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Le jour où j’ai su gérer mon effort

Le jour où j’ai su gérer mon effort

J’admets que depuis le semi-marathon, je suis un peu feignasse des orteils. Je bouge assez peu mes fesses, préférant plus de marche que de course. Il y a des périodes comme ça…

C’est aussi parce que je n’ai pas d’objectif avant le 10 Km de Lille en septembre. J’en profite alors pour courir un peu juste par plaisir, c’est-à-dire quand j’en ai envie, et profiter de ces moments à ma manière.

J’aime bien comparer ma situation actuelle à mes débuts en course à pied. Trois ans sont passés, et c’est assez intéressant. Finalement je suis passée d’une loque sans motivation, à quelqu’un de quasi contente de s’inscrire à un semi-marathon. Le monde change… ou bien je vieillis/mûris ? Va savoir.

Ces temps-ci j’apprends à ma chienne à courir avec moi. Pas d’inquiétude, elle sait très bien courir. Ce chien ne talonne pas, a une foulée facile, et est capable de pointe de vitesse impressionnante. Le tout est de s’assurer qu’elle court bien AVEC moi.

Première sortie en campagne donc, 40 minutes en petit trot. Le chien a géré, et moi aussi. En fait, je ne me suis pas posée une seule question quant à mon envie ou ma motivation pour réaliser un effort physique. Je l’ai juste fait, variant mon allure selon le relief et les réactions du chien. On fait de la course, mais il faut bien que je la laisse faire pipi si elle a soudainement envie. Je ne suis pas une tortionnaire !

Une fois rentrées, je regarde un peu ma montre et réalise que j’ai réussi à gérer.
C’est à mon avis le vrai progrès en course que j’ai réalisé ces derniers moi : la capacité à gérer. Tu te sens d’aller un peu vite, alors tu vas vite. Tu dois monter le sentier et est un peu fatigué, tu ralentis. Et puis c’est tout. Cela fonctionne bien, tu peines un peu mais tu récupères après, et tu peux au final aller bien plus loin.

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Les 10 Km de Lille, objectif frites ! (Compte-rendu – Uty)

Les 10 Km de Lille, objectif frites ! (Compte-rendu – Uty)

J’ai presque manqué le 10 Km de Lille. Pas pour une blessure, une fatigue, ou un gros rhume, mais tout simplement parce que j’ai été à deux doigts de rater mon train. Fort heureusement, cette course pour monter à temps dans le TGV fut une sorte d’échauffement pour la course qui eut lieu le lendemain soit le samedi 5 septembre 2015.

Mon objectif : Manger des frites.
10Kmlille

J’ai fait deux courses officielles en juin : les 10 Km du Château de Vincennes, et les 10 Km L’Équipe. Après une petite pause, je me suis remise à m’activer sportivement avec des trajets quasi-quotidiens en vélo, beaucoup plus de vélo en général, et des sorties hebdomadaires régulières en course à pied. Gros programme, mais programme détente. Je n’ai jamais rien forcé, même si j’ai fait quelques séances de fractionnés en mode 10 fois 30″/30″. Au final, en terme de course à pied, j’ai surtout couru avec mes collègues en suivant le groupe voir même en mode un peu feignasse.

Kiffitude totale donc, je m’inscris au 10Km de la braderie de Lille… excuse totalement bidon pour aller me gaver de frites et voir les copains. Pas d’entraînement spécifique pour cet événement, hormis le fait de continuer une activité régulière afin d’apprécier le moment.

Sortie de zone de confort

Viennent les dernières sorties avant la course. Je n’avais à ce moment pas couru seule depuis des lustres, et sens que quelque chose se passe. Je cours vraiment beaucoup plus facile, me disant que les longues sorties en vélo n’y sont pas pour rien. Je lâche donc le groupe pour terminer 1,5 Km à 5’50″/Km. Pour moi, c’est inouï, je restais calée jusque là entre 7’00″/Km et 8’00″/Km par confort. Soudain je me rends compte que je peux aller plus vite, et que la seule chose qui manquais, c’était d’essayer. Un peu surprise pas ces nouvelles capacités, je commence à me demander si je ne pourrais pas battre un record personnel à Lille.

