Guide de survie du cycliste et de son vélo en ville

Guide de survie du cycliste et de son vélo en ville

J’ai une vision relativement fonctionnelle du vélo. J’aime me déplacer avec un vélo, mais je n’aime pas spécialement faire du vélo juste pour en faire. Cependant pouvoir se déplacer en vélo au quotidien est pour moi un vrai confort : on prend l’air, on évite les embouteillages et les problèmes de transports en commun, on se rend compte qu’on gagne un peu de temps, on frime parce que ça fait sportif.

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Après il est vrai que faire du vélo en ville ce n’est pas évident. On a un code de la route très orienté voiture, c’est-à-dire pour régler la circulation entre les voitures (et éventuellement les piétons). Mais il n’est pas vraiment adapté au mode de transport vélo. Je trouve qu’on manque cruellement de règles qui permettent à tous de circuler ensemble. Il existe malgré tout quelques lignes du code de la route pour les vélos, mais peu de personnes les connaissent. Ainsi il n’est pas rare que je me fasse insulter parce que je fais ce que dis le code, mais que personne ne le sait…

La base pour circuler en ville est bien entendu de toujours tendre son bras quand on tourne, tourner la tête pour bien voir partout.

Les 3 choses pas pratiques en ville pour les vélos

  • Les pistes cyclables sur les trottoirs étroits à partager avec des piétons
  • Les pistes cyclables étroites qui tournent à 90°C. On est en vélo les gars, on peut pas braquer comme ça, et souvent il y a un véhicule plus gros qui passe aussi !
  • Être sur une piste cyclable collée tout à droite et devoir tourner à un carrefour sans aménagement prévu pour qu’on puisse tourner à gauche. J’ai pour ma part tendance à ralentir pour arriver au croisement quand le feu est rouge sur ma voie pour tourner en descendant éventuellement du vélo pour prendre le passage piéton. En théorie je grille le feu, en pratique… je fais comme je peux pour ne pas mourir jeune.

Les 3 choses qu’on pourrait faire

  • Ajouter une nouvelle règle pour permettre aux vélos de tourner (vu au Danemark)
    • Lever la main vers le haut pour signaler qu’on va s’arrêter, équivalent du feu arrière rouge pour la voiture
    • S’arrêter au niveau de la voie perpendiculaire
    • Tourner quand le feu passe au vert
  • Peindre les pistes cyclables d’une couleur bien visible : un petit vélo aléatoire et un trait blanc sont-ils vraiment suffisants ?
  • Apprendre à gérer les autres véhicules à moteur ou non dans la circulation lors de l’apprentissage de la conduite d’une voiture.

3 conseils appris avec l’expérience

  • Il existe un certain nombre d’équipements de signalisation pour le cycliste (lumière etc) certaines sont obligatoires, d’autres non. Mais être vu n’est pas seulement une affaire d’obligation. Un vélo va en général moins vite qu’une voiture, est moins lourd… lorsque la piste cyclable se trouve sur la voie de bus, on aime bien être vu. Bref, assurez-vous de bien voir, mais savoir qu’on est vu permet aussi d’éviter l’automobiliste qui tourne sans vous avoir vu.
  • Connaître les habitudes des autres véhicules à moteur, et des piétons. Sur la route nous ne sommes pas seuls, et chacun a ses manies. Ainsi le piéton a tendance à traverser s’il n’entend rien (alors qu’un vélo arrive), et à ne pas voir qu’il marche sur une piste cyclable. Une voiture a tendance à prendre la piste cyclable pour une place de parking, les taxis ont tendance à rouler près des vélos, les concierges parisiens ont tendance à mettre les poubelles sur les pistes, etc. Cela peut faire beaucoup de choses, mais il y a en ville de multiples mini infractions et choses pas pratiques. Le tout est de se débrouiller avec tout ça.
  • Garder son calme. Parfois cela ne vaut pas le coup de s’énerver ou de répondre à quelqu’un qui insulte pour rien. J’ai plusieurs anecdotes où j’ai eu peur pour moi. Pourtant cela ne doit pas m’empêcher de continuer à circuler. D’ailleurs souvent les personnes qui vous embêtent n’en ont rien à faire de vous.

