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Étiquette : motivation

La peur au yoga

La peur au yoga

Ce que j’aime dans le yoga, c’est cette philosophie du non-jugement. On ne juge ni sa capacité ni son incapacité à réaliser les postures et les enchaînements. Cette simple manière de penser autorise la progression de manière saine et progressive. « Chacun à son rythme » est une évidence si on s’abstient de tout jugement et en particulier sur soi-même.

Je me demande de temps en temps si ce n’est pas une chose que j’aime pour excuser ma flemme de me donner un coup de pied aux fesses, mais passons.

Depuis un moment que je pratique plus ou moins régulièrement, surtout moins régulièrement depuis 6 mois, je suis restée sur des postures plutôt stabilisées. Rien de très fantaisiste et aller dans des inversées en mode gymnastique ne m’avait jusque là pas vraiment intéressée. Pourtant ces postures où l’équilibre est essentiel (le gainage aussi) m’ont soudainement paru un objectif à atteindre. Pas pour la frime des photos Instagram, plutôt dans l’idée que si j’arrive à me maîtriser au moins d’atteindre cet équilibre physique, sans doute serais-je mieux dans ma peau. L’idée étant que de me mettre dans une position de non-jugement m’a beaucoup aidée dans la vie. Je suis beaucoup plus zen qu’auparavant, et compte tenu de mon niveau de stress actuel malgré cela, ce n’est pas peu dire !

Tout ceci pour vous raconter que j’ai voulu faire Bakasana, alias le Corbeau. J’ai même regardé des vidéos pour comprendre comment cela se passait :

J’ai un record personnel de 6 secondes. Puis un jour, plus rien. Je n’arrivais même plus à me mettre dans une position adéquate, je me suis mise à avoir une mega trouille de me péter le nez, ou n’importe quoi d’autre. En fait depuis quelque temps (plus précisément là), je me suis mise à avoir la trouille pour pas mal de choses.

C’est à ce moment que j’ai réalisé à quel point le corps pouvait dominer l’esprit, et inversement. Si le yoga m’a appris à acquérir une meilleure confiance en moi et une prise de recul sur les évènements de la vie, l’esprit m’a appris à avoir peur du yoga. C’est juste parce que j’ai peur, et uniquement cela, que je n’arrive plus à faire Bakasana.

Et bien, les potes, je ne vais pas me laisser faire.

yoga

 

Le jour où j’ai su gérer mon effort

Le jour où j’ai su gérer mon effort

J’admets que depuis le semi-marathon, je suis un peu feignasse des orteils. Je bouge assez peu mes fesses, préférant plus de marche que de course. Il y a des périodes comme ça…

C’est aussi parce que je n’ai pas d’objectif avant le 10 Km de Lille en septembre. J’en profite alors pour courir un peu juste par plaisir, c’est-à-dire quand j’en ai envie, et profiter de ces moments à ma manière.

J’aime bien comparer ma situation actuelle à mes débuts en course à pied. Trois ans sont passés, et c’est assez intéressant. Finalement je suis passée d’une loque sans motivation, à quelqu’un de quasi contente de s’inscrire à un semi-marathon. Le monde change… ou bien je vieillis/mûris ? Va savoir.

Ces temps-ci j’apprends à ma chienne à courir avec moi. Pas d’inquiétude, elle sait très bien courir. Ce chien ne talonne pas, a une foulée facile, et est capable de pointe de vitesse impressionnante. Le tout est de s’assurer qu’elle court bien AVEC moi.

Première sortie en campagne donc, 40 minutes en petit trot. Le chien a géré, et moi aussi. En fait, je ne me suis pas posée une seule question quant à mon envie ou ma motivation pour réaliser un effort physique. Je l’ai juste fait, variant mon allure selon le relief et les réactions du chien. On fait de la course, mais il faut bien que je la laisse faire pipi si elle a soudainement envie. Je ne suis pas une tortionnaire !

Une fois rentrées, je regarde un peu ma montre et réalise que j’ai réussi à gérer.
C’est à mon avis le vrai progrès en course que j’ai réalisé ces derniers moi : la capacité à gérer. Tu te sens d’aller un peu vite, alors tu vas vite. Tu dois monter le sentier et est un peu fatigué, tu ralentis. Et puis c’est tout. Cela fonctionne bien, tu peines un peu mais tu récupères après, et tu peux au final aller bien plus loin.