La course

Comme d’hab, j’arrive pile poil avant le départ et me place en arrière de peloton. J’avais alors décidé la veille d’adopter la stratégie suivante : courir facile les 3 premiers kilomètres, accélérer un peu en suite et voir si ça tient, ne pas m’arrêter au ravito mais juste attraper de l’eau, accélérer encore si j’y arrive, ralentir si jamais cela ne tient pas, aller à fond sur les 2 derniers kilomètres si je le sens bien.

10:45 – Tiens, la course commence

10:47 – Je passe la ligne de départ. Ouah, ça va vite pour passer la ligne, ça change.

11:05 – Dis donc, je vais peut-être un peu vite, mais ça va. Aller je regarde si ça tient 10 minutes sinon je ralentis.

11:10 – Ça va en fait, tiens j’ai presque fait la moitié. Mais ils sont fous ces gens à poser des faux stands de braderie au milieu de la course.

11:20 – Un virage en tête d’épingle, ah mince, je me bloque toute seule. Je suis obligée de marcher/trottiner, je suis dans un entonnoir magnifique.

11:21 – Mince le ravito, mais vous arrêtez pas en prenant toute la largeur roh. Oh une bouteille, je l’attrape et bois une petite gorgée, garde la bouteille.

11:23 – Punaise mais cet arrêt de quelques secondes m’a cassé les jambes. Ah ça m’énerve.

11:30 – Je bois une nouvelle gorgée d’eau, cela commence à aller de nouveau mieux.

11:35 – J’entame les deux derniers kilomètres. Ça va plutôt bien en fait, j’accélère.

11:40 – Oula mais je vais vite : PUNAISE UN MEC EN VÉLO AU MILIEU DU CHEMIN QUI ATTEND COMME UN IDIOT EN TRAVERS DE LA COURSE.

11:47 – La rue est super serrée, il y a beaucoup trop de monde de chaque côté qui ne cherche qu’à traverser. J’entends les bénévoles et des policiers mettre en garde les personnes cherchant à traverser.

11:48 – Aller tant pis, j’accélère, j’ai envie d’accélérer. J’adore cette sensation de vitesse, je pourrais faire ça pendant des heures. Je vois la ligne d’arrivée !

11:52 – J’ai fini ! Elles sont où les frites ? Mais pourquoi me donne-t-on une médaille du semi-marathon ?

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Résultats :

J’ai battu mon record personnel en course officiel de 6 minutes. Le précédent était de 1:11 au 10 Km du Château de Vincennes, il est aujourd’hui de 1:05. Mon temps officiel pour la course est de 1:05:18. Je suis réellement contente de moi, et me dis que je peux faire mieux en gérant mieux la logistique soit, par exemple, en ne pas me faire immobiliser par la foule dans un virage.

La prochaine fois, je passe sous l’heure ! Chiche ?

Mieux courir avec une bonne préparation physique

Mieux courir avec une bonne préparation physique

La “Préparation Physique Générale” (PPG) : ce terme barbare désigne un type de séance qui vous permettra de courir plus économiquement et plus aisément. Tour d’horizon d’une séance originale et efficace, à insérer dans votre planning hebdomadaire, avec DecathlonPro !

Ambiance du 10 Km L'Équipe 2013
Ambiance du 10 Km L’Équipe 2013

Pourquoi ?

La préparation physique générale est constituée d’enchaînements d’exercices. Ils peuvent permettre de terminer un échauffement avant une séance de fractionnés. Une séance complète (1h à 1h30) permettra d’améliorer votre posture pendant votre course, en vous renforçant musculairement, en consolidant vos appuis et en améliorant votre coordination. Une meilleure foulée est plus économique, et donc plus efficace pour la course !

Quand ?

