Entrer dans le stade et soutenir le XV contre les Springboks

Entrer dans le stade et soutenir le XV contre les Springboks

J’aime beaucoup suivre l’actualité sportive. Pourtant, en dehors de l’escrime, je ne me suis jamais intéressée assez à un sport pour en être spectateur avisé. Et encore, depuis les changements de règles sur le fleuret avant les Jeux Olympiques de Pékin, je ne comprends pas toujours tout.

On se prépare à chanter les hymnes nationaux.
Nous nous préparons à chanter les hymnes nationaux accompagnés de l’orchestre de la Garde Républicaine.

Mais les histoires du sport, c’est génial. C’est peut-être dans le sport qu’on a parmi les plus belles histoires du monde moderne. Ce sont bien entendu des histoires de compétitions, mais ce sont aussi des contes humain qui nous ont valu de nombreuses adaptations cinématographiques. Le premier qui cite Rasta Rocket a perdu (même si c’est sympa à regarder à Noël). Depuis une petite année, je commence à regarder les matchs de rugby et je fréquente quelques fans assidus. Leur enthousiasme m’a aidé à un peu plus m’intéresser à ce sport et mon intérêt à grander jusqu’à me faire entrer dans le Stade de France pour la rencontre France – Afrique du Sud le 23 novembre 2013 (Résumé vidéo du match).

La première fois que je suis allée au Stade de France, c’était pour la finale du TOP 14 où s’affrontaient les équipes de Castres et de Toulon. Ce soir là, Castres était devenue championne de France de rugby. Alors quand je suis entrée dans le stade samedi soir, et que je me suis installée dans la tribune Nord basse, je me suis rendue compte que c’était la première fois que j’étais là pour soutenir l’équipe de France (le XV comme on dit) et que j’allais changer l’hymne national dans un stade. L’hymne, je l’ai chanté plusieurs fois, une bonne dizaine de fois pour me rendre compte que j’étais toujours aussi nulle pour suivre le rythme.

Mais le cœur y était car lorsqu’on a vu le premier essai marqué par les Springboks, nous savions que les Bleus auraient besoin de leurs supporters. Ce match, le XV de France l’a perdu. Nous avons eu des moments d’espoir, où toute la tribune se lève et hurle pour encourager ce qui pourra être un essai en faveur de notre équipe. Je ne savais pas que j’étais capable de hurler autant, je ne m’entendais même pas rugir « ALLEZ LES BLEUS », et je me suis même surprise à sentir sortir de mes lèvres les termes « DEFONCEZ LES PUTAIN ! ». Oui, j’étais un peu vulgaire et je vais mettre cela sur le compte de l’émotion.

L'essai de la France est discuté par l'arbitrage.
L’essai de la France est discuté par l’arbitrage.

Depuis mon siège, je voyais excellemment bien la ligne de but. Lorsque les Springboks faillirent marquer un essai, finalement non valable grâce à l’intervention d’un arbitrage vidéo qui révéla un bout de doigt français touchant la balle (prend toi ça Thierry Henry), j’admets m’être sentie au bord des larmes.
Pourtant ce n’est pas grand chose. Mais je suis une personne sensible, et j’étais emportée dans un flot d’émotion de plusieurs dizaines de milliers de personnes avec moi dans le stade qui n’étaient là que pour être derrière une équipe. Je ne peux donc plus nier la possibilité de délires collectifs.
Pendant que certains commençaient à quitter le stade 3 minutes avant la fin, parce qu’on savait que l’Afrique-du-Sud avait gagné (10 – 19), je suis restée jusqu’à la fin de la dernière action. Jusqu’au bout, et c’est « JUSQU’AU BOUT » que j’ai hurlé aux joueurs dans leur tentative de marquer un essai, pour sauver l’honneur.

Ce dernier essai d’essai a été coupé court par l’arbitre qui siffla la fin du match. Je suis rentrée chez moi. Pas déçue non, c’est le sport, il y a des personnes meilleures que nous et le XV de France n’a pas été à la hauteur des Springboks.
Et le sport, c’est aussi de ne pas abandonner pour continuer à se soutenir et atteindre ses objectifs. La victoire, pourquoi pas ?

Nous attendons l'arbitrage vidéo.
Nous attendons l’arbitrage vidéo.
Un drapeau dans la tribune.
Un drapeau dans la tribune.

 

 

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