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Catégorie : Journal

J’ai testé pour vous : courir en écoutant un livre

J’ai testé pour vous : courir en écoutant un livre

Je sais, j’ai dit que j’aimais bien me faire chier. Mais au-delà d’apprécier des moments de solitude où j’ai le temps de m’ennuyer, j’aime aussi optimiser mon temps et faire des expériences avec ma tête. Concrètement, je me suis posée des questions sur l’élasticité du temps quand on court.

Ouah, comment elle frime avec ses mots l’autre !

Récemment j’ai voulu essayer de me distraire avec de la musique. Au bout d’une demi-heure, j’ai tendance à me demander ce que je fais là. Au bout de 45 minutes, j’ai envie de me dire que ça a suffit pour aujourd’hui. Pire, au bout de 50 minutes, il m’arrive parfois de me trouver particulièrement con de faire des tours de lac, même si c’est un lac d’un périmètre de presque 2 Km.

Mon iPod dans la poche, écouteurs dans les oreilles, j’ai commencé à défiler une playlist improvisée en mode aléatoire. De toute façon j’ai le bidule shuffle sans écran ni rien, alors je n’ai pas gande idée de ce que je vais écouter. Seulement lorsque tu arrives à avoir une boucle complète te faisant revenir à la même chanson qu’au début, soudainement tu as l’impression d’avoir couru depuis une éterniiiiiitéééé. Non ça fait 15 minutes, mais c’est quoi cet algo de lecture aléatoire ?

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Alors je suis allée du côté d’iTunes et j’ai acheté un livre audio pas cher : La Métamorphose, de Franz Kafka. Cela tombait bien car cela faisait un bon moment que je l’avais dans ma liste de lecture, alors pourquoi ne pas l’écouter ?

J’avais assez d’appréhension, la première étant que je n’arrive pas à apprécier un livre audio parce que la manière contée ne correspondrait pas à ma façon de lire. J’y ai réfléchi, et je ne sais pas trop s’il y a une voix intérieure dans ma tête pendant que je lis, ou si j’aspire seulement les idées dans les phrases. Finalement ce livre lu par François Hatt (audiolib.fr) est une bonne surprise.

Ma seconde crainte est d’être déçue par le lecteur. Comme si mon appréciation du livre était dépendante de la personne qui le lit, et que si je m’ennuie, cela va durer plusieurs heures alors que j’aurais pu l’adorer en le lisant normalement.

J’écoute tranquillement, comme si un camarade de course me parlait, et j’enregistre sans vraiment de difficulté les informations reçues. J’ai même l’impression que cela s’imprime assez bien dans ma mémoire.

Mon ressenti final est donc bon. C’est pour moi beaucoup moins répétitif que la musique car on est dans la totale découverte. Je pense retenter l’expérience avec d’autres livres audio !

Edit : Merci José lecteur assidu pour avoir partagé sur notre page Facebook son bon plan de littérature audio gratuit ! > http://www.litteratureaudio.com/

On court vers 2015 !

On court vers 2015 !

Hop hop, on vient à peine de passer 2014, et on fonce déjà à travers 2015. NoHipsterGirls.fr ayant été créé fin 2013, c’est finalement aussi son anniversaire !

Depuis le lancement de notre blog de relation sportive à distance entre Paris et Milan, il s’est passé plein de choses. On a testé des sports, on nous a croisées dans un cours de zumba, on s’est mises au yoga, et on a continué à courir. D’ailleurs, il semble que ce soit à la course à pied qu’on s’attache le plus, c’est sûrement parce qu’on aime visiter les lieux en courant !

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Il y a également eu plusieurs événements : Foulées charentonnaises, Stramilano (la seule et l’unique !), 10 Km L’Équipe, Color Run… On a même eu l’intervention d’une marathonienne prof de yoga, et de Fizette qui n’a pas froid aux yeux avec le Mud Day et le Ch’ti délire !

