’est-à-dire quand j’en ai envie, et profiter de ces moments à ma manière.

J’aime bien comparer ma situation actuelle à mes débuts en course à pied. Trois ans sont passés, et c’est assez intéressant. Finalement je suis passée d’une loque sans motivation, à quelqu’un de quasi contente de s’inscrire à un semi-marathon. Le monde change… ou bien je vieillis/mûris ? Va savoir.

Ces temps-ci j’apprends à ma chienne à courir avec moi. Pas d’inquiétude, elle sait très bien courir. Ce chien ne talonne pas, a une foulée facile, et est capable de pointe de vitesse impressionnante. Le tout est de s’assurer qu’elle court bien AVEC moi.

Première sortie en campagne donc, 40 minutes en petit trot. Le chien a géré, et moi aussi. En fait, je ne me suis pas posée une seule question quant à mon envie ou ma motivation pour réaliser un effort physique. Je l’ai juste fait, variant mon allure selon le relief et les réactions du chien. On fait de la course, mais il faut bien que je la laisse faire pipi si elle a soudainement envie. Je ne suis pas une tortionnaire !

Une fois rentrées, je regarde un peu ma montre et réalise que j’ai réussi à gérer.
C’est à mon avis le vrai progrès en course que j’ai réalisé ces derniers moi : la capacité à gérer. Tu te sens d’aller un peu vite, alors tu vas vite. Tu dois monter le sentier et est un peu fatigué, tu ralentis. Et puis c’est tout. Cela fonctionne bien, tu peines un peu mais tu récupères après, et tu peux au final aller bien plus loin.

dune

3 raisons de se mettre au cyclisme sur route

3 raisons de se mettre au cyclisme sur route

Vous aimez la sensation de liberté qu’on a sur le vélo ? Lorsqu’on a l’impression d’aller vite et de glisser sur la route. On pourrait faire cela des heures, on pourrait défier la cote, pour aller plus loin et plus vite.

DCIM100GOPRO

Le cyclisme sur route est quelque chose que j’ai découvert relativement récemment. J’ai toujours fait du vélo, c’est un fait. Cela a été pendant des années mon moyen de locomotion principal pour la simple raison que je n’ai pas le permis de conduire, et que je déteste m’enfermer. Puis je me suis mise à m’intéresser au cyclisme en général. J’admets même regarder des épreuves à la télévision, même quand cela n’est pas le tour de France. Je peux citer quelques noms de champions, et j’ai même une playlist de chansons qui parlent de vélo.

Ensuite il y a eu mon accident de vélo. Je crois que cela m’a donné l’envie d’en faire encore plus. J’aimais trop le vélo pour me laisser avoir par un type qui ne regarde pas ce qu’il fait sur la route. Je mérite de faire du vélo, ouais !

Sur les bons conseils de nombreux amis, j’ai fini par me mettre au cyclisme sur route. Oui, celui où tu sors très tôt le matin pour être tranquille sur la route et pouvoir aller loin. C’est ce cyclisme où tu ne mets pas de culotte, parce que cela te ferait trop de frottement à des endroits peu confortables.
Maintenant le cyclisme c’est difficile. Cela n’est pas de la promenade bien qu’on fasse de la distance et qu’on voit de magnifiques paysages. Mais voici tout de même les bonnes raisons pour s’y mettre.

1/Cela te fait relativiser sur ton look

Le jour où tu  assumes sans aucun problème ton cuissard, ton maillot de cycliste (jersey pour les intimes), ton casque, tes chaussures qui claquent, et surtout tes traces de bronzage, je t’assure que le jour où tu n’arrives pas à trouver la paire de chaussettes assortie à ton pantalon… tu relativises beaucoup.

Tu commences même à trouver cela cool d’être habillé en cycliste, te sentant fier sur ton destrier. Tu fais partie des vrais quoi, ça ne plaisante pas ici. On s’est levé à 7h un dimanche pour faire 60 bornes, ce n’est pas pour regretter un malheureux cuissard un peu moulant !

2/ Tu connais des mots super cools et tu frimes au decathlon

J’ai un vélo pour homme, et malheureusement il est un peu long pour moi avec les réglages par défaut. J’ai donc du changer la potence. Me rendant au decathlon du coin pour m’assurer que je choisissait bien le bon modèle de potence pour mon vélo, le vendeur semblait étonné que je sache ce qu’est une potence, que je sache que je veux en changer et surtout quelle taille je voulais. Pire, je pense qu’il a été fort surpris de me voir prononcer le terme clef dynamométrique. Admettez que c’est la classe, non ?

3/ Tu as mérité tes photos sur Instagram

chevreuse-huttopia-03

S’il y a bien une chose que j’ai retenue, c’est qu’une belle vue avec un panorama, cela se mérite. Parce que souvent la belle vue est en haut de la côte. C’est aussi simple que cela, si tu veux ta belle photo, tu grimpes.

