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La flippe des nouveaux objectifs

La flippe des nouveaux objectifs

Oui je sais, j’ai dit que je m’en fichais, mais je suis  une personne un peu frustrée et aussi un tantinet ambitieuse quand même.

saint-etienne

Je dois dire que mon abandon des 20 Km de Paris l’an dernier m’a donné des leçons. Rappelez-vous, j’étais bien en forme, et bim, contracture qui a duré plusieurs semaines juste avant la course. Pas celle qu’il ne fallait pas viser trop haut, plutôt celle qu’il fallait y aller mollo. Parce que j’ai beaucoup avoir bien progressé depuis mes débuts où cracher mes poumons sur la terre bourguignonne, j’ai quand même du chemin à parcourir pour vraiment progresser.

Déjà parce que je suis une bonne fainéante. Non je vous assure. J’ai beau courir un peu, faire du yoga, essayer de faire du vélo en semaine, voilà je suis une fainéante. Même une bonne feignasse comme on dit dans le jargon.

En fait j’ai la flemme de m’entraîner. Du moins c’est ce que je me suis longtemps dit. D’ailleurs je me demande parfois si mon côté sportif hippie youhou on n’est là que pour le bien-être, n’était pas une simple traduction de ma tendance à la flemme.

Alors j’ai tourné en rond dans mon 38 m² avec balcon – non c’est pas vrai, y a trop de vélos ici, je ne sais pas où mettre les pieds – et je me suis dit que non, je pouvais progresser tout en y allant doucement. Et pourquoi pas après tout. D’ailleurs, puisque ma grande peur est de ne pas être assez préparée, pourquoi pas justement bien réfléchir sa préparation ? Enfin pas trop quand même, il ne faudrait pas qu’une préparation devienne une nouvelle source de stress. Tranquillou on a dit.

Après j’ai déjà couru 2 heures pour un trail, je peux bien faire 21,0975 bornes à plat quand même.

J’ai donc noté deux choses sur mon agenda :

  • 5 septembre : 10 Km Braderie de Lille
  • 25 octobre : Semi-Marathon du Bois de Vincennes

Au final voilà mon simple programme :

  1. guérir de ma sinusite (j’ai le cerveau qui explose, je pense avoir mis 3 heures à écrire ce billet),
  2. me faire 2 à 3 footing à semaine pour juste augmenter le kilométrage pendant 1 mois, me renforcer grâce au yoga, bosser mon endurance grâce au vélo en semaine
  3. commencer un entraînement pour de vrai.

 

2 ans de course à pied, et alors ?

2 ans de course à pied, et alors ?

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Les copains, je viens de réaliser que cela faisait 2 ans que j’avais commencé à courir.

running

La première fois était le long d’une route bourguignonne. Sur cette même route, j’ai récemment fait le trail de Chevenon, en repassant exactement par la même route où j’avais 2 ans plus tôt craché mes poumons.

J’ai donc essayé de faire un peu le bilan de tout cela, et cela m’a fait réaliser ce qui me motivait réellement dans cette pratique.

Le poids

À mon avis, si mon objectif avait été de perdre des chiffres sur la balance, alors je n’aurais jamais continué à faire du sport. D’une part mon poids est resté absolument stable, d’autre part je hais la notion de régime. Être en meilleur santé oui, être plus affûté pourquoi pas, être tonique okay, mais perdre du poids en soir ne m’intéresse absolument pas. D’ailleurs, j’ai perdu 6 cm de tour de hanche, en gardant le même poids. Comme quoi…

Les courses

Je crois que je suis une grosse feignasse de la performance. Rien que l’idée de devoir courir plus vite me fatigue. D’ailleurs cela me gonfle carrément de me demander en combien de temps je vais courir le 10 Km du château de Vincennes qui arrive, ou encore le 10 Km l’Équipe qui aura lieu la semaine suivante. Je suis tellement en mode promenade que cela va totalement à contre-sens de ma pratique. Pourtant j’ai gagné sans réellement travaillé mon rythme 2 minutes au kilomètre. En ce moment, je commence à peine à m’entraîner sur des 30″/30″ pour éviter de penser au paysage qui se répète. Je m’amuse aussi à monter des cotes à fond histoire de moins souffrir en trail.