En tous les cas, nous vous remercions avec un grand R (ça ne veut rien dire, ouais) pour tous vos commentaires et vos échanges ! Si vous avez quelques secondes, pensez à suivre notre page Facebook !

Et surtout, bonne année !!

Se décider pour la course à pied minimaliste

Se décider pour la course à pied minimaliste

La course minimaliste, j’en entends parler depuis au moins 2 ans. Lorsque j’avais décidé de me mettre à la course à pied en complément de la piscine, un collègue m’avait dit « je n’aime pas les chaussures avec beaucoup d’amorti ». Curieuse, surtout avec cet éloge quotidien de l’amorti dans le monde de la course à pied, j’ai voulu à l’époque me renseigner. Il me dirigea vers le site de la marque vibram et le roman Born to run de Christopher McDougall considéré comme étant la Bible du coureur minimaliste. Faisant confiance en mon collègue, je m’étais achetée avec les conseils du vendeur de Team Outdoor une paire avec « pas trop d’amorti » et légère, soit à l’époque des Asics GT-2000 que je surkiffe.

Finalement le temps passe, je continue de parcourir les routes et les sentiers avec mes petites Asics toutes légères. Je commence à kiffer la vie, et je me dis que la course à pied c’est quand même vachement plus cool quand on prend le temps d’en profiter.

Sur un malentendu, je teste des chaussures avec un amorti bien plus important que mes chaussures habituelles. Des Adidas Boost quelque chose (ça a peu d’importance). Je les chausse et je file courir avec Flou lors du petit rassemblement « Libre de courir, pas de s’enfuir ». Sortie plutôt chouette ! Seulement j’ai le sentiment que mes deux pieds se sont transformés en blocs, ça cogne, j’ai l’impression qu’une vibration me monte du pied jusqu’au genou. Pas de bol, j’ai mal aux pieds les deux jours suivants et j’ai le terrible sentiment d’avoir perdu en proprioception du pied.
Ouah le gros mot ! En fait la proprioception c’est un peu la mobilité du pied, ce qui fait que tu mobilises ton orteil quand tu perds l’équilibre par exemple sans y réfléchir. Une espèce de sensibilité du pied en fait, un machin naturel qui fait que tu mobilises tes petits muscles. Mauvaise expérience donc, et surtout sensations plutôt pourries. J’ai eu de vraies douleurs par la suite au pied lors de postures fixes en yoga comme l’arbre (le machin où t’es debout sur un pied avec les bras en l’air).

C’est drôle comme on se rend compte des choses quand on ne les a plus ! Grosso modo, sur mes asics je kiffais : sentir mon pied se dérouler, la légèreté (relative), pouvoir détendre mes orteils dans la chaussure. Là je me suis demandée si je n’allais pas encore mieux profiter si j’allégeais encore plus mes pieds.
Bien-sûr l’influence de Flou n’y est pas pour rien. Madame court déjà minimaliste et son petit « tu vas finir par t’y mettre » lors de mon dernier passage à Milan avait résonné dans mon esprit (7 heures de train ça aide !).
Puis j’admets que cela me faisait déjà envie. Surtout sur la philosophie de la course minimaliste, c’est peut-être mon côté hippie. L’idée étant que la chaussure de running moderne est tournée vers une technologie de la compensation : des semelles épaisses pour ne pas sentir le sol, un drop d’au moins 10 mm (écart de hauteur bout du pied/talon) pour protéger le talon mais qui pousse à le poser en premier. Mais plus on talonne, plus on veut le protéger… cercle vicieux ?

Or dans mon idée du sport pour la recherche d’un bien-être global et équilibré : la course minimaliste avec son approche où on a un corps pas si mal fichu, et où en se musclant par la pratique on y arrivera mieux plutôt que de compenser, me va assez. Je vous dis, je suis un peu une hippie refoulée !