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La flippe des nouveaux objectifs

La flippe des nouveaux objectifs

Oui je sais, j’ai dit que je m’en fichais, mais je suis  une personne un peu frustrée et aussi un tantinet ambitieuse quand même.

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Je dois dire que mon abandon des 20 Km de Paris l’an dernier m’a donné des leçons. Rappelez-vous, j’étais bien en forme, et bim, contracture qui a duré plusieurs semaines juste avant la course. Pas celle qu’il ne fallait pas viser trop haut, plutôt celle qu’il fallait y aller mollo. Parce que j’ai beaucoup avoir bien progressé depuis mes débuts où cracher mes poumons sur la terre bourguignonne, j’ai quand même du chemin à parcourir pour vraiment progresser.

Déjà parce que je suis une bonne fainéante. Non je vous assure. J’ai beau courir un peu, faire du yoga, essayer de faire du vélo en semaine, voilà je suis une fainéante. Même une bonne feignasse comme on dit dans le jargon.

En fait j’ai la flemme de m’entraîner. Du moins c’est ce que je me suis longtemps dit. D’ailleurs je me demande parfois si mon côté sportif hippie youhou on n’est là que pour le bien-être, n’était pas une simple traduction de ma tendance à la flemme.

Alors j’ai tourné en rond dans mon 38 m² avec balcon – non c’est pas vrai, y a trop de vélos ici, je ne sais pas où mettre les pieds – et je me suis dit que non, je pouvais progresser tout en y allant doucement. Et pourquoi pas après tout. D’ailleurs, puisque ma grande peur est de ne pas être assez préparée, pourquoi pas justement bien réfléchir sa préparation ? Enfin pas trop quand même, il ne faudrait pas qu’une préparation devienne une nouvelle source de stress. Tranquillou on a dit.

Après j’ai déjà couru 2 heures pour un trail, je peux bien faire 21,0975 bornes à plat quand même.

J’ai donc noté deux choses sur mon agenda :

  • 5 septembre : 10 Km Braderie de Lille
  • 25 octobre : Semi-Marathon du Bois de Vincennes

Au final voilà mon simple programme :

  1. guérir de ma sinusite (j’ai le cerveau qui explose, je pense avoir mis 3 heures à écrire ce billet),
  2. me faire 2 à 3 footing à semaine pour juste augmenter le kilométrage pendant 1 mois, me renforcer grâce au yoga, bosser mon endurance grâce au vélo en semaine
  3. commencer un entraînement pour de vrai.

 

2 ans de course à pied, et alors ?

2 ans de course à pied, et alors ?

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Les copains, je viens de réaliser que cela faisait 2 ans que j’avais commencé à courir.

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La première fois était le long d’une route bourguignonne. Sur cette même route, j’ai récemment fait le trail de Chevenon, en repassant exactement par la même route où j’avais 2 ans plus tôt craché mes poumons.

J’ai donc essayé de faire un peu le bilan de tout cela, et cela m’a fait réaliser ce qui me motivait réellement dans cette pratique.

Le poids

À mon avis, si mon objectif avait été de perdre des chiffres sur la balance, alors je n’aurais jamais continué à faire du sport. D’une part mon poids est resté absolument stable, d’autre part je hais la notion de régime. Être en meilleur santé oui, être plus affûté pourquoi pas, être tonique okay, mais perdre du poids en soir ne m’intéresse absolument pas. D’ailleurs, j’ai perdu 6 cm de tour de hanche, en gardant le même poids. Comme quoi…

Les courses

Je crois que je suis une grosse feignasse de la performance. Rien que l’idée de devoir courir plus vite me fatigue. D’ailleurs cela me gonfle carrément de me demander en combien de temps je vais courir le 10 Km du château de Vincennes qui arrive, ou encore le 10 Km l’Équipe qui aura lieu la semaine suivante. Je suis tellement en mode promenade que cela va totalement à contre-sens de ma pratique. Pourtant j’ai gagné sans réellement travaillé mon rythme 2 minutes au kilomètre. En ce moment, je commence à peine à m’entraîner sur des 30″/30″ pour éviter de penser au paysage qui se répète. Je m’amuse aussi à monter des cotes à fond histoire de moins souffrir en trail.