Tu peux aussi rester en bas en prenant en photo ton pote qui grimpe la cote pour montrer la belle hauteur de la route qui monte. Il pourra la mettre sur sa séance Strava.

Stand up paddle, on s’y met ?

Stand up paddle, on s’y met ?

L’été est là, c’est plus que certain ! Cette année, je ne serai pas au bord de la mer avant octobre, mais si vous avez la chance de profiter de l’air fais iodé des littoraux, faîtes du stand up paddle !

J’ai essayé le stand up paddle à l’occasion d’un séminaire professionnel. Mon entreprise fêtait ses 10 ans et nous sommes partis pour un long week-end au centre UCPA de Hyères sur la presque-île de Giens. C’est d’ailleurs un centre que j’ai trouvé l’an dernier particulièrement sale. Les stagiaires sont censés faire eux-mêmes le ménage à leur sortie, mais depuis quand n’y a-t-il pas eu de visite des chambres par les équipes de l’UCPA ? Je vais vous épargner la plupart des histoires, mais trouver régulièrement des restes organiques de personnes qu’on ne connaît pas, et des tables de chevets poisseuses, ce n’est pas agréable. J’espère qu’ils se sont améliorés ! 🙂

Qu’à cela ne tienne, nous sommes là pour nous amuser, et j’ai pu tester le stand up paddle. En choisissant bien mes mots, je peux vous dire que j’ai absolument surkiffé.

Je me féilicite d’ailleurs de n’avoir pas fait une seule chute. En revanche c’est traître. On a l’impression de se promener tranquillement, pourtant une fois quelques heures passées… on sent bien qu’on a travaillé ! Ouille les courbatures aux abdos !
En tous les cas j’espère en refaire très prochainement.

Vous avez essayé ? Vous aimez ?
syphai-stand-up-paddle_1 syphai-stand-up-paddle_2Photos : 5eg

J’ai eu un accident de vélo #paflevelo – Portez un casque !

J’ai eu un accident de vélo #paflevelo – Portez un casque !

IMG_1302

C’était dimanche, une journée bien tranquille. J’avais passé une grande partie de ma journée à travailler sur des projets personnels et ai préparé mes affaires aux environs de 16h pour me rendre à mon cours de yoga. J’étais contente, j’allais enfin utiliser mon nouveau tapis et tester ma musette toute neuve de chez Rapha offerte par le mec. Lui-même n’était pas là, il était en train de parcourir Paris-Nevers en vélo et était quasiment sur la fin de son parcours. Un peu fière de mon attirail, je le poste sur Instagram.

Un jour comme un autre, en fait.

Prête pour partir au cours de yoga #bike #bicycle #yoga

Une photo publiée par Ecribouille (@ecribouille) le

Je descends donc de chez moi, tapis de yoga en bandouillère, récupère mon vélo, et commence mon parcours jusqu’au studio de yoga qui se trouve à moins de 5 Km de mon domicile en vélo, soit un parcours estimé à environ 25 minutes. J’ai déjà fait ce chemin, je le connais plutôt bien.

J’enfourche donc mon petit vélo, et commence mon trajet. Comme d’habitude je prends la route à l’angle de chez moi, pour traverser le pont qui passe par dessus le boulevard périphérique. Tiens, une voiture de police garée sur la piste cyclable. Tant pis, je la contourne et hésite à prendre une photo. Mais je n’ai pas de temps à perdre et préfère continuer à avancer tranquillement. Après tout je vais au yoga aussi pour me détendre, et je ne veux pas de pensée négative avant ma séance.

L’accident, la collision

J’arrive alors sur la place de la Nation. Elle est constituée de deux cercles concentriques. À l’intérieur, un rond-point emprunté par les automobiles et les bus. À l’extérieur, il s’agit d’une route à sens unique régulée par des feux rouges. Une piste cyclable existe comme souvent sur les sens unique pour emprunter la voie dans le sens inverse. Je passe donc par là, car il y a souvent moins de trafic, mais ne prend pas la piste cyclable préférant le sens de circulation routier soit en tournant à droite.

Vous pouvez voir sur le plan OSM les sens de circulation, ainsi que la signalisation de la piste cyclable qui elle allait dans le sens inverse de circulation. La petite particularité des pistes cyclables parisiennes lors de routes à sens uniques.

Afficher une carte plus grande

Voilà le boulevard Voltaire, comme toujours je ralentis, car à certains endroits il n’y a pas de feu rouge mais une application de la priorité à droite. Normal quoi. Je traverse le boulevard et commence à m’engager sur l’autre partie de la rue, face à moi. Une voiture passe, je reste donc quelques secondes sur la droite avant de vouloir me décaler sur la gauche afin de m’éloigner des voitures garées par peur d’une ouverture de porte. En effet il y a beaucoup de voitures garées là, surtout le dimanche, car le parking sur les places de livraison est autorisé ce jour.