Équipez-vous !

Faire du vélo en ville ce n’est pas comme sa promenade du week-end à la campagne. Et encore.
Quand on s’engage sur ce mode de transport pour des déplacements réguliers, il ne faut pas sous-estimer les intempéries, le fait qu’on puisse crever, etc. Connaître un peu la mécanique de son vélo est plus qu’utile, et avoir un mini-gonfleur et quelques outils n’est pas forcément un luxe. Il existe des sacoches à accrocher sous la selle.

Pour les intempéries, pensez vos vêtements aussi en terme pratique.

Enfin je ne peux qu’encourager le port du casque. Ce n’est pas très sexy mais on s’y habitue vite. Sur un vélo, on n’est pas grand chose. On va à une vitesse différente des autres véhicules à moteurs, on ne nous entend pas bien, on n’est pas toujours très visibles, et en plus on ne nous aime pas toujours.

En cas de chute

Dégagez le plus vite possible la voie. Au sol, on ne vous voit pas.

À lire :

Vous avez des conseils et des retours d’expérience ? Partagez les nous ! 🙂

5 réactions au sujet de « Guide de survie du cycliste et de son vélo en ville »

  1. Ah le bon vieux temps où je faisais du vélib quoiqu’il arrive, qu’il neige, qu’il vente, qu’il pleuve.

    Au final, une fois habitué à la circulation en ville, les pires ennemis étaient
    les policiers qui te mettent un pv parce que t’as grillé un feu rouge. Bouh, mal, pas bien etc de ma part, mais 90 euros? Alors que tu ne roules pas à la vitesse d’une voiture et que de surcroît, on commence à autoriser les vélos de griller les feux s’ils tournent à droite.

    L’autre grand ennemi, la pollution. Seule technique pour ne pas mourir tout de suite: retenir sa respiration derrière les bus ou camions!

    1. En fait il y a quelques règles prévus pour les vélos mais que personne ne connaît. Il n’est pas rare de se faire hurler dessus car on tourne à droite au feu, alors qu’on a parfaitement le droit à Paris.
      Après ce que je trouve idiot c’est d’avoir les mêmes sanctions en vélo qu’en voiture. Par exemple t’es en vélo, tu fais une infraction tu peux perdre des points… sur ton permis de voiture ! Du coup si t’as pas le permis, on s’en fiche ?

  2. Je partage l’avis de Jori : l’expérience aidant on anticipe pas mal de dangers.
    Cela étant, je parle d’expérience justement : anticiper un danger ne suffit pas toujours à l’éviter …
    Dans tous les cas, ça ne change rien au fait qu’on a en France une grande réflexion à avoir sur l’évolution de notre code de la route : si on veut vraiment éviter la circulation oppressante des voitures dans les villes, les exemples de nos voisins européens devraient nous inspirer.
    Deux petites remarques :
    – la peinture sur les pistes cyclables c’est une fausse bonne idée : ça glisse quand c’est mouillé, et un pneu de vélo n’offre pas beaucoup d’adhérence,
    – il existe des gestes que les cyclistes qui roulent en peloton sont censés connaître, comme le partageait Gérald sur Twitter : https://pbs.twimg.com/media/CGU3YqSWwAA7pxg.jpg (Mais bon, faire des gestes que les gens derrière ne comprennent pas, ça ne sert pas à grand chose …).

  3. Je partage également le même avis que Jori et No Level. Bien évidemment, le vélo est fait pour le plaisir, mais il connait beaucoup d’ennemies telles que l’agent de police avec les diverses petites contraventions ou bien la pollution due aux fumées qui sortent des échappements des voitures comme ce qui est mentionné au-dessus. Et bien sûr, le vélo est très pratique quand il s’agit de parcourir une longue distance tout en évitant les embouteillages. Cependant, comme dit No Level, il existe une grande variété de Code, de gestes que les conducteurs ou les motards ne connaissent pas encore. Et, ce qui m’étonne, c’est que même les gestes que les cyclistes doivent adopter, n’apparaît pas dans les formations de code la route. Alors qu’il devrait y figurer afin de partager ces informations aux autres. Mais non pas les mêmes codes que ceux des conduites qu’il s’agit de moto ou bien de véhicule.

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