La régularité

Pour rester motivée, je ne pense pas à être motivée. Je fais et c’est tout. Je donne rendez-vous aux collègues pour une sortie en semaine, ou je me dis « dimanche matin je cours ». S’il faut que je me force, j’estime que ce n’est pas le bon moment. J’ai d’ailleurs des trous de plusieurs semaines dans mes activités, mais n’étant vraiment accro non plus, et sans réel objectif, cela ne me culpabilise pas.

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Globalement j’ai l’impression de ne pas trop être quelqu’un à qui il faut parler pour trouver des astuces motivation. Je risque de vous répondre avec un haussement d’épaules franchement pas encourageant. Cela me fait réaliser que pour rester motivée, il faut trouver la vraie raison qui me motive. Je ne veux pas me mentir, et je prends la course à pied pour ce qu’elle a à me donner, et ce qui m’est accessible en fonction de ce que j’aime faire. Courir me détend, me donne une sensation de satisfaction réelle à la fin de chaque sortie, me permet de réfléchir, et aussi à visiter des paysages chouette. C’est une chouette promenade en plus vite, avec en plus le sentiment de prendre soin de soi.

Faut-il nécessairement défier ses amis pour se motiver ?

Faut-il nécessairement défier ses amis pour se motiver ?

Voilà un article que j’ai mis un peu temps à mettre en place, déjà parce qu’il a fallu que je réfléchisse un peu au sujet. Je me suis finalement décidée à vous demander votre avis.

Source : National Library of Ireland on The Commons

C’est une réflexion qui m’est venue lors de la présentation à Paris du projet Check Point Race. Pas bien emballée déjà par l’idée de compétition virtuelle, je me suis quand même gentiment présentée à cette conférence power point autour d’un apéritif au Café de la Presse. C’était le même jour qu’une sortie #BoostBastille dans le QG de l’équipe star de l’opération Adidas, grosse ambiance de running festif en perspective.

Le principe de Check Point Race consiste à une inscription pour une équipe. Cette équipe doit courir et collecter des points grâce à une application en ligne. Ensuite des personnes peuvent être « supporters » en faisant gagner des points, mais ne font pas partie de l’équipe. Ensuite il y a une phase qualification dite internationale. Les meilleurs équipes dans différents pays sont sélectionner pour une course dans les Alpes, retransmise en ligne.

Il y avait alors quelques points marketing qui m’avaient troublées, des arguments qui semblaient à la fois décisifs et bancales :

Personne n’a fait une course où tout le monde est au même niveau

> Stramilano 10 Km, quasi toutes les courses locales en France, et autres monuments événementiels comme La Parisienne.

J’ai eu l’idée de Check Point Race lorsque mes amis sont partis courir, alors que je devais rester avec leurs femmes.

> La fréquentation de femmes semble être dévalorisante. On perd son statut de mâle alpha ?

Une course enfin accessible à tous […] il faut être capable de courir au moins un semi-marathon.

> Ah oui, le semi-marathon, je sais que ce n’est qu’un semi mais ce n’est pas accessible en claquant des doigts non plus.

Mais mettons de côté un discours peut-être un peu maladroit, et une idée qui n’avait l’air aussi claire que prévue, ainsi que le manque d’envie pour moi de payer un dossard pour une potentielle qualification, avec une campagne de crowdfunding en même temps, je me suis posée autre question.

Doit-on vraiment être en compétition avec ses amis ?

Le premier défi est de battre ses copains.

Hormis le fait que je trouve cela plutôt malsain de former une équipe pour être le plus fort de cette équipe, pourquoi faut-il toujours qu’on passe par une gamification compétitive quantitative ?

C’est plutôt cool de voir les activités de ses amis sur les réseaux sociaux. Je trouve que c’est là qu’on arrive à se motiver entre nous. Avec Fleur, nos mecs nous trouvaient « zinzins » parce qu’on s’envoyait des messages sur Facebook : « J’ai couru 40 minutes, t’y vas toi ? » – « Ouais je mets mes chaussures là ! ». Je crois qu’ils s’y sont faits.
Il s’agit d’un truc tout bête mais ça crée une émulation suffisante. C’est comme lorsque tu vois ta pote tricoter, t’as bien envie d’apprendre parce qu’elle fait des trucs vraiment chouettes.