Mais à ce moment, une portière de voiture s’ouvre en grand de manière soudaine. Je ne parviens pas à l’éviter car elle s’est simplement ouverte devant moi. Mon vélo percute la portière ouverte, puis mon corps touche à son tour la voiture. Mon vélo et moi faisons un vol plané, je tombe sur la droite de mon corps et continue à avancer avec l’inertie en rapant le goudron. Je prends conscience de l’accident et essaie de me lever pour dégager la voie. Ma plus grande crainte et de me faire écraser par une voiture qui ne verrait pas immédiatement que je suis au sol.

La collision se fait à environ 20 Km/h selon Strava. On voit d’ailleurs très bien mes variations de vitesses qui correspondent aux ralentissements pour prendre les carrefours, ou aux arrêts à des feux rouges.

strava-accident
Trace GPS de mon déplacement le jour de l’accident.

Cependant plusieurs personnes viennent rapidement m’aider, me dégagent du vélo qui est sur moi, appellent les secours, me tiennent la main. Un médecin et une infirmière de passage s’arrêtent et me soutiennent, donnent les bonnes informations aux pompiers. Les pompiers appellent la police, on me fait monter sur un brancard puis on m’installe dans le camion des pompiers.

Pas à un seul moment, la personne ayant ouvert sa portière n’est venu s’assurer de mon état. La police prend ses coordonnées, vérifie sa pièce d’identité, permis de conduire et lui font remplir un constat. Ils me donnent un papier pour que je le rappelle et termine le constat. Un rapport de police et une main courante sont réalisés.

Je suis ensuite transportée aux urgences où on me garde en surveillance en raison du traumatisme crânien. Fort heureusement je portais mon casque qui a pris le choc à ma place. Je suis cependant sonnée et des maux de tête ainsi que des vertiges m’empêchent de me mouvoir de manière sécurisée. Aucune fracture, des hématomes un peu partout, des brûlures et des éraflures importantes. On me rassure sur le fait que mon visage n’aura pas besoin de points de suture et devrait cicatriser sans problème.

Je suis autorisée au bout de 6 heures de surveillance à rentrer chez moi. En lisant le papier donné par la police, je me rends compte qu’il s’agissait d’une voiture de taxi. Je l’appellerai demain, on verra ça demain.

L’altercation avec l’automobiliste

La personne accepte de se rendre jusqu’à mon lieu de travail pour faire le constat. Cela se passe mal au téléphone, il me demande pas si je vais bien. Lorsqu’il me rappelle pour confirmer sa venue, il ne se présente pas, il attend que je parle, je ne comprends pas bien.

Arrivé en bas du bureau, je lui demande de monter prétextant qu’on peut s’installer sur une table pour faire les papiers. « Je suis venu jusqu’à votre lieu de travail, je ne vois pas pourquoi je monterai ». Et bien monsieur, j’ai passé deux soirées à l’hôpital, je ne vois pas pourquoi je descendrais ?
Bref, je descends accompagnée d’un collègue. Je trouve ledit taxi garé sur la piste cyclable, sur le bord d’un carrefour, pile dans l’angle, devant le feu rouge. Provocation ? Bien-sûr un véhicule ne pouvant pas tourner lui demande de bouger par deux fois son véhicule. Il reste garé sur la piste.
J’ignore au début ce fait, ne voulant que mon papier rempli et signé avec les éléments correspondant aux faits, et rien qu’aux faits.

Je remplis ma partie, et commence à lui présenter le schéma préparé par mes soins, lui demandant s’il est d’accord pour que je le recopie. Je lui demande également de cocher qu’il a ouvert sa portière. Il avait en effet déclaré ne pas avoir ouvert sa portière, d’ailleurs je crois bien qu’il ne l’a également pas dit à la police. En effet, lorsque les officiers de police sont venus me voir dans le camion de pompier, pour eux, j’avais roulé trop sur la droite, touché la voiture, et chuté seule. Ils étaient étonnés d’apprendre que j’avais prise la portière de face « ah bon, vous avez touché la porte ? », puis sont redescendus voir le conducteur.
Il coche la case correspondant à l’ouverture de portière, je dessine le croquis en lui indiquant les éléments que je fais figurer. J’avais préparé avant mon dessin grâce à un plan et était retournée sur les lieux pour m’assurer de quelques éléments.

Il me déclare à ce moment de manière agressive « de toute façon vous faîtes ce que vous voulez, mais vous étiez en contre-sens ! ».

Pardon ? J’étais dans le sens de circulation. Il me précise que s’il y a des pistes cyclables, c’est pour que les vélos les prennent, sinon il n’y en aurait pas, et que je n’ai pas le droit de circuler sur la route. Je n’insiste pas, voulant uniquement mon papier comme dit plus haut et dessine bien la piste cyclable avec son sens de circulation par rapport au sens de la route. À ce moment un cycliste passe devant nous. Je lui demande donc « Lui aussi est en contre-sens ? ».
« Oui, il est en contre-sens, il n’a pas le droit d’être là ».