La régularité

Pour rester motivée, je ne pense pas à être motivée. Je fais et c’est tout. Je donne rendez-vous aux collègues pour une sortie en semaine, ou je me dis « dimanche matin je cours ». S’il faut que je me force, j’estime que ce n’est pas le bon moment. J’ai d’ailleurs des trous de plusieurs semaines dans mes activités, mais n’étant vraiment accro non plus, et sans réel objectif, cela ne me culpabilise pas.

whatever

Globalement j’ai l’impression de ne pas trop être quelqu’un à qui il faut parler pour trouver des astuces motivation. Je risque de vous répondre avec un haussement d’épaules franchement pas encourageant. Cela me fait réaliser que pour rester motivée, il faut trouver la vraie raison qui me motive. Je ne veux pas me mentir, et je prends la course à pied pour ce qu’elle a à me donner, et ce qui m’est accessible en fonction de ce que j’aime faire. Courir me détend, me donne une sensation de satisfaction réelle à la fin de chaque sortie, me permet de réfléchir, et aussi à visiter des paysages chouette. C’est une chouette promenade en plus vite, avec en plus le sentiment de prendre soin de soi.

Mieux courir avec une bonne préparation physique

Mieux courir avec une bonne préparation physique

La “Préparation Physique Générale” (PPG) : ce terme barbare désigne un type de séance qui vous permettra de courir plus économiquement et plus aisément. Tour d’horizon d’une séance originale et efficace, à insérer dans votre planning hebdomadaire, avec DecathlonPro !

Ambiance du 10 Km L'Équipe 2013
Ambiance du 10 Km L’Équipe 2013

Pourquoi ?

La préparation physique générale est constituée d’enchaînements d’exercices. Ils peuvent permettre de terminer un échauffement avant une séance de fractionnés. Une séance complète (1h à 1h30) permettra d’améliorer votre posture pendant votre course, en vous renforçant musculairement, en consolidant vos appuis et en améliorant votre coordination. Une meilleure foulée est plus économique, et donc plus efficace pour la course !

Quand ?

La préparation physique générale peut se faire tout au long de l’année. Avant un fractionné, vous pouvez effectuer 4 ou 5 exercices pour terminer un échauffement. Vous pouvez aussi faire une séance de préparation physique complète une fois par semaine. Ce type de séance est primordial après une longue coupure (typiquement après la coupure estivale). Ci-dessous, un exemple de séance complète.

Comment ? Un exemple de séance complète

Une séance de PPG complète peut durer d’1h à 1h30. Après un échauffement de 15 à 20 minutes en footing, faites les exercices suivants (vous pouvez alterner, modifier ou répéter ces exercices comme vous le souhaitez). Pour tous les exercices en mouvement, faites l’exercice sur une cinquantaine de mètres et pensez à la coordination des bras. Récupérez une trentaine de secondes entre chaque exercice. Au fur et à mesure de votre progression, répétez les exercices plusieurs fois.

Montées de genoux : l’exercice classique mais indispensable. Gardez le corps bien aligné et montez les genoux au maximum.

Talons fesse : exercice aussi très classique. Ramenez le talon vers la fesse rapidement.

Foulées tractées (ou course jambes tendues) : des petits pas jambes tendues, en ramenant les pointes vers soi.

Foulées bondissantes : de grandes foulées, les genoux bien montés en poussant vers l’avant et vers le haut.

Montées d’escaliers : si vous avez un escalier à proximité, montez le en montant les genoux. Ne cherchez pas à aller vite mais veillez à avoir une posture droite.

Fentes avant : sans courir, faites les plus grand pas possible (le genou arrière doit presque toucher le sol). Ramenez la deuxième jambe, et ainsi de suite.

