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Catégorie : Motivation

La peur au yoga

La peur au yoga

Ce que j’aime dans le yoga, c’est cette philosophie du non-jugement. On ne juge ni sa capacité ni son incapacité à réaliser les postures et les enchaînements. Cette simple manière de penser autorise la progression de manière saine et progressive. « Chacun à son rythme » est une évidence si on s’abstient de tout jugement et en particulier sur soi-même.

Je me demande de temps en temps si ce n’est pas une chose que j’aime pour excuser ma flemme de me donner un coup de pied aux fesses, mais passons.

Depuis un moment que je pratique plus ou moins régulièrement, surtout moins régulièrement depuis 6 mois, je suis restée sur des postures plutôt stabilisées. Rien de très fantaisiste et aller dans des inversées en mode gymnastique ne m’avait jusque là pas vraiment intéressée. Pourtant ces postures où l’équilibre est essentiel (le gainage aussi) m’ont soudainement paru un objectif à atteindre. Pas pour la frime des photos Instagram, plutôt dans l’idée que si j’arrive à me maîtriser au moins d’atteindre cet équilibre physique, sans doute serais-je mieux dans ma peau. L’idée étant que de me mettre dans une position de non-jugement m’a beaucoup aidée dans la vie. Je suis beaucoup plus zen qu’auparavant, et compte tenu de mon niveau de stress actuel malgré cela, ce n’est pas peu dire !

Tout ceci pour vous raconter que j’ai voulu faire Bakasana, alias le Corbeau. J’ai même regardé des vidéos pour comprendre comment cela se passait :

J’ai un record personnel de 6 secondes. Puis un jour, plus rien. Je n’arrivais même plus à me mettre dans une position adéquate, je me suis mise à avoir une mega trouille de me péter le nez, ou n’importe quoi d’autre. En fait depuis quelque temps (plus précisément là), je me suis mise à avoir la trouille pour pas mal de choses.

C’est à ce moment que j’ai réalisé à quel point le corps pouvait dominer l’esprit, et inversement. Si le yoga m’a appris à acquérir une meilleure confiance en moi et une prise de recul sur les évènements de la vie, l’esprit m’a appris à avoir peur du yoga. C’est juste parce que j’ai peur, et uniquement cela, que je n’arrive plus à faire Bakasana.

Et bien, les potes, je ne vais pas me laisser faire.

yoga

 

La flippe des nouveaux objectifs

La flippe des nouveaux objectifs

Oui je sais, j’ai dit que je m’en fichais, mais je suis  une personne un peu frustrée et aussi un tantinet ambitieuse quand même.

saint-etienne

Je dois dire que mon abandon des 20 Km de Paris l’an dernier m’a donné des leçons. Rappelez-vous, j’étais bien en forme, et bim, contracture qui a duré plusieurs semaines juste avant la course. Pas celle qu’il ne fallait pas viser trop haut, plutôt celle qu’il fallait y aller mollo. Parce que j’ai beaucoup avoir bien progressé depuis mes débuts où cracher mes poumons sur la terre bourguignonne, j’ai quand même du chemin à parcourir pour vraiment progresser.

Déjà parce que je suis une bonne fainéante. Non je vous assure. J’ai beau courir un peu, faire du yoga, essayer de faire du vélo en semaine, voilà je suis une fainéante. Même une bonne feignasse comme on dit dans le jargon.

En fait j’ai la flemme de m’entraîner. Du moins c’est ce que je me suis longtemps dit. D’ailleurs je me demande parfois si mon côté sportif hippie youhou on n’est là que pour le bien-être, n’était pas une simple traduction de ma tendance à la flemme.

Alors j’ai tourné en rond dans mon 38 m² avec balcon – non c’est pas vrai, y a trop de vélos ici, je ne sais pas où mettre les pieds – et je me suis dit que non, je pouvais progresser tout en y allant doucement. Et pourquoi pas après tout. D’ailleurs, puisque ma grande peur est de ne pas être assez préparée, pourquoi pas justement bien réfléchir sa préparation ? Enfin pas trop quand même, il ne faudrait pas qu’une préparation devienne une nouvelle source de stress. Tranquillou on a dit.