Je me suis dit plusieurs choses : soit il est particulièrement idiot et ne connait pas les règles, ce qui est inquiétant pour quelqu’un dont le métier est de circuler en voiture, soit il essaie juste de m’embrouiller pour me faire écrire des choses qui l’arrangent. Dans tous les cas, s’il était certains d’être dans son droit, il aurait coché de lui-même l’ouverture de porte. Notons qu’il n’en a toujours rien à faire qu’il aurait pu me tuer.

Papier signé, je recule de quelques pas et lui dit haut : « D’ailleurs vous êtes garé sur une piste cyclable, c’est stationnement gênant, cela vaut 135 € d’amende et 3 points sur votre permis de conduire ». Là, il se moque de moi, l’air de dire que de toute façon, il fait ce qu’il veut, et que les cyclistes n’ont pas à être sur la route.

Sauvée par le casque

Je n’ai pas eu de chance. J’étais non seulement de toute façon coincée entre une voiture qui roulait et une garée, et j’ai rencontré une personne pour laquelle je n’écrirai pas d’adjectif car je serai trop vulgaire.

Malgré cela, je suis heureuse d’avoir porté un casque, de n’avoir eu aucune fracture ni lésion cérébrale.

Le vélo est un véhicule comme un autre, considérons le comme tel. On peut facilement être à 20 Km/h, et plus, voir beaucoup plus en vélo électrique. C’est dangereux, au même titre qu’un scooter et il n’y a aucun habitacle pour vous protéger. Malheureusement des personnes vouent une haine envers les cyclistes, et malheureusement beaucoup de cyclistes n’aident pas en répétant des infractions et des gestes particulièrement dangereux.

Soyez prudents pour vous-mêmes, ne risquez rien. Le cédez-le-passage cycliste n’est qu’un cédez-le-passage. Ce n’est pas une priorité, soyez d’abord prudents pour vous-mêmes, et vous limiterez également le danger pour les autres. Si un automobiliste vous échauffe, laissez tomber, votre vie vaut bien plus que cela.
Connaissez également vos droits, ne vous laissez pas faire si une personne cherche à vous intimider. Si vous vous sentez en danger, filez. De toute façon il y a des cons partout, et on est tous le con de quelqu’un.

Un casque ce n’est pas très beau, mais votre vie vaut bien plus que quelques minutes avec un casque sur la tête.

Mon accident s’est joué à quelques secondes. Je me décalais sur la gauche pour éviter les portes, mais c’est arrivé exactement au moment où j’étais encore un peu trop proche des véhicules garés. Tout cela va très vite, ne sous-estimons pas les éléments imprévisibles de la route.

Mes remerciements

Je remercie les personnes qui sont venues immédiatement à mon secours lors de ma chute, et qui m’ont tenu la main, soutenu, parlé lorsque j’étais étendue au sol incapable de bouger.

Je remercie les sapeurs de pompiers de Paris qui sont intervenus de manière professionnelle en ayant fait le nécessaire pour que je reçoive les soins appropriés.

Je remercie le personnel des Urgences de l’hôpital Saint-Antoine de Paris qui ont pris en compte mon choc physique et émotionnel lors de cette mésaventure.

Je remercie mon conjoint qui a pris le premier train pour revenir à Paris alors qu’il venait de pédaler 300 Km.

Je remercie également mes collègues de bureau qui gardent un œil sur moi et qui m’aident à oublier mes douleurs.

Et bien entendu, je remercie toutes les personnes qui m’ont adressé des messages de soutien et de rétablissement.

Annexes

IMG_1298
Le côté droit de mon casque.
IMG_1280
Ma blessure à l’épaule provoquée par le fait d’avoir rapé le sol après la chute en continuant à avancer par inertie. Bizarre, mon pull n’a rien !
Guide de survie du cycliste et de son vélo en ville

Guide de survie du cycliste et de son vélo en ville

J’ai une vision relativement fonctionnelle du vélo. J’aime me déplacer avec un vélo, mais je n’aime pas spécialement faire du vélo juste pour en faire. Cependant pouvoir se déplacer en vélo au quotidien est pour moi un vrai confort : on prend l’air, on évite les embouteillages et les problèmes de transports en commun, on se rend compte qu’on gagne un peu de temps, on frime parce que ça fait sportif.

velo-ville

Après il est vrai que faire du vélo en ville ce n’est pas évident. On a un code de la route très orienté voiture, c’est-à-dire pour régler la circulation entre les voitures (et éventuellement les piétons). Mais il n’est pas vraiment adapté au mode de transport vélo. Je trouve qu’on manque cruellement de règles qui permettent à tous de circuler ensemble. Il existe malgré tout quelques lignes du code de la route pour les vélos, mais peu de personnes les connaissent. Ainsi il n’est pas rare que je me fasse insulter parce que je fais ce que dis le code, mais que personne ne le sait…

La base pour circuler en ville est bien entendu de toujours tendre son bras quand on tourne, tourner la tête pour bien voir partout.