Exercices de fréquence : disposez une vingtaine de lattes avec des petits intervalles (par exemple la longueur de votre chaussure). Faites de petits pas les plus rapides possibles, cette fois-ci sans monter les genoux.

Sauts : installez 6 à 8 cerceaux en quinconce, et faites de petits sauts de l’un à l’autre, en fléchissant les genoux à l’atterrissage.

Corde à sauter : faites des sauts à la corde pendant 30 secondes à une minute.

Demi squats : en position statique, fléchissez les jambes jusqu’à mi-hauteur. Maintenez cette position pendant 30 secondes à 1 minute.

Gainage : allongé face au sol, positionnez-vous sur vos avant-bras et sur vos pointes de pied. Veillez à rester bien droit. Maintenez la position pendant 30 secondes à 1 minute

Abdominaux : faites des séries d’abdominaux classiques de 20 à 50 mouvements.

Pompes : les bras sont aussi importants pour la course ! Commencer par faire des séries de 10 pompes, puis augmentez petit à petit la durée du travail.

Pour terminer cette séance, étirez-vous pour mieux récupérer.

 


 

A propos de DecathlonPro

Decathlon Pro distribue tout le matériel dédié aux besoins des professionnels du sport, entraîneurs et éducateurs : matériel d’entraînement (cônes & plots, jalons, etc.), de rangement (chariots et sacs à ballons, armoires, etc.), ainsi que le

nécessaire pour équiper les salles et terrains de sport (tapis de gym, buts, poteaux, etc.)

Article invité

Réapprendre à courir naturellement

Réapprendre à courir naturellement

Maintenant que je me suis décidée à imiter Flou dans sa course minimaliste, elle qui court depuis des années en fivefingers, je m’organise pour que la transition se passe pour le mieux. Le risque de blessure est réel. En effet, même si à terme beaucoup estiment que courir minimaliste est bénéfique pour le métabolisme du coureur, les chaussures modernes datant des cours d’endurance en EPS font qu’on s’habitue à une manière de courir qui sollicite moins les muscles dont on a besoin. Typiquement, les mollets et les tendons d’achille ne sont souvent pas adaptées à une course minimaliste si on n’est pas habitué à courir pieds nus.

Mais d’abord, la course minimaliste c’est quoi ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir des fivefingers (chaussures à orteils) car après tout, on peut aussi courir pieds nus tout court. Les fivefingers permettent surtout une indépendance des orteils pour les utiliser de la même manière que si on n’avait rien. C’est la différence entre un gant et une moufle en fait.
Une chaussure minimaliste moderne c’est plutôt : un drop réduit (en-dessous de 10 mm), de l’espace pour les orteils dans la « toe-box » (pas de chaussures pointues !), et peu ou pas d’amorti.

En ce qui concerne la foulée, on pose d’abord l’avant ou le milieu du pied (médio-pied comme disent certains). On ne talonne pas, d’ailleurs, essaie de courir en talonnant pieds nus sur le goudron, t’auras super mal ! Il est même probable que tes réflexes te poussent naturellement à poser l’avant du pied.
Cela pousse à faire de plus petits pas, donc pour courir plus vite, on bouge plus vite les jambes, on ne saute pas vraiment.

Exercices à la maison

Simplement, je me mets pieds nus et je cours sur place chez moi. Je prends garde à avoir mes pieds bien alignés au niveau de mon bassin, à hauteur des épaules, et je trottine. Ces répétitions quotidiennes m’aident à acquérir les bons réflexes, et à les rendre plus naturel en posant l’avant du pied.