Après j’ai déjà couru 2 heures pour un trail, je peux bien faire 21,0975 bornes à plat quand même.

J’ai donc noté deux choses sur mon agenda :

  • 5 septembre : 10 Km Braderie de Lille
  • 25 octobre : Semi-Marathon du Bois de Vincennes

Au final voilà mon simple programme :

  1. guérir de ma sinusite (j’ai le cerveau qui explose, je pense avoir mis 3 heures à écrire ce billet),
  2. me faire 2 à 3 footing à semaine pour juste augmenter le kilométrage pendant 1 mois, me renforcer grâce au yoga, bosser mon endurance grâce au vélo en semaine
  3. commencer un entraînement pour de vrai.

 

Faut-il nécessairement défier ses amis pour se motiver ?

Faut-il nécessairement défier ses amis pour se motiver ?

Voilà un article que j’ai mis un peu temps à mettre en place, déjà parce qu’il a fallu que je réfléchisse un peu au sujet. Je me suis finalement décidée à vous demander votre avis.

Source : National Library of Ireland on The Commons

C’est une réflexion qui m’est venue lors de la présentation à Paris du projet Check Point Race. Pas bien emballée déjà par l’idée de compétition virtuelle, je me suis quand même gentiment présentée à cette conférence power point autour d’un apéritif au Café de la Presse. C’était le même jour qu’une sortie #BoostBastille dans le QG de l’équipe star de l’opération Adidas, grosse ambiance de running festif en perspective.

Le principe de Check Point Race consiste à une inscription pour une équipe. Cette équipe doit courir et collecter des points grâce à une application en ligne. Ensuite des personnes peuvent être « supporters » en faisant gagner des points, mais ne font pas partie de l’équipe. Ensuite il y a une phase qualification dite internationale. Les meilleurs équipes dans différents pays sont sélectionner pour une course dans les Alpes, retransmise en ligne.

Il y avait alors quelques points marketing qui m’avaient troublées, des arguments qui semblaient à la fois décisifs et bancales :

Personne n’a fait une course où tout le monde est au même niveau

> Stramilano 10 Km, quasi toutes les courses locales en France, et autres monuments événementiels comme La Parisienne.

J’ai eu l’idée de Check Point Race lorsque mes amis sont partis courir, alors que je devais rester avec leurs femmes.

> La fréquentation de femmes semble être dévalorisante. On perd son statut de mâle alpha ?

Une course enfin accessible à tous […] il faut être capable de courir au moins un semi-marathon.

> Ah oui, le semi-marathon, je sais que ce n’est qu’un semi mais ce n’est pas accessible en claquant des doigts non plus.

Mais mettons de côté un discours peut-être un peu maladroit, et une idée qui n’avait l’air aussi claire que prévue, ainsi que le manque d’envie pour moi de payer un dossard pour une potentielle qualification, avec une campagne de crowdfunding en même temps, je me suis posée autre question.

Doit-on vraiment être en compétition avec ses amis ?

Le premier défi est de battre ses copains.

Hormis le fait que je trouve cela plutôt malsain de former une équipe pour être le plus fort de cette équipe, pourquoi faut-il toujours qu’on passe par une gamification compétitive quantitative ?

C’est plutôt cool de voir les activités de ses amis sur les réseaux sociaux. Je trouve que c’est là qu’on arrive à se motiver entre nous. Avec Fleur, nos mecs nous trouvaient « zinzins » parce qu’on s’envoyait des messages sur Facebook : « J’ai couru 40 minutes, t’y vas toi ? » – « Ouais je mets mes chaussures là ! ». Je crois qu’ils s’y sont faits.
Il s’agit d’un truc tout bête mais ça crée une émulation suffisante. C’est comme lorsque tu vois ta pote tricoter, t’as bien envie d’apprendre parce qu’elle fait des trucs vraiment chouettes.