La préparation physique générale peut se faire tout au long de l’année. Avant un fractionné, vous pouvez effectuer 4 ou 5 exercices pour terminer un échauffement. Vous pouvez aussi faire une séance de préparation physique complète une fois par semaine. Ce type de séance est primordial après une longue coupure (typiquement après la coupure estivale). Ci-dessous, un exemple de séance complète.

Comment ? Un exemple de séance complète

Une séance de PPG complète peut durer d’1h à 1h30. Après un échauffement de 15 à 20 minutes en footing, faites les exercices suivants (vous pouvez alterner, modifier ou répéter ces exercices comme vous le souhaitez). Pour tous les exercices en mouvement, faites l’exercice sur une cinquantaine de mètres et pensez à la coordination des bras. Récupérez une trentaine de secondes entre chaque exercice. Au fur et à mesure de votre progression, répétez les exercices plusieurs fois.

Montées de genoux : l’exercice classique mais indispensable. Gardez le corps bien aligné et montez les genoux au maximum.

Talons fesse : exercice aussi très classique. Ramenez le talon vers la fesse rapidement.

Foulées tractées (ou course jambes tendues) : des petits pas jambes tendues, en ramenant les pointes vers soi.

Foulées bondissantes : de grandes foulées, les genoux bien montés en poussant vers l’avant et vers le haut.

Montées d’escaliers : si vous avez un escalier à proximité, montez le en montant les genoux. Ne cherchez pas à aller vite mais veillez à avoir une posture droite.

Fentes avant : sans courir, faites les plus grand pas possible (le genou arrière doit presque toucher le sol). Ramenez la deuxième jambe, et ainsi de suite.

Exercices de fréquence : disposez une vingtaine de lattes avec des petits intervalles (par exemple la longueur de votre chaussure). Faites de petits pas les plus rapides possibles, cette fois-ci sans monter les genoux.

Sauts : installez 6 à 8 cerceaux en quinconce, et faites de petits sauts de l’un à l’autre, en fléchissant les genoux à l’atterrissage.

Corde à sauter : faites des sauts à la corde pendant 30 secondes à une minute.

Demi squats : en position statique, fléchissez les jambes jusqu’à mi-hauteur. Maintenez cette position pendant 30 secondes à 1 minute.

Gainage : allongé face au sol, positionnez-vous sur vos avant-bras et sur vos pointes de pied. Veillez à rester bien droit. Maintenez la position pendant 30 secondes à 1 minute

Abdominaux : faites des séries d’abdominaux classiques de 20 à 50 mouvements.

Pompes : les bras sont aussi importants pour la course ! Commencer par faire des séries de 10 pompes, puis augmentez petit à petit la durée du travail.

Pour terminer cette séance, étirez-vous pour mieux récupérer.

 


 

A propos de DecathlonPro

Decathlon Pro distribue tout le matériel dédié aux besoins des professionnels du sport, entraîneurs et éducateurs : matériel d’entraînement (cônes & plots, jalons, etc.), de rangement (chariots et sacs à ballons, armoires, etc.), ainsi que le

nécessaire pour équiper les salles et terrains de sport (tapis de gym, buts, poteaux, etc.)

Article invité

Faut-il nécessairement défier ses amis pour se motiver ?

Faut-il nécessairement défier ses amis pour se motiver ?

Voilà un article que j’ai mis un peu temps à mettre en place, déjà parce qu’il a fallu que je réfléchisse un peu au sujet. Je me suis finalement décidée à vous demander votre avis.

Source : National Library of Ireland on The Commons

C’est une réflexion qui m’est venue lors de la présentation à Paris du projet Check Point Race. Pas bien emballée déjà par l’idée de compétition virtuelle, je me suis quand même gentiment présentée à cette conférence power point autour d’un apéritif au Café de la Presse. C’était le même jour qu’une sortie #BoostBastille dans le QG de l’équipe star de l’opération Adidas, grosse ambiance de running festif en perspective.