Les 3 choses pas pratiques en ville pour les vélos

  • Les pistes cyclables sur les trottoirs étroits à partager avec des piétons
  • Les pistes cyclables étroites qui tournent à 90°C. On est en vélo les gars, on peut pas braquer comme ça, et souvent il y a un véhicule plus gros qui passe aussi !
  • Être sur une piste cyclable collée tout à droite et devoir tourner à un carrefour sans aménagement prévu pour qu’on puisse tourner à gauche. J’ai pour ma part tendance à ralentir pour arriver au croisement quand le feu est rouge sur ma voie pour tourner en descendant éventuellement du vélo pour prendre le passage piéton. En théorie je grille le feu, en pratique… je fais comme je peux pour ne pas mourir jeune.

Les 3 choses qu’on pourrait faire

  • Ajouter une nouvelle règle pour permettre aux vélos de tourner (vu au Danemark)
    • Lever la main vers le haut pour signaler qu’on va s’arrêter, équivalent du feu arrière rouge pour la voiture
    • S’arrêter au niveau de la voie perpendiculaire
    • Tourner quand le feu passe au vert
  • Peindre les pistes cyclables d’une couleur bien visible : un petit vélo aléatoire et un trait blanc sont-ils vraiment suffisants ?
  • Apprendre à gérer les autres véhicules à moteur ou non dans la circulation lors de l’apprentissage de la conduite d’une voiture.

3 conseils appris avec l’expérience

  • Il existe un certain nombre d’équipements de signalisation pour le cycliste (lumière etc) certaines sont obligatoires, d’autres non. Mais être vu n’est pas seulement une affaire d’obligation. Un vélo va en général moins vite qu’une voiture, est moins lourd… lorsque la piste cyclable se trouve sur la voie de bus, on aime bien être vu. Bref, assurez-vous de bien voir, mais savoir qu’on est vu permet aussi d’éviter l’automobiliste qui tourne sans vous avoir vu.
  • Connaître les habitudes des autres véhicules à moteur, et des piétons. Sur la route nous ne sommes pas seuls, et chacun a ses manies. Ainsi le piéton a tendance à traverser s’il n’entend rien (alors qu’un vélo arrive), et à ne pas voir qu’il marche sur une piste cyclable. Une voiture a tendance à prendre la piste cyclable pour une place de parking, les taxis ont tendance à rouler près des vélos, les concierges parisiens ont tendance à mettre les poubelles sur les pistes, etc. Cela peut faire beaucoup de choses, mais il y a en ville de multiples mini infractions et choses pas pratiques. Le tout est de se débrouiller avec tout ça.
  • Garder son calme. Parfois cela ne vaut pas le coup de s’énerver ou de répondre à quelqu’un qui insulte pour rien. J’ai plusieurs anecdotes où j’ai eu peur pour moi. Pourtant cela ne doit pas m’empêcher de continuer à circuler. D’ailleurs souvent les personnes qui vous embêtent n’en ont rien à faire de vous.

Équipez-vous !

Faire du vélo en ville ce n’est pas comme sa promenade du week-end à la campagne. Et encore.
Quand on s’engage sur ce mode de transport pour des déplacements réguliers, il ne faut pas sous-estimer les intempéries, le fait qu’on puisse crever, etc. Connaître un peu la mécanique de son vélo est plus qu’utile, et avoir un mini-gonfleur et quelques outils n’est pas forcément un luxe. Il existe des sacoches à accrocher sous la selle.

Pour les intempéries, pensez vos vêtements aussi en terme pratique.

Enfin je ne peux qu’encourager le port du casque. Ce n’est pas très sexy mais on s’y habitue vite. Sur un vélo, on n’est pas grand chose. On va à une vitesse différente des autres véhicules à moteurs, on ne nous entend pas bien, on n’est pas toujours très visibles, et en plus on ne nous aime pas toujours.

En cas de chute

Dégagez le plus vite possible la voie. Au sol, on ne vous voit pas.

À lire :

Vous avez des conseils et des retours d’expérience ? Partagez les nous ! 🙂

2 ans de course à pied, et alors ?

2 ans de course à pied, et alors ?

courir2ans

Les copains, je viens de réaliser que cela faisait 2 ans que j’avais commencé à courir.

running

La première fois était le long d’une route bourguignonne. Sur cette même route, j’ai récemment fait le trail de Chevenon, en repassant exactement par la même route où j’avais 2 ans plus tôt craché mes poumons.

J’ai donc essayé de faire un peu le bilan de tout cela, et cela m’a fait réaliser ce qui me motivait réellement dans cette pratique.