Noter les choses de manière quantifiée est nécessaire, il faut bien un indice de mesure. Et puis on ne se le cache pas, la course à pied se calcule en allures, en kilomètres, en temps de parcours… Pas de tabou donc.

En réalité je me pose la question du classement pour le loisir. Nike+ nous fait un classement avec les potes en fonction du nombre de kilomètres et du nombre de sorties par semaine. Cependant il n’y a jamais de messages « va battre telle personne », toujours des défis personnels. Je préfère pour ma part Strava pour le côté multisport. C’est plutôt encourageant de voir que des personnes bougent, on a envie de bouger aussi parce que cela met en place une dynamique. Mais jamais de classement, à part un bref tableau de comparaison de ses perf’ par rapport à celle de quelqu’un dont on consulte le profil afin de se situer. D’ailleurs j’ai bien rigolé en me comparant à Kilian Jornet !

Mais pourquoi vraiment, devrais-je battre mes potes pour être contente de ma séance de course à pied ? J’ai cité Check Point Race parce que c’est de là que partait mon idée, mais je constate que c’est une tendance assez globale. Est-ce que se comparer sans cesse à son copain qui a fait 10 ans d’athlé, pendant que t’as commencé à courir il y a 5 mois ne peut pas être aussi un facteur de démotivation ?

Vous en pensez quoi ?

 

C’est cool de s’ennuyer

C’est cool de s’ennuyer

On traverse au quotidien des petits hauts et des petits bas. Des fois on a une petite fatigue, une douleur qui justifient largement de repousser sa séance de sport au jour suivant. Je ne parle pas de la petite flemme ou du « kof kof je tousse » improvisé. Mais j’ai toujours pensé qu’il valait mieux courir plus tard plutôt que de se dégouter. C’est ma philosophie du tranquillou qui veut ça. En fait j’ai remarqué que j’aimais vraiment faire du sport, et que ce n’était pas pour les mêmes raisons que d’autres personnes.

Chacun son truc, chacun son sport en fait. Récemment j’ai résilié mon abonnement à la salle de sport dans laquelle je ne me reconnaissais pas vraiment. Les activités indoor ce n’est pas trop mon truc, et le « no pain no gain » ou « faut brûler le plus de calories possible » ne sont pas vraiment des trucs auxquels je suis sensible. Mais bon, j’ai essayé ! Alors quand j’ai annoncé ça au coach et qu’une femme a entendu, elle m’a dit « aller, il faut reprendre goût au sport, il ne faut pas arrêter ! ».
Bon madame t’es gentille, mais qui te dit que je vais arrêter de faire du sport ? J’ai réalisé que dans son esprit, salle de sport = sport, pas salle de sport = pas de sport. Du coup ne pas vouloir aller en salle de sport était forcément pour elle une perte totale de motivation.
Et quand je dis que je préfère courir toute seule dans le silence avec personne, cela paraît encore plus bizarre.

Je crois les potes, que j’aime bien me faire chier.

ennui Alors que je déteste ne rien faire, même, ça m’énerve, j’aime bien m’ennuyer soit avoir une activité qui ne sert pas à grand chose mais qui n’est pas très contrariante. C’est sans doute pour ça que j’aime marcher longtemps sans trop savoir où je vais, que je n’ai pas de problème à attendre le prochain métro (dans 3 minutes les mecs, ça sert à rien de courir), et que j’aime passer 1 heure dehors à courir bêtement en rond dans un parc. J’ai conscience aussi que cela peut paraître particulièrement ennuyeux et une principale raison de lâcher l’affaire.

Je lis pas mal de littérature sportive où ça parle d’astuces pour booster la motivation : musique, exercices hardcores, trucs pour brûler 500 calories en 15 minutes, des défis en tous genres. C’est marrant, mais c’est comme si les choses censées motiver me démotivaient encore plus !