Autres exercices, j’utilise le yoga ! Grâce à des salutations au soleil quasi quotidiennes, j’étire mon corps pour rééquilibrer la bête. Après tout la course pieds nus n’est pas encore naturelle pour moi, et je risque des générer des compensations d’un côté ou de l’autre !
Je prends aussi le temps d’insister sur les postures qui mobilisent mes jambes et travaillent ma proprioception du pied (la fameuse sensibilité du pied). Parmi les positions que je ressens utiles pour cela, je vois « chien tête en bas », et « l’arbre ».

yoga-arbre

Alternance des chaussures et progressivité

Passer d’un drop de 10 mm à un drop zéro sans transition est déconseillé. Pour rappel, le drop est l’écart de hauteur entre le bout du pied et le talon dans la chaussure. Une chaussure à fort amorti aura à partir de 10 mm de drop, une chaussure dite minimaliste aura entre 0 et 8 mm de drop (en gros).

Afin d’y aller progressivement, j’ai fait le tri dans chaussures. Hors les fivefingers reçues à Noël, je n’ai acheté qu’une nouvelle paire.

Voyant le processus de passage à la foulée naturelle sur le long terme, cela ne me dérange pas d’investir sur une autre paire. L’usure est moins importante aussi !
Mon idée est d’avoir ainsi 2 paires différentes à utiliser dans la semaine, par alternance ! A terme, si j’utilise 80 % du temps les fivefingers d’ici fin 2015, je serai très contente. ici j’en présente trois car il y a une paire de chaussures de trails.

Kalenji Kiprace Trail – Drop 6 mm

Voici une paire peu onéreuse que j’avais prise spécifiquement pour mes sorties dans les collines boueuses bourguignonnes il y a plus d’un an. Elle m’a également beaucoup servi lors de mes tentatives de trail, et j’en suis très contente ! Pour la semelle, ce sont tout de même des chaussures de trail, alors c’est du solide !

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Budget : 80 euro, j’ai eu ma paire à 60 euro sur un fin de série Decathlon !
Distance : toutes sorties

Brooks Pureconnect 2 – Drop de 4 mm

La sensation d’être proche du sol commence à être importante grâce au drop réduit. La semelle est celle d’une paire de running classique avec beaucoup de souplesse. Je me suis surprise à prendre une taille 40 au lieu d’un 38 chez Asics. Il y a un amorti moindre et cette chaussure est conçue pour favoriser la pose du pied vers l’avant. C’est vrai que cela s’est passé assez naturellement pour moi, mais je ne sais pas si c’est grâce à la conception de la chaussure ou si c’est parce que j’avais fait plusieurs sorties en fivefingers avant de les avoir.

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Budget : 100 euro, on trouve facilement des paires à 70 euro sur le Web
Distance : Toutes sorties, à condition d’être quand même habitué

Vibram Fivefingers (KMD Sport pour moi) – Drop de 0 mm

La gamme KMD chez Vibram est prévue aussi pour les mouvements latéraux. Pratique pour les avoir autrement que pour la course à pied ! Le confort est maximum, Fleur en a déjà parlé. On les porte sans chaussettes même si le froid pourrait encourager d’avoir des chaussettes à doigts de pied (notre billet à ce sujet).
Le drop est de 0 mm, la semelle est fine mais protège bien le pied. C’est une véritable enveloppe. En fonction du modèle de fivefingers, les sensations sont plus ou moins importantes car il en existe aussi de prévues pour les terrains difficiles.

D’autres marques proposent des chaussures à drop zéro. Certaines compensent le faible drop par des semelles immenses comme c’est le cas pour Hoka ou certains modèles chez Altra ! Dans les marques sans orteils mais similaires aux fivefingers , il y a Vivobarefoot, et Skora.

vibramfivefingers

Budget : à partir de 70 euro
Distance : Des petites distances pour commencer, il faut y aller progressivement !

Au quotidien

Pour le reste du temps, je reste pieds nus chez moi ou en chaussettes. Quant à l’extérieur, je privilégie les chaussures plates ! Tant pis, de toute façon ce n’est pas vraiment un secret que je suis petite !

Ma transition est donc basée sur une forte progressivité, des exercices à la maison, maximiser mon temps pieds légers au quotidien. Au niveau des sorties courses à pied, je mise sur de nombreuses sorties très courtes en fivefingers. Les sorties à partir de 5 Km seront quant à elle réservées aux Brooks Pureconnect 2. Progressivité, on a dit !