Les semaines passent et finalement j’oublie un peu, me concentrant surtout sur l’idée de courir de nuit. Et puis je reçois des Vibram Fivefingers pour Noël. Hop je les enfile, et je pars me faire un mini footing après repas de Noël pour décrasser la machine. Dans le brouillard et le froid, j’apprends à courir. fivefingers-kmd La sensation est au début à la fois naturelle et étrange. Sur le premier kilomètre, j’ai l’impression de me fatiguer beaucoup plus. Sans réfléchir mon pied se pose sur l’avant et ne talonne pas, la sensation pieds nus joue beaucoup pour favoriser cette foulée. La fatigue venait du fait que je « poussais » plus, et je constate assez vite que je dois mobiliser des muscles plutôt mis de côté habituellement.
Mes mollets sont par exemples très engagés. Puis j’ai monté une cote et je me suis demandée comment faire. Redescendre était aussi une question, oh purée, mais je vais tomber en fait, ah non, ça va ! J’ai ressenti des cailloux mais sans trop m’y attarder, on oublie vite. Quelques accélérations pour tester, ouh la la, mais j’ai l’impression de gambader !

Je l’admets, j’ai adoré !

Dans un prochain épisode, je vous parlerai de la manière dont j’aborde la transition vers la course barefoot.

Libres de courir, pas de s’enfuir!

Libres de courir, pas de s’enfuir!

Il y a quelques semaines à peine, une nouvelle défrayait la chronique milanaise: Irene, une coureuse qui s’entraînait le long du canal Naviglio Grande, a été agressée alors qu’elle s’était arrétée pour boire à une fontaine, en plein jour. Si elle a réussi malgré ses blessures à s’enfuir en rejoignant un groupe de coureur, je frémis à l’idée de ce qui aurait pu se passer de pire, dans cette zone pourtant fréquentée par les sportifs. Les cris d’horreur ont fusé dans les médias, escortés d’appels à la prudence et de conseils avisés: courez en groupe et dans des endroits très fréquentés, préférez les sports en salle ou les activités collectives. D’autres cris ont alors à juste titre retenti: ceux du droit à la sécurité, de la liberté de courir sans avoir peur, de profiter des espaces publics sans devoir se terrer dans des salles de sport ou chez soi pour pratiquer… C’est pour proclamer ce droit que les coureurs, cyclistes et marcheurs milanais se sont réunis dimanche dernier à midi pour reparcourir, qui en rollers, qui à petites foulées, le parcours d’Irene jusqu’à la fontaine.

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Sport, régime sans gluten et plaisir retrouvé

Sport, régime sans gluten et plaisir retrouvé

 

Vous vous etes peut-etre demandé où j’avais bien pu passer pendant les 6 derniers mois… En réalité, ça n’a pas été une période bien sportive, et pour cause! Une sinusite carabinée suivie d’une mononucléose m’ont mis K.O pendant de longues semaines au printemps, et comme longtemps après je ne m’en remettais toujours pas, entre fatigue, vertiges, tension dans les chaussettes et nausées permanentes, j’ai du me ménager pas mal… J’ai vu passer l’été dans une sorte de brouillard, quand ce n’était pas carrément de mon lit! Après pas mal de rdv médicaux et rien de bien concluant, il semblerait que je sois intolérante au gluten, ce qui expliquerait, outre pas mal de petits soucis rencontrés ces dernières années, mon état de fatigue général (je vous rappelle quand meme que j’habite au pays des pates et de la pizza!). Quoiqu’il en soit, le régime sans gluten suivi depuis la fin de l’été semble effectivement me réussir et, sans en faire tout un plat, j’ai résolu de m’y tenir!

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La pratique du sport comme signe de qualité de vie ?

La pratique du sport comme signe de qualité de vie ?

Mais comment trouve-t-on les moyens et le temps de faire tout cela ? Avoir du temps, c’est aussi se le donner. Parfois on priorise une chose, on en délaisse une autre, on substitue des choses prévues par d’autres. Du temps on en a tous tout autant, on le consomme simplement autrement.