Ma conclusion est que j’aime m’ennuyer. J’ai l’impression de courir partout tout le temps : entre la cuisson des pâtes et le cadeau à emballer, entre le rendez-vous chez le médecin et le rapport à rendre à son client. Alors finalement, m’emmerder à prendre l’air simplement pour me concentrer sur quelque chose qui ne sert à rien, c’est particulièrement satisfaisant !

Mais entre ennui et routine pantouflarde, il y a une différence. Des plans d’entraînement et des objectifs me permettent d’agrémenter ma pratique sportive.

Finalement, chacun son truc.
Sur ce, j’ai 1 heure à tuer, je vais aller faire un footing !

Rentrer du bureau en courant, oui !

Rentrer du bureau en courant, oui !

Le jour se lève tard, la nuit tombe tôt, et où en est la motivation ? Pour ma part, je me suis remise de ma blessure de fin d’été et je me sens (presque) en pleine forme. Avec l’hiver, je prends bien garde à ne pas attraper un malencontreux rhume. Je vous vois avec vos mouchoirs et vos reniflements, vous ne m’aurez pas !

Après avoir décidé de résilier mon abonnement à la salle de sport (je vous en reparlerai), je prépare donc la transition. Le risque étant pour moi le fait de passer d’une activité physique très régulière à pas d’activité du tout.
Surtout après blessure, la tentation de ne rien faire du tout est grande !

J’ai donc adopté une nouvelle routine tout à fait satisfaisante : rentrer du bureau en courant. J’ai la chance d’habiter près du bureau, alors j’en profite !

Sans préparer de course, sans me soucier du temps ni de la vitesse, je cours simplement pour faire mon trajet de retour. J’opère quelques variations de trajets d’une fois à l’autre afin de ne pas m’ennuyer. Parfois vite, parfois lentement, je me préoccupe peu de mon rythme. C’est un moment de solitude que je savoure, comme un retour au calme entre le tumulte de la journée et le retour chez soi.

Mais rentrer du bureau en courant demande un peu d’organisation, voici mes astuces !

Ne vous inquiétez pas, j'ai un peu fait exprès de prendre en photo un coin sans lampadaire ! De l'autre côté c'était tout clair. :D
Ne vous inquiétez pas, j’ai un peu fait exprès de prendre en photo un coin sans lampadaire ! De l’autre côté c’était tout clair !

Voyager léger

Tout ce que j’emmène au bureau doit entrer dans un tote bag et une poche. Dans le tote bag j’ai :

  • un pantalon de course,
  • un tee-shirt technique manche courte,
  • un maillot à manche longue,
  • ma paire de chaussures fétiche (Asics GT-2000),
  • ma montre de course.

Le choix de chaque objet est judicieux. Je cours avec le plus confortable de mes pantalons (un legging long oysho), un tee-shirt respirant (souvent un tee-shirt souvenir de course en fait !), et un maillot Kalenji Evolutiv. Celui-ci particulièrement car il est polyvalent. Il est à la fois coupe-vent et assez imperméable pour me garder au sec sous une fine pluie.

Mais bien-sûr je ne peux pas vraiment passer la journée au bureau avec seulement cela. J’utilise donc un sac banane fin. Il faut que tout entre dedans sans forcer, sinon c’est que j’ai trop de choses ! Dans cette banane j’ai donc :

  • mes clefs,
  • mon téléphone,
  • mon iPod,
  • ma carte de transport,
  • ma carte d’identité,
  • un peu d’argent (2 tickets restau + un petit billet au cas où).

Je suis très contente d’avoir trouvé une super banane à 7 euro chez Kalenji. Fine et proche du corps, elle est très discrète et surtout elle ne crée par de poids qui se balance. On l’oublie immédiatement ! C’est peut-être mon meilleur achat de l’année.

S’organiser !

Mais il manque des choses, me direz-vous ? Tout à fait ! Le reste est sur moi ! Arrivée au bureau, je porte déjà ma brassière et mes chaussettes. Sur place, je laisse ma veste et mes chaussures. Hop, un tour aux toilettes pour se changer, et je suis prête pour partir faire mon footing !