 

J’ai testé pour vous : courir en écoutant un livre

J’ai testé pour vous : courir en écoutant un livre

Je sais, j’ai dit que j’aimais bien me faire chier. Mais au-delà d’apprécier des moments de solitude où j’ai le temps de m’ennuyer, j’aime aussi optimiser mon temps et faire des expériences avec ma tête. Concrètement, je me suis posée des questions sur l’élasticité du temps quand on court.

Ouah, comment elle frime avec ses mots l’autre !

Récemment j’ai voulu essayer de me distraire avec de la musique. Au bout d’une demi-heure, j’ai tendance à me demander ce que je fais là. Au bout de 45 minutes, j’ai envie de me dire que ça a suffit pour aujourd’hui. Pire, au bout de 50 minutes, il m’arrive parfois de me trouver particulièrement con de faire des tours de lac, même si c’est un lac d’un périmètre de presque 2 Km.

Mon iPod dans la poche, écouteurs dans les oreilles, j’ai commencé à défiler une playlist improvisée en mode aléatoire. De toute façon j’ai le bidule shuffle sans écran ni rien, alors je n’ai pas gande idée de ce que je vais écouter. Seulement lorsque tu arrives à avoir une boucle complète te faisant revenir à la même chanson qu’au début, soudainement tu as l’impression d’avoir couru depuis une éterniiiiiitéééé. Non ça fait 15 minutes, mais c’est quoi cet algo de lecture aléatoire ?

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Alors je suis allée du côté d’iTunes et j’ai acheté un livre audio pas cher : La Métamorphose, de Franz Kafka. Cela tombait bien car cela faisait un bon moment que je l’avais dans ma liste de lecture, alors pourquoi ne pas l’écouter ?

J’avais assez d’appréhension, la première étant que je n’arrive pas à apprécier un livre audio parce que la manière contée ne correspondrait pas à ma façon de lire. J’y ai réfléchi, et je ne sais pas trop s’il y a une voix intérieure dans ma tête pendant que je lis, ou si j’aspire seulement les idées dans les phrases. Finalement ce livre lu par François Hatt (audiolib.fr) est une bonne surprise.

Ma seconde crainte est d’être déçue par le lecteur. Comme si mon appréciation du livre était dépendante de la personne qui le lit, et que si je m’ennuie, cela va durer plusieurs heures alors que j’aurais pu l’adorer en le lisant normalement.

J’écoute tranquillement, comme si un camarade de course me parlait, et j’enregistre sans vraiment de difficulté les informations reçues. J’ai même l’impression que cela s’imprime assez bien dans ma mémoire.

Mon ressenti final est donc bon. C’est pour moi beaucoup moins répétitif que la musique car on est dans la totale découverte. Je pense retenter l’expérience avec d’autres livres audio !

Edit : Merci José lecteur assidu pour avoir partagé sur notre page Facebook son bon plan de littérature audio gratuit ! > http://www.litteratureaudio.com/

La pratique du sport comme signe de qualité de vie ?

La pratique du sport comme signe de qualité de vie ?

Mais comment trouve-t-on les moyens et le temps de faire tout cela ? Avoir du temps, c’est aussi se le donner. Parfois on priorise une chose, on en délaisse une autre, on substitue des choses prévues par d’autres. Du temps on en a tous tout autant, on le consomme simplement autrement.

Je n’ai pas le sentiment de faire beaucoup de sport. Régulièrement peut-être, beaucoup non. J’ai beau apprécié cela, j’aime tout autant (ou plus) rester sur mon canapé et faire la sieste.

Parmi le temps que j’ai, je consacre une partie à pratiquer une activité sportive. Je vois ça plutôt comme un prétexte à l’évasion. Après tout courir c’est faire une promenade active, faire du vélo en salle ça peut être se défouler. La part de dépassement de soi apporte aussi beaucoup de satisfaction. On se sent plus fort dans cette pratique et finalement aussi dans la vie !