Noter les choses de manière quantifiée est nécessaire, il faut bien un indice de mesure. Et puis on ne se le cache pas, la course à pied se calcule en allures, en kilomètres, en temps de parcours… Pas de tabou donc.

En réalité je me pose la question du classement pour le loisir. Nike+ nous fait un classement avec les potes en fonction du nombre de kilomètres et du nombre de sorties par semaine. Cependant il n’y a jamais de messages « va battre telle personne », toujours des défis personnels. Je préfère pour ma part Strava pour le côté multisport. C’est plutôt encourageant de voir que des personnes bougent, on a envie de bouger aussi parce que cela met en place une dynamique. Mais jamais de classement, à part un bref tableau de comparaison de ses perf’ par rapport à celle de quelqu’un dont on consulte le profil afin de se situer. D’ailleurs j’ai bien rigolé en me comparant à Kilian Jornet !

Mais pourquoi vraiment, devrais-je battre mes potes pour être contente de ma séance de course à pied ? J’ai cité Check Point Race parce que c’est de là que partait mon idée, mais je constate que c’est une tendance assez globale. Est-ce que se comparer sans cesse à son copain qui a fait 10 ans d’athlé, pendant que t’as commencé à courir il y a 5 mois ne peut pas être aussi un facteur de démotivation ?

Vous en pensez quoi ?

 

Ne pas confondre non pratique sportive et sédentarité

Ne pas confondre non pratique sportive et sédentarité

Lectrice de publications autour de la pratique sportive, de multiples conseils pour rester motivée, je constate une forme de scission entre ceux qui font du sport et ceux qui n’en font pas. Comme s’il fallait nécessairement être ennemis, il y a un mouvement à mi-chemin entre le fait que ne pas faire du sport est nécessairement un manque d’organisation, et un constat simple qu’on n’a pas forcément envie de faire du sport.

Oui il est vrai qu’une activité physique régulière est conseillée pour la santé de tous : bienfaits cardio-vasculaires, lutte contre le surpoids et l’obésité, action déstressante, etc. Il n’est pas nécessaire de courir 50 Km par semaine, et encore moins de soulever de la terre tous les jours. On parle bien ici d’une activité physique. Alors faut-il que cela soit nécessairement du sport ?

Les chiffres sur la pratique sportive en France délivrés par le Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, nous amènent quelques constats. Mais comme toutes les études, et toutes les statistiques, il convient de les interpréter.

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Fréquence de la pratique sportive au cours de l’année 2013, « Chiffres clés du sport 2013 », publié en juillet 2014, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports.

Dans le terme « pratique exclusivement pendant les vacances », je comprends la partie de badmington familiale au bord du lac, les sorties en vélos pendant ses congés, ou encore la randonnée anuelle à la montagne. Le chiffre de 65% des répondants qui pratiquent une activité sportive au moins une fois par semaine est à mon avis loin d’être négatif.

Voici d’ailleurs la liste des activités déclarées.

Principales activités sportives ou physiques déclarées, "Chiffres clés du sport 2013", publié en juillet 2014, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports.
Principales activités sportives ou physiques déclarées, « Chiffres clés du sport 2013 », publié en juillet 2014, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports.

Oui la marche loisir et le vélo utilitaire, la pétanque, et la baignade sont considérés comme de réelles activités physiques. Ainsi, lorsque vous vous promenez une heure, une fois par semaine avec vos enfants, nous pouvons considérer que vous pratiquez une réelle activité physique. Pas besoin de brûler 400 calories à la demi heure, il suffit de bouger. N’est-ce pas justement le sens réel de ne pas être sédentaire ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la sédentarité est le quatrième facteur mondial de décès.