Le poids

À mon avis, si mon objectif avait été de perdre des chiffres sur la balance, alors je n’aurais jamais continué à faire du sport. D’une part mon poids est resté absolument stable, d’autre part je hais la notion de régime. Être en meilleur santé oui, être plus affûté pourquoi pas, être tonique okay, mais perdre du poids en soir ne m’intéresse absolument pas. D’ailleurs, j’ai perdu 6 cm de tour de hanche, en gardant le même poids. Comme quoi…

Les courses

Je crois que je suis une grosse feignasse de la performance. Rien que l’idée de devoir courir plus vite me fatigue. D’ailleurs cela me gonfle carrément de me demander en combien de temps je vais courir le 10 Km du château de Vincennes qui arrive, ou encore le 10 Km l’Équipe qui aura lieu la semaine suivante. Je suis tellement en mode promenade que cela va totalement à contre-sens de ma pratique. Pourtant j’ai gagné sans réellement travaillé mon rythme 2 minutes au kilomètre. En ce moment, je commence à peine à m’entraîner sur des 30″/30″ pour éviter de penser au paysage qui se répète. Je m’amuse aussi à monter des cotes à fond histoire de moins souffrir en trail.

La régularité

Pour rester motivée, je ne pense pas à être motivée. Je fais et c’est tout. Je donne rendez-vous aux collègues pour une sortie en semaine, ou je me dis « dimanche matin je cours ». S’il faut que je me force, j’estime que ce n’est pas le bon moment. J’ai d’ailleurs des trous de plusieurs semaines dans mes activités, mais n’étant vraiment accro non plus, et sans réel objectif, cela ne me culpabilise pas.

whatever

Globalement j’ai l’impression de ne pas trop être quelqu’un à qui il faut parler pour trouver des astuces motivation. Je risque de vous répondre avec un haussement d’épaules franchement pas encourageant. Cela me fait réaliser que pour rester motivée, il faut trouver la vraie raison qui me motive. Je ne veux pas me mentir, et je prends la course à pied pour ce qu’elle a à me donner, et ce qui m’est accessible en fonction de ce que j’aime faire. Courir me détend, me donne une sensation de satisfaction réelle à la fin de chaque sortie, me permet de réfléchir, et aussi à visiter des paysages chouette. C’est une chouette promenade en plus vite, avec en plus le sentiment de prendre soin de soi.

Mieux courir avec une bonne préparation physique

Mieux courir avec une bonne préparation physique

La “Préparation Physique Générale” (PPG) : ce terme barbare désigne un type de séance qui vous permettra de courir plus économiquement et plus aisément. Tour d’horizon d’une séance originale et efficace, à insérer dans votre planning hebdomadaire, avec DecathlonPro !

Ambiance du 10 Km L'Équipe 2013
Ambiance du 10 Km L’Équipe 2013

Pourquoi ?

La préparation physique générale est constituée d’enchaînements d’exercices. Ils peuvent permettre de terminer un échauffement avant une séance de fractionnés. Une séance complète (1h à 1h30) permettra d’améliorer votre posture pendant votre course, en vous renforçant musculairement, en consolidant vos appuis et en améliorant votre coordination. Une meilleure foulée est plus économique, et donc plus efficace pour la course !

Quand ?

La préparation physique générale peut se faire tout au long de l’année. Avant un fractionné, vous pouvez effectuer 4 ou 5 exercices pour terminer un échauffement. Vous pouvez aussi faire une séance de préparation physique complète une fois par semaine. Ce type de séance est primordial après une longue coupure (typiquement après la coupure estivale). Ci-dessous, un exemple de séance complète.

Comment ? Un exemple de séance complète

Une séance de PPG complète peut durer d’1h à 1h30. Après un échauffement de 15 à 20 minutes en footing, faites les exercices suivants (vous pouvez alterner, modifier ou répéter ces exercices comme vous le souhaitez). Pour tous les exercices en mouvement, faites l’exercice sur une cinquantaine de mètres et pensez à la coordination des bras. Récupérez une trentaine de secondes entre chaque exercice. Au fur et à mesure de votre progression, répétez les exercices plusieurs fois.

Montées de genoux : l’exercice classique mais indispensable. Gardez le corps bien aligné et montez les genoux au maximum.

Talons fesse : exercice aussi très classique. Ramenez le talon vers la fesse rapidement.

Foulées tractées (ou course jambes tendues) : des petits pas jambes tendues, en ramenant les pointes vers soi.

Foulées bondissantes : de grandes foulées, les genoux bien montés en poussant vers l’avant et vers le haut.

Montées d’escaliers : si vous avez un escalier à proximité, montez le en montant les genoux. Ne cherchez pas à aller vite mais veillez à avoir une posture droite.

Fentes avant : sans courir, faites les plus grand pas possible (le genou arrière doit presque toucher le sol). Ramenez la deuxième jambe, et ainsi de suite.

Exercices de fréquence : disposez une vingtaine de lattes avec des petits intervalles (par exemple la longueur de votre chaussure). Faites de petits pas les plus rapides possibles, cette fois-ci sans monter les genoux.