Je n’ai pas le sentiment de faire beaucoup de sport. Régulièrement peut-être, beaucoup non. J’ai beau apprécié cela, j’aime tout autant (ou plus) rester sur mon canapé et faire la sieste.

Parmi le temps que j’ai, je consacre une partie à pratiquer une activité sportive. Je vois ça plutôt comme un prétexte à l’évasion. Après tout courir c’est faire une promenade active, faire du vélo en salle ça peut être se défouler. La part de dépassement de soi apporte aussi beaucoup de satisfaction. On se sent plus fort dans cette pratique et finalement aussi dans la vie !

Petite pause d'Uty sur un parcours de trail au Mont-Dore... sous la pluie !
Petite pause d’Uty sur un parcours de trail au Mont-Dore… sous la pluie !

Pourtant bien que je ne pratique pas tant cela, je me rends compte que je pratique tout de même beaucoup plus que d’autres. Chacun ses loisirs, pas de remord à ne pas avoir envie de faire du sport !

En réalité, je me suis rendue compte que j’en faisais surtout depuis que j’avais amoindri mes temps de transport, et que je n’étais plus plus obligée de travailler en plus le soir pour subvenir à mes besoins quotidien. Ma pratique sportive est finalement devenu un indicateur de ma qualité de vie : moins d’obligation, plus de temps, plus de temps à accorder à faire du sport par simple plaisir.

C’est tout bénèf’, comme qui dirait. Car en ayant du temps pour avoir une activité physique régulière, j’améliore aussi mon état de santé, je l’entretiens. Depuis que je cours régulièrement, je fais beaucoup moins d’asthme. Depuis que je pratique du yoga et du renforcement musculaire plus généralement, j’ai beaucoup moins mal au dos. Le bénéfice anti-stress m’aide également à prendre les choses de manière plus sereine, et les petites épreuves qu’on passe dans une pratique sportive pour progresser sont des schémas qu’on affronte en réalité au quotidien.

Alors le sport, possible critère d’un indicateur de qualité de vie ?

On a osé le trail !

On a osé le trail !

Le trail a un peu des airs de course à pied pour warrior. Il y a un grand nombre de courses nature et de trails de petite dénivelé qui s’organisent pour faire sortir les coureurs citadins. On pourrait aussi croire que le trail est un truc de roots pour ceux qui n’aiment pas trop le côté branché des marques de sport, pourtant s’acheter un short de compression Salomon bien cher ce n’est pas anodin ! (la personne concernée se reconnaîtra ;p) 

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Le trail, c’est pratique quand il pleut

Ce qui m’a motivée pour essayer le trail ? La pluie. Cela parait complètement improbable, pourtant j’ai eu l’occasion de m’essayer au trail lors de jours de pluie dans le massif de Sancy. Ne souhaitant pas faire de randonnée mais voulant tout de même prendre l’air, une sortie trail paraissait alors idéal pour parcourir plusieurs kilomètres et voir du paysage tout en étant le moins longtemps possible dehors.

C’est donc sous l’orage et la pluie d’Auvergne que j’ai tenté la course à pied en cote. J’ai donc sautillé sur des cailloux, glissé dans la boue, éclaboussé mes genoux, et traversé des ruisseaux en courant comme je le pouvais. La réalité était que je ne courais pas tant que cela car j’étais bien incapable de tenir 3 minutes à courir en cote aussi raide. Mais je m’en fichais bien car j’étais là pour profiter. En revanche les descentes sont très agréable. On prend vraiment son pied, mais attention à ne pas se blesser. C’est dans la descente qu’on peut se faire vraiment mal et je me demande si ce n’est pas ce qui a déclenché mes premières contractures.