En 2013, une étude OpinionWay de l’Observatoire de la santé Le Figaro-Weber Shandwick se voulait alarmante sur la pratique sportive des Français. Selon cette étude, 12% des Français disent pratiquer au moins 2 heures de sport par semaine. Il y aurait 88% des Français qui disent approuver le fait qu’une activité sportive est bénéfique pour la santé, mais que 12% d’entre eux ne sont pas des larves. Malheureusement cette étude ne semble pas selon l’article paru dans le Figaro définir d’abord ce qu’elle considère comme étant une activité sportive.

promenade-boisOr, j’imagine de nombreux cas où des personnes non sédentaires ne vont pas déclarer qu’elles pratiquent du sport. Il suffit de penser aux personnes qui ont déjà un métier physique : BTP, agriculture, ouvriers, techniciens logistiques, etc. Et bien-sûr, il y a aussi des personnes qui piétinent toute la journée : corps enseignants, commerçants, facteur, etc. Parmi ces personnes, il y en a qui ne pratiquent pas de sport an sens du footing/natation/sport en salle. Cependant on ne peut pas réellement les considérer comme étant sédentaires.

Par ailleurs l’OMS déclare dans ses conseils en terme d’activité physique :

Pour les adultes âgés de 18 à 64 ans, l’activité physique englobe notamment les loisirs, les déplacements (par exemple la marche ou le vélo), les activités professionnelles, les tâches ménagères, les activités ludiques, les sports ou l’exercice planifié, dans le contexte quotidien, familial ou communautaire.

Ma conclusion est donc là. Ce blog tient un peu de journal de motivation entre Flou et moi pour qu’on se motive à avoir des activités physiques ludiques dans lesquelles nous nous épanouissons. Pour ma part je suis surtout à la recherche d’un équilibre dans mon quotidien et le sport est une des manières que j’ai pour m’épanouir, être satisfaite de moi-même.
Cependant nous serons les premières à dire que pétrir une brioche pour ses amis le dimanche après-midi, c’est une vraie activité physique ! De la même manière, privilégiez la marche à pied entre deux arrêts de métro a bien plus de bénéfice qu’on peut le croire.

Alors si vous avez envie de prendre une bonne résolution et de vous mettre au sport, allez-y et profitez en pour choisir une activité qui vous plaise vraiment. Vous n’avez aucunement besoin de suer à en tremper vos vêtements pendant 1 heure. Faîtes le si vous aimez ça ! Mais ne le cherchez pas forcément à tout prix. Jouez au foot avec vos collègues, faites une partie de ping pong le week-end avec vos parents. En somme, mangez et bougez !

Une forme de sérénité du sport, c’est possible ?

Une forme de sérénité du sport, c’est possible ?

Reprendre le sport, sous-entend qu’on a un jour commencé et qu’on a eu un moment d’arrêt. Je crois que la première fois où je me suis sentie vraiment à l’aise dans une activité sportive, c’était en escrime. Je n’étais ni forte ni pas forte, j’avais un niveau plutôt correct même s’il y avait plusieurs personnes bien meilleures que moi au club. Cependant j’avais le sentiment d’avoir trouvé ma place. J’étais dans ma catégorie, dans mon niveau, et je m’y épanouissais tranquillement pour m’améliorer sans pression ni frustration. J’ai fait quelques compétitions, sans vraiment gagner, mais j’étais tout à fait satisfaite tout de même. Un jour j’ai même fini 6e de Seine-et-Marne, grande satisfaction !

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Puis une épiphysite (maladie qui atteint le cartilage des vertèbres), les études supérieurs… j’ai eu le coup de mou que beaucoup traversent. J’allais cependant à la piscine pour muscler mon dos et je faisais du vélo, je n’étais pas si sédentaire que ça !

Il y a deux ans, je me suis mise en tête que j’allais reprendre une activité sportive. Pas du tout une résolution de début d’année, ça m’a prise un jour au printemps. Je suis allée à la piscine, puis j’y suis retournée jusqu’à nager 1h sans sourciller. Sauf que la piscine ça me saoule un peu, juste parce que je déteste les courants d’air dans les vestiaires. Alors j’ai fini par tenter la course à pied en plein hiver dans la campagne bourguignonne sur un terrain vallonné. J’ai tenu, j’ai progressé, mais j’étais surtout souvent déçue.

Mais déçue de quoi au juste ? De ne pas progresser assez vite, de ne pas avoir une silhouette fit, de me trouver un peu nulle par rapport à mes amis ? Sans doute étais-je déçue un peu de tout cela à la fois.