Le petit plus

Lorsque je dis que je vais courir pour rentrer, le principal obstacle à la motivation semble être la nuit. Je ne vais pas lancer le débat de la prudence à avoir lorsqu’on court. Mais j’aime l’idée d’être vue. Je ne me cache pas pour courir, au contraire, je fais en sorte que plusieurs personnes parmi mes proches savent où je vais et à quelle heure. Pour le reste, je privilégie les lieux très fréquentés par d’autres coureurs. Il y a de véritables autoroutes de la lampes frontales à Paris ! Tissus réfléchissants et lampe (j’ai même la lampe rouge dans le dos), si tu ne me vois pas, c’est que tu dois aller chez un ophtalmo ! En plus avec l’intensité de l’éclairage parisien, j’ai parfois le sentiment de voir autant qu’en plein jour…
D’ailleurs les copains, mettez des vêtements réfléchissants, sinon je ne vous vois pas non plus quand vous n’avez pas de lampe !

Alors qu’en pensez-vous ? Tentés par l’idée de rentrer en courant ?

Et si l’entraînement ne fonctionnait pas ?

Et si l’entraînement ne fonctionnait pas ?

Très occupée par mes divers entraînements et mes autres activités de loisirs (y a pas que le sport dans la vie, namého), je suis de temps en temps prise de doute.

À chaque fois que je parle d’une de mes pratiques loisirs, que ce soit le sport ou le dessin, j’ai envie de penser que nous ne sommes pas des machines. Le travail nous fait progresser et c’est cela qui nous motive aussi à continuer, car notre pratique nous donne de plus en plus de satisfaction. Et puis d’un coup en revenant de la salle de sport après une séance de TRX (trop bien ce truc) pour mon renforcement musculaire, je me suis mise à douter.

Avec tout l’investissement que je donne pour être tout simplement plus forte et résistante dans la vie, j’ai commencé à flipper. Ce ne sont pas tellement les 20 Km de Paris qui me stressent. C’est certes une épreuve et un gros pallier pour moi, mais je suis assez confiante pour finir la course dans de bonnes conditions.

Pourtant j’ai cette frousse totalement irrationnelle : et si en vrai, je ne progressais pas ? Pourtant c’est un fait, je cours plus vite et plus aisément qu’au début. Pas difficile quand lors de ma première séance de running, j’avais choisi un terrain vallonné pour les 4 Km les plus longs de ma vie.

Mon entourage me rassure me disant que les effets de mon entraînement se voit déjà. J’ai l’air plus en forme, et j’ai physiquement une allure plus tonique.

Alors je me dis que ce doute est tout naturel, justement car nous ne sommes pas des machines. J’ai confiance en mon entraînement et je dois continuer à lui faire confiance. Il faut peut-être que je ressente mieux les choses pour apprécier chaque progrès. Maintenant cela doit être naturel d’être plus exigeant avec soi-même lorsqu’on a progressé.

Je crois que ce doute vient du fait qu’on a facilement la mémoire courte quand on se lance des défis. On oublie un peu d’où on vient et tout le parcours qu’on a réalisé pour arriver à où on en est aujourd’hui. On compare notre prestation du jour à celle de la veille ou de l’avant veille. Alors elle peut paraître plutôt médiocre ou trop moyenne. Mais dès qu’on change d’échelle, on voit tout ce qui s’est passé et on ne peut qu’admirer sa propre réalisation.

S’entraîner et persister dans son objectif, c’est donc aussi faire confiance en son entraînement et à ce qu’il apporte. C’est aussi en lui faisant confiance qu’on s’y tient !

No way out

No way out

Il est facile d’entraîner ses jambes, il est plus difficile d’entraîner nos esprits.

Quand on aimerait bien faire la sieste et manger des chips plutôt que de suer, se lancer dans une activité sportive régulière n’est pas facile. On est assez d’accord sur le fait que quand on s’y met vraiment, on progresse vite. Les entraînements sont faits pour ça et il y a foule de documentations et de coachs partout pour avoir tout ce qu’il nous faut.