Le massif du Sancy pour débuter

Depuis le Mont-Dore, il y a plusieurs sentiers de trails accessibles. Le site Montagna Trail est une excellente source d’informations. On peut y choisir ses parcours en fonction de son niveau ou de ses objectifs. J’ai pour ma part opté pour les « Trail vert soit de 5 à 9 Km. Un peu ambitieux pour quelqu’un qui n’en a jamais fait, mais il me fallait un peu de distance pour compter ça dans mon plan d’entraînement au 20 Km de Paris.

Ma première sortie trail 8,8 Km, 345 m D+ (fiche parcours)

Le début était très difficile, car la première cote est la plus raide. Commencer par là avec une petite rando faite la veille dans les jambes, je sentais déjà que mes pattes n’étaient pas vraiment prêtes. Je me suis quand même détendue au bout d’un moment, avec l’idée que courir quand il fait beau était vraiment un truc pour les mauviettes. Il y avait effectivement il bel orage et étrangement, entendre un éclair tomber vraiment très près de moi, m’a fait courir plus vite.
→ 8,8 Km, en 1:30:50

Ma deuxième sortie trail :

J’ai fait un mélange du parcours 4 (fiche du parcours) et le précédent, car mes jambes n’avaient vraiment pas envie de monter jusqu’à la station de ski du Mont-Dore. Je retiendrai comme leçon (encore une fois) que la récup’ c’est important. Deux sorties trail, deux jours de suite, c’était peut-être beaucoup pour moi. Et même si mon compagnon de course récupère beaucoup plus vite que moi, il va falloir que j’arrête de vouloir le suivre, ou qu’il arrête de croire que je peux le suivre aussi facilement ! Résultat il est au top, et je suis blessée. 😀
→ 9 Km, en 1:47:16
Environ 450 m D+ (j’en sais rien, je peux pas tracer avec ma montre pour hipster, j’ai un peu compté au pifomètre avec les données de parcours que j’ai ;p)

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Quelques conseils d’une débutante

Le sac à dos, c’est important. On est dans la nature, il est indispensable d’être autonome en terme de ravitaillement. Choisis bien ton sac à dos pour éviter qu’il ne bouge trop ou décide de frotter. Cela peut vite devenir très désagréable.

La poche à eau, c’est important. J’ai essayé, je suis incapable de boire avec une poche à eau munie d’un simple tuyau. Cela fait des bulles, c’est insupportable. En revanche rien à dire quand il y a une véritable tétine digne de ce nom.

Le short, c’est important. Limiter les frottements, la base.

Le maillot, c’est important. Soit mettre quelque chose auquel on ne tient pas beaucoup, soit avoir un maillot pour le trail… sinon le sac à dos va le bousiller !

Les chaussures, c’est important. On est sur du chemin accidenté, on ne déconne pas !

Les bâtons de trail, penses y. J’ai des bâtons de trail, mais dont je me sers pour la randonnée. En fait je n’avais pas vraiment capté que j’avais acheté des bâtons pour le trail, je les trouvais juste bien.

Alors les potes, tentés par le trail ?
Enfin je dis ça, tu es peut-être déjà un warrior du dénivelé !

La différence entre la petite et la grosse douleur

La différence entre la petite et la grosse douleur

Aïe aïe aïe, ces trois mots résument mon dernier mois d’entraînement. Après un pic de motivation au 2e mois et des performances vraiment améliorées, j’ai commencé à ressentir des douleurs. Mais comment faire la différence entre une banale petite gène et une douleur alarmante ?

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Pour pousser petit à petit les limites de mon endurance, je suis passée par quelques moments douloureux. Mais cette petite douleur c’était juste « aller cocotte, 1Km en plus c’est pas la mort » ou « il fait beau, profites en pour courir un quart d’heure de plus ». Pousser mes limites, c’était aussi tout donner pendant une séance de TRX jusqu’à la fin en se disant que ce n’est que 45 minutes, et qu’après la satisfaction de soi-même est la meilleure des récompenses.