En septembre, je me suis blessée. CRAC, contracture folie, chaque effort me valait de transformer mes jambes en véritables poteaux douloureux. Je me suis donc arrêtée un bon mois, sans rien, même pas un peu de yoga. Puis j’ai repris doucement sans même y penser, sans même me dire « vas y mollo ». Un jour je me suis réveillée et j’ai voulu faire du yoga, j’ai fait du yoga. Plus tard j’ai eu envie de courir, et je suis allée courir. C’est tout.
Pas de programme, pas de plan d’entraînement, pas d’objectif de sorties minimum par semaine… Rien. Soudainement je me suis rendue compte grâce à mon journal que je faisais du yoga 2 à 3 fois par semaine, et que je courais 2 fois par semaine.

Tranquillou quoi. Quand j’ai envie, j’y vais, quand je n’ai pas envie, je n’y pense même pas. Et cela fonctionne assez bien chez moi.

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Et soudainement, je me suis rendue compte que je courais sans difficulté bien plus vite qu’il y a 1 an, et que debout je touchais le sol avec mes mains.

Après réflexion, j’ai le sentiment d’avoir atteint une forme de sérénité dans mon approche du sport. J’ai réalisé que je ne voulais pas vraiment faire du sport, mais plutôt m’épanouir dans des activités qui me plaisent vraiment, et parmi elle, il y a la pratique sportive.
Parce que cela donne de l’endorphine, on décompresse, on se dépasse, on se force à prendre le temps, on prend soin de sa santé. En fait, on s’aide aussi à être plus heureux.

#tranquilloucrew

 

J’ai testé pour vous : courir en écoutant un livre

J’ai testé pour vous : courir en écoutant un livre

Je sais, j’ai dit que j’aimais bien me faire chier. Mais au-delà d’apprécier des moments de solitude où j’ai le temps de m’ennuyer, j’aime aussi optimiser mon temps et faire des expériences avec ma tête. Concrètement, je me suis posée des questions sur l’élasticité du temps quand on court.

Ouah, comment elle frime avec ses mots l’autre !

Récemment j’ai voulu essayer de me distraire avec de la musique. Au bout d’une demi-heure, j’ai tendance à me demander ce que je fais là. Au bout de 45 minutes, j’ai envie de me dire que ça a suffit pour aujourd’hui. Pire, au bout de 50 minutes, il m’arrive parfois de me trouver particulièrement con de faire des tours de lac, même si c’est un lac d’un périmètre de presque 2 Km.

Mon iPod dans la poche, écouteurs dans les oreilles, j’ai commencé à défiler une playlist improvisée en mode aléatoire. De toute façon j’ai le bidule shuffle sans écran ni rien, alors je n’ai pas gande idée de ce que je vais écouter. Seulement lorsque tu arrives à avoir une boucle complète te faisant revenir à la même chanson qu’au début, soudainement tu as l’impression d’avoir couru depuis une éterniiiiiitéééé. Non ça fait 15 minutes, mais c’est quoi cet algo de lecture aléatoire ?

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Alors je suis allée du côté d’iTunes et j’ai acheté un livre audio pas cher : La Métamorphose, de Franz Kafka. Cela tombait bien car cela faisait un bon moment que je l’avais dans ma liste de lecture, alors pourquoi ne pas l’écouter ?

J’avais assez d’appréhension, la première étant que je n’arrive pas à apprécier un livre audio parce que la manière contée ne correspondrait pas à ma façon de lire. J’y ai réfléchi, et je ne sais pas trop s’il y a une voix intérieure dans ma tête pendant que je lis, ou si j’aspire seulement les idées dans les phrases. Finalement ce livre lu par François Hatt (audiolib.fr) est une bonne surprise.

Ma seconde crainte est d’être déçue par le lecteur. Comme si mon appréciation du livre était dépendante de la personne qui le lit, et que si je m’ennuie, cela va durer plusieurs heures alors que j’aurais pu l’adorer en le lisant normalement.

J’écoute tranquillement, comme si un camarade de course me parlait, et j’enregistre sans vraiment de difficulté les informations reçues. J’ai même l’impression que cela s’imprime assez bien dans ma mémoire.

Mon ressenti final est donc bon. C’est pour moi beaucoup moins répétitif que la musique car on est dans la totale découverte. Je pense retenter l’expérience avec d’autres livres audio !

Edit : Merci José lecteur assidu pour avoir partagé sur notre page Facebook son bon plan de littérature audio gratuit ! > http://www.litteratureaudio.com/

On court vers 2015 !

On court vers 2015 !