Mais le plus difficile à dompter, c’est l’esprit !

Qui n’a jamais ressenti ce léger bout de fatigue qui traîne et qui nous dit que finalement ce n’est pas si grave si on sèche notre séance de sport prévu ce jour ? Qui ne s’est jamais dit qu’on pourrait laisser le réveil sonner pour cette fois et continuer sa nuit ? C’est si facile !

Pourtant, ce n’est pas une honte. Cela fait partie du chemin à parcourir. Si c’était vraiment facile, cela ne serait pas intéressant ! Alors on a des combines pour dompter son esprit et manipuler son subconscient.

Par exemple, j’ai besoin de rendez-vous fixes et calés. Il m’est indispensable de poser un rythme et de m’y tenir avec un petit emploi du temps. Ce planning est flexible mais je fais comme s’il ne l’était pas. C’est comme pour les dates de rendus de devoir à l’école, je me donnais la date de la veille du rendu pour me sentir à l’aise.

Malgré cela, la motivation numéro 1 c’est tout de même le plaisir. Chaque pas, chaque coup de pédale peut être un accomplissement si on le décide.

J’ai conscience que ce billet a un côté philosophie de comptoir, pourtant j’ai bien envie d’y croire.

Et toi, t’as des combines pour rester motivé ?

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Reprendre du bon pied après avoir atteint un objectif

Reprendre du bon pied après avoir atteint un objectif

Après la Stramilano, j’admets avoir été traversé d’un coup de mou. Je n’avais pas tellement de motivation à pratiquer une activité sportive, comme si j’avais tout simplement envie de savourer ma victoire dans un premier temps. Cela ne signifie pas que j’ai été inactive, cela signifie plutôt que je me suis relâchée mais de manière à mon avis très positive.

Photo http://www.20kmparis.com/galeries/photos/la-course-2013
Photo http://www.20kmparis.com/galeries/photos/la-course-2013

Mes sorties running après la Stramilano ont été très tranquilles, entre 3 et 5 kilomètres pour ne pas trop solliciter mes jambes et mes genoux qui ont du mal à gérer ma chute dans les escaliers. Rappelez-vous, à peine 10 jours avant le départ pour l’Italie où je devais courir les 10 Km Stramilano, je faisais une très vilaine chute dans les escaliers du métro parisien. Mes jambes ont tapé net contre les marches d’un escalier en béton . Rien de cassé, mais de francs hématomes le long de la jambe gauche, un coup au coude, et un sérieux engourdissement. Résultat des courses, j’étais en totale compensation pour pouvoir continuer à courir malgré les douleurs. C’était franchement imprudent et j’ai développé des tendinites, ainsi qu’une bonne série de crampes à chaque sortie.

Je cours donc tranquillement, juste pour rester en forme et reprendre sur une bonne pente dès que mes hématomes seront définitivement guéries, et je continue le yoga.

Mais le coup de mou, c’est dangereux. On n’a aucune envie de régresser et encore moins de tomber dans une habitude qui pourrait être néfaste.

Alors je me suis donnée un défi complètement fou pour mon niveau actuel. Je me suis inscrite au 20 Km de Paris. Oui, moi, je me suis inscrite à une course de 20 Km alors qu’il y a 1 an et demi je ne pouvais pas en faire 2 sans cracher mes poumons sur l’asphalte. Je tiens d’ailleurs à dire que c’est de la faute d’Emmanuelle du blog Running Sucks. Mais je ne lui en veux pas.

La course des 20 Km de Paris a lieu le 12 octobre 2014 ce qui me donne environ 6 mois pour m’entraîner. Mon premier objectif « étape » est d’être capable de courir facile sur plus d’une 1 heure, et je n’en suis pas vraiment loin. On passera ensuite à des choses plus sérieuses !

Zone de confort ou zone de danger ?

Zone de confort ou zone de danger ?

J’aimerais aujourd’hui aborder la notion de zone de confort, et vous verrez qu’elle concerne finalement des choses qui vont bien au-delà d’une pratique sportive.