Petite pause d'Uty sur un parcours de trail au Mont-Dore... sous la pluie !
Petite pause d’Uty sur un parcours de trail au Mont-Dore… sous la pluie !

Pourtant bien que je ne pratique pas tant cela, je me rends compte que je pratique tout de même beaucoup plus que d’autres. Chacun ses loisirs, pas de remord à ne pas avoir envie de faire du sport !

En réalité, je me suis rendue compte que j’en faisais surtout depuis que j’avais amoindri mes temps de transport, et que je n’étais plus plus obligée de travailler en plus le soir pour subvenir à mes besoins quotidien. Ma pratique sportive est finalement devenu un indicateur de ma qualité de vie : moins d’obligation, plus de temps, plus de temps à accorder à faire du sport par simple plaisir.

C’est tout bénèf’, comme qui dirait. Car en ayant du temps pour avoir une activité physique régulière, j’améliore aussi mon état de santé, je l’entretiens. Depuis que je cours régulièrement, je fais beaucoup moins d’asthme. Depuis que je pratique du yoga et du renforcement musculaire plus généralement, j’ai beaucoup moins mal au dos. Le bénéfice anti-stress m’aide également à prendre les choses de manière plus sereine, et les petites épreuves qu’on passe dans une pratique sportive pour progresser sont des schémas qu’on affronte en réalité au quotidien.

Alors le sport, possible critère d’un indicateur de qualité de vie ?

Organiser sa récupération sportive

Organiser sa récupération sportive

Je me disais il y a quelques temps que je lisais beaucoup de conseils poussant à l’activité constante. Il faut être assidu, régulier dans l’effort, c’est ainsi que l’entraînement porte ses fruits selon les objectifs qu’on s’est fixé. C’est comme s’il fallait toujours être à fond. Puis à force d’être à fond, j’ai réalisé l’importance de la récupération.

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J’ai commencé le week-end avec une séance de TRX le vendredi soir. Dans mon esprit, je ne fais pas du TRX juste pour en faire, je considère que cela fait partie de ma préparation pour la course à pied. Mon but dans ces sports où on se renforce musculairement est d’avoir un meilleur maintien et d’avoir les jambes solides pour tenir des distances de plus en plus longues, et des efforts de plus en plus longs. En somme c’est ma préparation physique générale.

Or le TRX, c’est tout de même quelque chose d’intense. Trois séries de fentes latérales où on descend ses fesses le plus bas possible grâce aux sangles, cela travaille au niveau des fessiers et des adducteurs ! C’est une sensation qui m’a plue car j’ai eu le sentiment de renouer avec un geste que je répétais si souvent lorsque je pratiquais de l’escrime sportive. C’est un mouvement sur lequel je suis à l’aise car il m’est familier. Cependant j’ai également renoué avec les courbatures typiques de l’ecrime : mal aux fesses, et aux adducteurs. J’ai marché comme une mamie tout mon samedi, et j’étais encore raide dimanche. Les étirements, les massages à l’huile essentielle d’arnica, boire beaucoup d’eau, n’ont pas été d’une très grande aide. Lundi mes jambes me paraissent enfin souples.

Mais bien que le TRX soit vraiment bénéfique pour moi pour travailler mon maintien et ma forme globale, je pense que le pratiquer le vendredi soir fut une énorme erreur. Mon week-end a été pourri et il était hors de question que je fasse une sortie longue de course à pied vue la manière dont je boitais. Moi qui ai une forte tendance à la cruralgie et aux tendinites aux genoux, c’était quasiment passer un coup de fil au destin pour me blesser.

Alors j’ai patienté en continuant à m’étirer tout le week end. Mais mince, quelle frustration ! Le week-end c’est le moment où j’ai le temps de consacrer 2 heures pleines à courir, c’était quasiment du gâchis.

La leçon du jour sera donc : rien qui ne fasse mal juste avant le week-end. La récupération est essentielle, prend le temps qu’elle doit prendre, et il ne faut pas la mettre de côté. Si on récupère mal, on est déçu de sa séance suivante. Si on ne récupère pas, on peut se blesser, alors quel est l’intérêt ?