Sauts : installez 6 à 8 cerceaux en quinconce, et faites de petits sauts de l’un à l’autre, en fléchissant les genoux à l’atterrissage.

Corde à sauter : faites des sauts à la corde pendant 30 secondes à une minute.

Demi squats : en position statique, fléchissez les jambes jusqu’à mi-hauteur. Maintenez cette position pendant 30 secondes à 1 minute.

Gainage : allongé face au sol, positionnez-vous sur vos avant-bras et sur vos pointes de pied. Veillez à rester bien droit. Maintenez la position pendant 30 secondes à 1 minute

Abdominaux : faites des séries d’abdominaux classiques de 20 à 50 mouvements.

Pompes : les bras sont aussi importants pour la course ! Commencer par faire des séries de 10 pompes, puis augmentez petit à petit la durée du travail.

Pour terminer cette séance, étirez-vous pour mieux récupérer.

 


 

A propos de DecathlonPro

Decathlon Pro distribue tout le matériel dédié aux besoins des professionnels du sport, entraîneurs et éducateurs : matériel d’entraînement (cônes & plots, jalons, etc.), de rangement (chariots et sacs à ballons, armoires, etc.), ainsi que le

nécessaire pour équiper les salles et terrains de sport (tapis de gym, buts, poteaux, etc.)

Article invité

Ne pas confondre non pratique sportive et sédentarité

Ne pas confondre non pratique sportive et sédentarité

Lectrice de publications autour de la pratique sportive, de multiples conseils pour rester motivée, je constate une forme de scission entre ceux qui font du sport et ceux qui n’en font pas. Comme s’il fallait nécessairement être ennemis, il y a un mouvement à mi-chemin entre le fait que ne pas faire du sport est nécessairement un manque d’organisation, et un constat simple qu’on n’a pas forcément envie de faire du sport.

Oui il est vrai qu’une activité physique régulière est conseillée pour la santé de tous : bienfaits cardio-vasculaires, lutte contre le surpoids et l’obésité, action déstressante, etc. Il n’est pas nécessaire de courir 50 Km par semaine, et encore moins de soulever de la terre tous les jours. On parle bien ici d’une activité physique. Alors faut-il que cela soit nécessairement du sport ?

Les chiffres sur la pratique sportive en France délivrés par le Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, nous amènent quelques constats. Mais comme toutes les études, et toutes les statistiques, il convient de les interpréter.

chiffre-pratique-sportive-annee-2013
Fréquence de la pratique sportive au cours de l’année 2013, « Chiffres clés du sport 2013 », publié en juillet 2014, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports.

Dans le terme « pratique exclusivement pendant les vacances », je comprends la partie de badmington familiale au bord du lac, les sorties en vélos pendant ses congés, ou encore la randonnée anuelle à la montagne. Le chiffre de 65% des répondants qui pratiquent une activité sportive au moins une fois par semaine est à mon avis loin d’être négatif.

Voici d’ailleurs la liste des activités déclarées.

Principales activités sportives ou physiques déclarées, "Chiffres clés du sport 2013", publié en juillet 2014, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports.
Principales activités sportives ou physiques déclarées, « Chiffres clés du sport 2013 », publié en juillet 2014, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports.

Oui la marche loisir et le vélo utilitaire, la pétanque, et la baignade sont considérés comme de réelles activités physiques. Ainsi, lorsque vous vous promenez une heure, une fois par semaine avec vos enfants, nous pouvons considérer que vous pratiquez une réelle activité physique. Pas besoin de brûler 400 calories à la demi heure, il suffit de bouger. N’est-ce pas justement le sens réel de ne pas être sédentaire ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la sédentarité est le quatrième facteur mondial de décès.

En 2013, une étude OpinionWay de l’Observatoire de la santé Le Figaro-Weber Shandwick se voulait alarmante sur la pratique sportive des Français. Selon cette étude, 12% des Français disent pratiquer au moins 2 heures de sport par semaine. Il y aurait 88% des Français qui disent approuver le fait qu’une activité sportive est bénéfique pour la santé, mais que 12% d’entre eux ne sont pas des larves. Malheureusement cette étude ne semble pas selon l’article paru dans le Figaro définir d’abord ce qu’elle considère comme étant une activité sportive.

promenade-boisOr, j’imagine de nombreux cas où des personnes non sédentaires ne vont pas déclarer qu’elles pratiquent du sport. Il suffit de penser aux personnes qui ont déjà un métier physique : BTP, agriculture, ouvriers, techniciens logistiques, etc. Et bien-sûr, il y a aussi des personnes qui piétinent toute la journée : corps enseignants, commerçants, facteur, etc. Parmi ces personnes, il y en a qui ne pratiquent pas de sport an sens du footing/natation/sport en salle. Cependant on ne peut pas réellement les considérer comme étant sédentaires.