Cela a fonctionné, je suis passée en à peine 3 mois de 30 minutes de footing quand j’avais la forme, à 1h sans sourciller, puis 1h 20 sans que cela ne me paraisse insurmontable. Mes 10 Km étaient passés du statut de « truc de ouf » à celui de distance habituelle. Tandis que je courais 3 Km au début de l’été 2014 quand je n’étais pas en forme, maintenant ma petite forme arrive quand même à donner 8 Km. En faisant ce bilan, je me rends compte d’à quel point j’ai progressé. J’ai effectivement bien fait de faire confiance en mon entraînement, tout s’est passé comme prévu.

Puis un jour, j’ai eu beaucoup plus mal. Marcher en cote était douloureux, et 10 minutes de course m’ont récemment quasiment immobilisée. Le verdict est simple : contractures. Il parait que j’ai un machin dévié dans le genou. J’ai tenté de porter des manchons de compression aux mollets, puis j’ai réalisé que je réglais rien.

Comme pour le seul principe de tenir un objectif sportif (ça va y a pas mort d’homme), j’avais envie d’ignorer la douleur et je pense que c’est une bonne bêtise. J’ai commencé à me dégoûter un peu de la course à pied craignant la douleur.

En réalité avoir mal ne vaut pas le coup. Pourquoi continuer et se dégoûter pour une course qui a lieu tous les ans ?

Vous l’aurez compris, en ce moment c’est repos pour moi ! Je ne serai donc pas dimanche prochain sur la ligne de départ des 20 Km de Paris, mais je viendrai encourager les amis !

Bonne course ! 🙂

Organiser sa récupération sportive

Organiser sa récupération sportive

Je me disais il y a quelques temps que je lisais beaucoup de conseils poussant à l’activité constante. Il faut être assidu, régulier dans l’effort, c’est ainsi que l’entraînement porte ses fruits selon les objectifs qu’on s’est fixé. C’est comme s’il fallait toujours être à fond. Puis à force d’être à fond, j’ai réalisé l’importance de la récupération.

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J’ai commencé le week-end avec une séance de TRX le vendredi soir. Dans mon esprit, je ne fais pas du TRX juste pour en faire, je considère que cela fait partie de ma préparation pour la course à pied. Mon but dans ces sports où on se renforce musculairement est d’avoir un meilleur maintien et d’avoir les jambes solides pour tenir des distances de plus en plus longues, et des efforts de plus en plus longs. En somme c’est ma préparation physique générale.

Or le TRX, c’est tout de même quelque chose d’intense. Trois séries de fentes latérales où on descend ses fesses le plus bas possible grâce aux sangles, cela travaille au niveau des fessiers et des adducteurs ! C’est une sensation qui m’a plue car j’ai eu le sentiment de renouer avec un geste que je répétais si souvent lorsque je pratiquais de l’escrime sportive. C’est un mouvement sur lequel je suis à l’aise car il m’est familier. Cependant j’ai également renoué avec les courbatures typiques de l’ecrime : mal aux fesses, et aux adducteurs. J’ai marché comme une mamie tout mon samedi, et j’étais encore raide dimanche. Les étirements, les massages à l’huile essentielle d’arnica, boire beaucoup d’eau, n’ont pas été d’une très grande aide. Lundi mes jambes me paraissent enfin souples.

Mais bien que le TRX soit vraiment bénéfique pour moi pour travailler mon maintien et ma forme globale, je pense que le pratiquer le vendredi soir fut une énorme erreur. Mon week-end a été pourri et il était hors de question que je fasse une sortie longue de course à pied vue la manière dont je boitais. Moi qui ai une forte tendance à la cruralgie et aux tendinites aux genoux, c’était quasiment passer un coup de fil au destin pour me blesser.