Au quotidien, on a tous une zone de confort dans une activité qu’on pratique régulièrement. Cette zone peut être le fait qu’on ne cuisine que des pâtes car on ne sait faire que cela et qu’on sait qu’on le fait bien. Cela peut également s’illustrer dans l’idée de tourner en rond professionnellement dans une compétence qu’on a acquise un jour sans évoluer et s’offrir de nouvelles perspectives. Cela peut tout simplement être l’idée que tout va bien ainsi et qu’il n’y a aucune raison que cela change puisque cela nous va si bien. Pourquoi prendre des risques ?

zone-confort-sport

J’ai réalisé que pratiquer un sport régulièrement, bien qu’on travaille nos capacités physiques, a un réel impact sur ma manière d’appréhender mon tempérament et mes habitudes. La course à pied par exemple, le yoga ou la natation sont faits d’étapes et de paliers à franchir pour progresser. Pour se baisser lorsqu’on est debout par exemple, au début on peine à toucher ses chevilles, puis un jour on frôle ses orteils, pour finalement peut-être réussir à poser ses mains au sol. Les choses vont progressivement mais on ne se rend réellement compte de sa progression qu’après avoir franchi des paliers, alors que la progression se fait en réalité petit à petit tout au long de la pratique.

Dans ma manière de courir, j’ai eu une période où j’ai réalisé que je n’avais pas un tempérament très combatif. J’abandonnais facilement au bout de quelques minutes d’endurance me disant que cela suffisait bien pour cette fois, je n’osais pas franchir cette barre de difficulté qui se présentait à moi. Mais j’ai également appris que je pouvais être sacrément coriace lorsque j’avais une idée en tête. C’est ainsi que l’effort et la répétition m’ont permis de franchir des paliers dans la course à pied : aller plus loin, oser traverser l’avenue pour partir de l’autre côté du parc, ne pas estimer que la course était terminée au bout de 5 Km mais me dire qu’elle pouvait continuer.
Ce sont finalement de petites choses mais elles nécessitent l’idée qu’on peut franchir ces étapes, ne pas s’arrêter à une limite qu’on s’est finalement donné par simple habitude.

En natation, je me suis un jour donné un objectif de nager 1 Km en brasse coulée. Puis durant des mois je ne faisais qu’1 Km à chaque séance, seulement parce que j’ai du me dire inconsciemment que la séance était terminée au bout de cette distance. Heureusement je me suis lassée, et je me suis rendue compte de mon erreur pour faire une longueur de plus, puis une autre… c’est ainsi que j’ai pu augmenter les distances.

En théorie si on pratique régulièrement une même activité, notre niveau va en progressant car on a plus d’expérience et qu’on se perfectionne. Pourtant on reste dans une zone de confort car on y est à l’aise et qu’on s’y habitue. Le danger est de finir par s’interdire de progresser car on a estimé que ce niveau était le nôtre et qu’il ne pouvait pas changer. C’est pourtant la meilleure manière de régresser.

Courir le soir, une bonne idée?

Courir le soir, une bonne idée?

Pendant longtemps, je ne courais que le matin. J’aimais bien l’idée de commencer la journée du bon pied, de profiter des premiers rayons du soleil et de m’etre remuée avant de passer la journée devant mon ordi… Et puis, à l’automne dernier, je me suis inscrite à un groupe de coureurs qui se réunissait le lundi en fin de journée, et j’ai du m’adapter… ça m’a rappelé l’époque où je faisais des claquettes le vendredi soir, et où j’allais toujours au cours en trainant les pieds, fatiguée de la semaine et n’aspirant qu’à m’assoupir un peu. Les premières fois, ça a été pareil, je n’étais pas motivée à la fin de la journée, et je n’ai enfilé mes baskets que pour ne pas me dédire de l’engagement pris avec les autres. Et puis finalement, j’ai fini par aimer ça et, meme toute seule, je préfère maintenant souvent courir le soir et j’ai appris à apprécier ce moment. Voici en six points pourquoi…

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