Je vais donc faire attention à mieux programmer mes semaines, et favoriser les efforts doux type footing tranquille le vendredi. Si je dois faire un effort qui peut demander une récupération plus longue (musculation, entraînement par intervalles), cela doit être au maximum le jeudi.

Et toi, tu t’organises pour récupérer ?

 

Dans 2 mois… 20 Km de Paris !

Dans 2 mois… 20 Km de Paris !

Comme pour me mettre une pression sociale en plus de la pression que je mets à moi-même, je vais vous parler du 20 Km de Paris, illustre course à laquelle je me suis inscrite sous l’impulsion d’une personne que je ne citerai pas (elle se reconnaîtra !).

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Le coup de départ des 20 Km de Paris sonnera donc le 12 octobre 2014, soit dans moins de 50 jours. Où en suis-je, me sens-je prête ? Suis-je en forme ? C’est à ce moment que j’ai envie de vous dire que : Pas Du Tout. Je veux bien qu’on décale la course d’un mois histoire de dire, ça me ferait plaisir. Mais bien-sûr cela ne se fera pas.

Mes entraînements sont mitigés, je cours certes plus longtemps, je gère mieux l’effort, mais bon sang que c’est long ! Ma principale inquiétude est le seul fait que j’ai une allure d’escargot.

En entraînement je fais 5 Km sans me poser de questions, j’en fais 7 en me demandant si j’ai envie d’aller plus loin, et puis je me surprends à en faire 10 alors que je pensais ne pas être en forme. Et puis voilà, j’en fais 11, j’en fais 12, en intercalant des sorties de 5 à 6 Km entre, des petites accélérations, du RPM et du renforcement musculaire au TRX. Maintenant que je l’écris, je trouve que ce n’est pas si mal.

12km

Seulement j’accumule les sorties avec des sensations moyennes voir fort mauvaises, et je désespère d’avance de faire 10 minutes de course de plus la semaine suivante pour faire des sorties de plus en plus longues.

Ce n’est pas la distance qui me fait peur, j’ai envie de dire que je m’en fiche un peu. Je n’ai aucun scrupule à m’accorder 2 minutes au ravitaillement parce que j’en ai simplement envie, et pour mieux tenir la suite, et aussi parce que je ne cours pas après le chrono.

Malheureusement je cours tout de même un peu après le chronomètre… puisque je sens que je vais courir vraiment longtemps. Avec une moyenne de 9 Km/H maintenue sur la course, en m’entraînant pour être bien en forme, je devrais arriver sur la ligne d’arrivée au bout de 2 heures 15 d’effort. T’imagines, 2 heures et 15 minutes à courir sur le sol parisien ! C’est comme si je courais tout en regardant Le Seigneur des Anneaux.

J’ai au passage conscience que je poste ce billet le même jour que la médaille d’or française au marathon féminin pour un temps de 2 heures 25 minutes et 14 secondes… Bravo Christelle Daunay !

Les semi-marathoniens et marathoniens qui me lisent doivent soit se dire que je suis une chochotte, soit qu’on est tous passés par là.

Du coup je revois un peu mon entraînement. Étant donné que j’ai plus peur de la durée de l’effort que du kilométrage, je me concentre sur la durée même de ma sortie longue, plutôt que sur sa longueur.

L’idée étant que je puisse me dire que je suis capable de tenir le coup à pratiquer un effort durant plus de deux heures. J’en frissonne rien qu’à taper ces mots.

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Les hauts et les bas de l’été

Les hauts et les bas de l’été

L’été, c’est bizarre. Tu crois que tu as beaucoup de temps alors que tu en as techniquement tout autant qu’en hiver. La seule différence étant qu’il fait plus chaud, qu’il pleut moins, et qu’il fait nuit moins tôt.