Hop hop, on vient à peine de passer 2014, et on fonce déjà à travers 2015. NoHipsterGirls.fr ayant été créé fin 2013, c’est finalement aussi son anniversaire !

Depuis le lancement de notre blog de relation sportive à distance entre Paris et Milan, il s’est passé plein de choses. On a testé des sports, on nous a croisées dans un cours de zumba, on s’est mises au yoga, et on a continué à courir. D’ailleurs, il semble que ce soit à la course à pied qu’on s’attache le plus, c’est sûrement parce qu’on aime visiter les lieux en courant !

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Il y a également eu plusieurs événements : Foulées charentonnaises, Stramilano (la seule et l’unique !), 10 Km L’Équipe, Color Run… On a même eu l’intervention d’une marathonienne prof de yoga, et de Fizette qui n’a pas froid aux yeux avec le Mud Day et le Ch’ti délire !

En tous les cas, nous vous remercions avec un grand R (ça ne veut rien dire, ouais) pour tous vos commentaires et vos échanges ! Si vous avez quelques secondes, pensez à suivre notre page Facebook !

Et surtout, bonne année !!

C’est cool de s’ennuyer

C’est cool de s’ennuyer

On traverse au quotidien des petits hauts et des petits bas. Des fois on a une petite fatigue, une douleur qui justifient largement de repousser sa séance de sport au jour suivant. Je ne parle pas de la petite flemme ou du « kof kof je tousse » improvisé. Mais j’ai toujours pensé qu’il valait mieux courir plus tard plutôt que de se dégouter. C’est ma philosophie du tranquillou qui veut ça. En fait j’ai remarqué que j’aimais vraiment faire du sport, et que ce n’était pas pour les mêmes raisons que d’autres personnes.

Chacun son truc, chacun son sport en fait. Récemment j’ai résilié mon abonnement à la salle de sport dans laquelle je ne me reconnaissais pas vraiment. Les activités indoor ce n’est pas trop mon truc, et le « no pain no gain » ou « faut brûler le plus de calories possible » ne sont pas vraiment des trucs auxquels je suis sensible. Mais bon, j’ai essayé ! Alors quand j’ai annoncé ça au coach et qu’une femme a entendu, elle m’a dit « aller, il faut reprendre goût au sport, il ne faut pas arrêter ! ».
Bon madame t’es gentille, mais qui te dit que je vais arrêter de faire du sport ? J’ai réalisé que dans son esprit, salle de sport = sport, pas salle de sport = pas de sport. Du coup ne pas vouloir aller en salle de sport était forcément pour elle une perte totale de motivation.
Et quand je dis que je préfère courir toute seule dans le silence avec personne, cela paraît encore plus bizarre.

Je crois les potes, que j’aime bien me faire chier.

ennui Alors que je déteste ne rien faire, même, ça m’énerve, j’aime bien m’ennuyer soit avoir une activité qui ne sert pas à grand chose mais qui n’est pas très contrariante. C’est sans doute pour ça que j’aime marcher longtemps sans trop savoir où je vais, que je n’ai pas de problème à attendre le prochain métro (dans 3 minutes les mecs, ça sert à rien de courir), et que j’aime passer 1 heure dehors à courir bêtement en rond dans un parc. J’ai conscience aussi que cela peut paraître particulièrement ennuyeux et une principale raison de lâcher l’affaire.

Je lis pas mal de littérature sportive où ça parle d’astuces pour booster la motivation : musique, exercices hardcores, trucs pour brûler 500 calories en 15 minutes, des défis en tous genres. C’est marrant, mais c’est comme si les choses censées motiver me démotivaient encore plus !

Ma conclusion est que j’aime m’ennuyer. J’ai l’impression de courir partout tout le temps : entre la cuisson des pâtes et le cadeau à emballer, entre le rendez-vous chez le médecin et le rapport à rendre à son client. Alors finalement, m’emmerder à prendre l’air simplement pour me concentrer sur quelque chose qui ne sert à rien, c’est particulièrement satisfaisant !

Mais entre ennui et routine pantouflarde, il y a une différence. Des plans d’entraînement et des objectifs me permettent d’agrémenter ma pratique sportive.

Finalement, chacun son truc.
Sur ce, j’ai 1 heure à tuer, je vais aller faire un footing !