Par ailleurs l’OMS déclare dans ses conseils en terme d’activité physique :

Pour les adultes âgés de 18 à 64 ans, l’activité physique englobe notamment les loisirs, les déplacements (par exemple la marche ou le vélo), les activités professionnelles, les tâches ménagères, les activités ludiques, les sports ou l’exercice planifié, dans le contexte quotidien, familial ou communautaire.

Ma conclusion est donc là. Ce blog tient un peu de journal de motivation entre Flou et moi pour qu’on se motive à avoir des activités physiques ludiques dans lesquelles nous nous épanouissons. Pour ma part je suis surtout à la recherche d’un équilibre dans mon quotidien et le sport est une des manières que j’ai pour m’épanouir, être satisfaite de moi-même.
Cependant nous serons les premières à dire que pétrir une brioche pour ses amis le dimanche après-midi, c’est une vraie activité physique ! De la même manière, privilégiez la marche à pied entre deux arrêts de métro a bien plus de bénéfice qu’on peut le croire.

Alors si vous avez envie de prendre une bonne résolution et de vous mettre au sport, allez-y et profitez en pour choisir une activité qui vous plaise vraiment. Vous n’avez aucunement besoin de suer à en tremper vos vêtements pendant 1 heure. Faîtes le si vous aimez ça ! Mais ne le cherchez pas forcément à tout prix. Jouez au foot avec vos collègues, faites une partie de ping pong le week-end avec vos parents. En somme, mangez et bougez !

Une forme de sérénité du sport, c’est possible ?

Une forme de sérénité du sport, c’est possible ?

Reprendre le sport, sous-entend qu’on a un jour commencé et qu’on a eu un moment d’arrêt. Je crois que la première fois où je me suis sentie vraiment à l’aise dans une activité sportive, c’était en escrime. Je n’étais ni forte ni pas forte, j’avais un niveau plutôt correct même s’il y avait plusieurs personnes bien meilleures que moi au club. Cependant j’avais le sentiment d’avoir trouvé ma place. J’étais dans ma catégorie, dans mon niveau, et je m’y épanouissais tranquillement pour m’améliorer sans pression ni frustration. J’ai fait quelques compétitions, sans vraiment gagner, mais j’étais tout à fait satisfaite tout de même. Un jour j’ai même fini 6e de Seine-et-Marne, grande satisfaction !

tranquillou-1

Puis une épiphysite (maladie qui atteint le cartilage des vertèbres), les études supérieurs… j’ai eu le coup de mou que beaucoup traversent. J’allais cependant à la piscine pour muscler mon dos et je faisais du vélo, je n’étais pas si sédentaire que ça !

Il y a deux ans, je me suis mise en tête que j’allais reprendre une activité sportive. Pas du tout une résolution de début d’année, ça m’a prise un jour au printemps. Je suis allée à la piscine, puis j’y suis retournée jusqu’à nager 1h sans sourciller. Sauf que la piscine ça me saoule un peu, juste parce que je déteste les courants d’air dans les vestiaires. Alors j’ai fini par tenter la course à pied en plein hiver dans la campagne bourguignonne sur un terrain vallonné. J’ai tenu, j’ai progressé, mais j’étais surtout souvent déçue.

Mais déçue de quoi au juste ? De ne pas progresser assez vite, de ne pas avoir une silhouette fit, de me trouver un peu nulle par rapport à mes amis ? Sans doute étais-je déçue un peu de tout cela à la fois.

En septembre, je me suis blessée. CRAC, contracture folie, chaque effort me valait de transformer mes jambes en véritables poteaux douloureux. Je me suis donc arrêtée un bon mois, sans rien, même pas un peu de yoga. Puis j’ai repris doucement sans même y penser, sans même me dire « vas y mollo ». Un jour je me suis réveillée et j’ai voulu faire du yoga, j’ai fait du yoga. Plus tard j’ai eu envie de courir, et je suis allée courir. C’est tout.
Pas de programme, pas de plan d’entraînement, pas d’objectif de sorties minimum par semaine… Rien. Soudainement je me suis rendue compte grâce à mon journal que je faisais du yoga 2 à 3 fois par semaine, et que je courais 2 fois par semaine.

Tranquillou quoi. Quand j’ai envie, j’y vais, quand je n’ai pas envie, je n’y pense même pas. Et cela fonctionne assez bien chez moi.

forest-gump

Et soudainement, je me suis rendue compte que je courais sans difficulté bien plus vite qu’il y a 1 an, et que debout je touchais le sol avec mes mains.

Après réflexion, j’ai le sentiment d’avoir atteint une forme de sérénité dans mon approche du sport. J’ai réalisé que je ne voulais pas vraiment faire du sport, mais plutôt m’épanouir dans des activités qui me plaisent vraiment, et parmi elle, il y a la pratique sportive.
Parce que cela donne de l’endorphine, on décompresse, on se dépasse, on se force à prendre le temps, on prend soin de sa santé. En fait, on s’aide aussi à être plus heureux.

#tranquilloucrew