Enfin en cette an de grâce 2014 à Paris, je n’ai jamais autant utilisé ma veste de pluie que durant le mois de juillet, je ne sors pas sans veste, les nuages permettent d’avoir des moments forts sombres dès 19h.

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Comme quoi, l’été n’est pas forcément le moment où on fait plus de choses ! Sauf si on a des vacances scolaires, ou de longues périodes de congés ceci dit… Mais comme ce n’est pas mon cas, je dois bien admettre que l’été c’est pareil que d’habitude. Je n’ai pas le sentiment d’avoir plus de temps, et ma disponibilité n’est décidément absolument pas lié à la météo extérieur.

En janvier, j’allais courir à 6 h du mat avec 4°C dehors sans problème et même me poser de question, pendant qu’en ce moment j’ai du mal à sortir l’orteil de la couette à 8h avec à peine assez de temps pour me préparer et aller au bureau. Je me sens bizarrement flagada et je fais une obsession sur les fruits comme s’ils allaient m’aider à être plus motivée.

J’ai du mal à me mettre en tête que je vais courir les 20 Km de Paris. Cela me parait loin, et j’ai en même temps le sentiment que j’ai bien peu de temps pour m’entraîner. Vu mon rythme de progression en ce moment, c’est mal parti. Je crois que je traverse une de ces fameuses phases de stagnation où on se démotive un peu.

Mais fort heureusement, contrairement à l’an dernier, aucune blessure. Bref, ce n’est que dans la tête.

ALLER. MO-TI-VA-TION

Et si l’entraînement ne fonctionnait pas ?

Et si l’entraînement ne fonctionnait pas ?

Très occupée par mes divers entraînements et mes autres activités de loisirs (y a pas que le sport dans la vie, namého), je suis de temps en temps prise de doute.

À chaque fois que je parle d’une de mes pratiques loisirs, que ce soit le sport ou le dessin, j’ai envie de penser que nous ne sommes pas des machines. Le travail nous fait progresser et c’est cela qui nous motive aussi à continuer, car notre pratique nous donne de plus en plus de satisfaction. Et puis d’un coup en revenant de la salle de sport après une séance de TRX (trop bien ce truc) pour mon renforcement musculaire, je me suis mise à douter.

Avec tout l’investissement que je donne pour être tout simplement plus forte et résistante dans la vie, j’ai commencé à flipper. Ce ne sont pas tellement les 20 Km de Paris qui me stressent. C’est certes une épreuve et un gros pallier pour moi, mais je suis assez confiante pour finir la course dans de bonnes conditions.

Pourtant j’ai cette frousse totalement irrationnelle : et si en vrai, je ne progressais pas ? Pourtant c’est un fait, je cours plus vite et plus aisément qu’au début. Pas difficile quand lors de ma première séance de running, j’avais choisi un terrain vallonné pour les 4 Km les plus longs de ma vie.

Mon entourage me rassure me disant que les effets de mon entraînement se voit déjà. J’ai l’air plus en forme, et j’ai physiquement une allure plus tonique.

Alors je me dis que ce doute est tout naturel, justement car nous ne sommes pas des machines. J’ai confiance en mon entraînement et je dois continuer à lui faire confiance. Il faut peut-être que je ressente mieux les choses pour apprécier chaque progrès. Maintenant cela doit être naturel d’être plus exigeant avec soi-même lorsqu’on a progressé.

Je crois que ce doute vient du fait qu’on a facilement la mémoire courte quand on se lance des défis. On oublie un peu d’où on vient et tout le parcours qu’on a réalisé pour arriver à où on en est aujourd’hui. On compare notre prestation du jour à celle de la veille ou de l’avant veille. Alors elle peut paraître plutôt médiocre ou trop moyenne. Mais dès qu’on change d’échelle, on voit tout ce qui s’est passé et on ne peut qu’admirer sa propre réalisation.

S’entraîner et persister dans son objectif, c’est donc aussi faire confiance en son entraînement et à ce qu’il apporte. C’est aussi en lui faisant confiance qu’on s’y tient !