Alors j’ai patienté en continuant à m’étirer tout le week end. Mais mince, quelle frustration ! Le week-end c’est le moment où j’ai le temps de consacrer 2 heures pleines à courir, c’était quasiment du gâchis.

La leçon du jour sera donc : rien qui ne fasse mal juste avant le week-end. La récupération est essentielle, prend le temps qu’elle doit prendre, et il ne faut pas la mettre de côté. Si on récupère mal, on est déçu de sa séance suivante. Si on ne récupère pas, on peut se blesser, alors quel est l’intérêt ?

Je vais donc faire attention à mieux programmer mes semaines, et favoriser les efforts doux type footing tranquille le vendredi. Si je dois faire un effort qui peut demander une récupération plus longue (musculation, entraînement par intervalles), cela doit être au maximum le jeudi.

Et toi, tu t’organises pour récupérer ?

 

Dans 2 mois… 20 Km de Paris !

Dans 2 mois… 20 Km de Paris !

Comme pour me mettre une pression sociale en plus de la pression que je mets à moi-même, je vais vous parler du 20 Km de Paris, illustre course à laquelle je me suis inscrite sous l’impulsion d’une personne que je ne citerai pas (elle se reconnaîtra !).

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Le coup de départ des 20 Km de Paris sonnera donc le 12 octobre 2014, soit dans moins de 50 jours. Où en suis-je, me sens-je prête ? Suis-je en forme ? C’est à ce moment que j’ai envie de vous dire que : Pas Du Tout. Je veux bien qu’on décale la course d’un mois histoire de dire, ça me ferait plaisir. Mais bien-sûr cela ne se fera pas.

Mes entraînements sont mitigés, je cours certes plus longtemps, je gère mieux l’effort, mais bon sang que c’est long ! Ma principale inquiétude est le seul fait que j’ai une allure d’escargot.

En entraînement je fais 5 Km sans me poser de questions, j’en fais 7 en me demandant si j’ai envie d’aller plus loin, et puis je me surprends à en faire 10 alors que je pensais ne pas être en forme. Et puis voilà, j’en fais 11, j’en fais 12, en intercalant des sorties de 5 à 6 Km entre, des petites accélérations, du RPM et du renforcement musculaire au TRX. Maintenant que je l’écris, je trouve que ce n’est pas si mal.

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Seulement j’accumule les sorties avec des sensations moyennes voir fort mauvaises, et je désespère d’avance de faire 10 minutes de course de plus la semaine suivante pour faire des sorties de plus en plus longues.

Ce n’est pas la distance qui me fait peur, j’ai envie de dire que je m’en fiche un peu. Je n’ai aucun scrupule à m’accorder 2 minutes au ravitaillement parce que j’en ai simplement envie, et pour mieux tenir la suite, et aussi parce que je ne cours pas après le chrono.

Malheureusement je cours tout de même un peu après le chronomètre… puisque je sens que je vais courir vraiment longtemps. Avec une moyenne de 9 Km/H maintenue sur la course, en m’entraînant pour être bien en forme, je devrais arriver sur la ligne d’arrivée au bout de 2 heures 15 d’effort. T’imagines, 2 heures et 15 minutes à courir sur le sol parisien ! C’est comme si je courais tout en regardant Le Seigneur des Anneaux.

J’ai au passage conscience que je poste ce billet le même jour que la médaille d’or française au marathon féminin pour un temps de 2 heures 25 minutes et 14 secondes… Bravo Christelle Daunay !

Les semi-marathoniens et marathoniens qui me lisent doivent soit se dire que je suis une chochotte, soit qu’on est tous passés par là.

Du coup je revois un peu mon entraînement. Étant donné que j’ai plus peur de la durée de l’effort que du kilométrage, je me concentre sur la durée même de ma sortie longue, plutôt que sur sa longueur.

L’idée étant que je puisse me dire que je suis capable de tenir le coup à pratiquer un effort durant plus de deux heures. J’en frissonne rien qu’à taper ces mots.

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