Le principe de Check Point Race consiste à une inscription pour une équipe. Cette équipe doit courir et collecter des points grâce à une application en ligne. Ensuite des personnes peuvent être « supporters » en faisant gagner des points, mais ne font pas partie de l’équipe. Ensuite il y a une phase qualification dite internationale. Les meilleurs équipes dans différents pays sont sélectionner pour une course dans les Alpes, retransmise en ligne.

Il y avait alors quelques points marketing qui m’avaient troublées, des arguments qui semblaient à la fois décisifs et bancales :

Personne n’a fait une course où tout le monde est au même niveau

> Stramilano 10 Km, quasi toutes les courses locales en France, et autres monuments événementiels comme La Parisienne.

J’ai eu l’idée de Check Point Race lorsque mes amis sont partis courir, alors que je devais rester avec leurs femmes.

> La fréquentation de femmes semble être dévalorisante. On perd son statut de mâle alpha ?

Une course enfin accessible à tous […] il faut être capable de courir au moins un semi-marathon.

> Ah oui, le semi-marathon, je sais que ce n’est qu’un semi mais ce n’est pas accessible en claquant des doigts non plus.

Mais mettons de côté un discours peut-être un peu maladroit, et une idée qui n’avait l’air aussi claire que prévue, ainsi que le manque d’envie pour moi de payer un dossard pour une potentielle qualification, avec une campagne de crowdfunding en même temps, je me suis posée autre question.

Doit-on vraiment être en compétition avec ses amis ?

Le premier défi est de battre ses copains.

Hormis le fait que je trouve cela plutôt malsain de former une équipe pour être le plus fort de cette équipe, pourquoi faut-il toujours qu’on passe par une gamification compétitive quantitative ?

C’est plutôt cool de voir les activités de ses amis sur les réseaux sociaux. Je trouve que c’est là qu’on arrive à se motiver entre nous. Avec Fleur, nos mecs nous trouvaient « zinzins » parce qu’on s’envoyait des messages sur Facebook : « J’ai couru 40 minutes, t’y vas toi ? » – « Ouais je mets mes chaussures là ! ». Je crois qu’ils s’y sont faits.
Il s’agit d’un truc tout bête mais ça crée une émulation suffisante. C’est comme lorsque tu vois ta pote tricoter, t’as bien envie d’apprendre parce qu’elle fait des trucs vraiment chouettes.

Noter les choses de manière quantifiée est nécessaire, il faut bien un indice de mesure. Et puis on ne se le cache pas, la course à pied se calcule en allures, en kilomètres, en temps de parcours… Pas de tabou donc.

En réalité je me pose la question du classement pour le loisir. Nike+ nous fait un classement avec les potes en fonction du nombre de kilomètres et du nombre de sorties par semaine. Cependant il n’y a jamais de messages « va battre telle personne », toujours des défis personnels. Je préfère pour ma part Strava pour le côté multisport. C’est plutôt encourageant de voir que des personnes bougent, on a envie de bouger aussi parce que cela met en place une dynamique. Mais jamais de classement, à part un bref tableau de comparaison de ses perf’ par rapport à celle de quelqu’un dont on consulte le profil afin de se situer. D’ailleurs j’ai bien rigolé en me comparant à Kilian Jornet !

Mais pourquoi vraiment, devrais-je battre mes potes pour être contente de ma séance de course à pied ? J’ai cité Check Point Race parce que c’est de là que partait mon idée, mais je constate que c’est une tendance assez globale. Est-ce que se comparer sans cesse à son copain qui a fait 10 ans d’athlé, pendant que t’as commencé à courir il y a 5 mois ne peut pas être aussi un facteur de démotivation ?

Vous en pensez quoi ?

 

La pratique du sport comme signe de qualité de vie ?

La pratique du sport comme signe de qualité de vie ?

Mais comment trouve-t-on les moyens et le temps de faire tout cela ? Avoir du temps, c’est aussi se le donner. Parfois on priorise une chose, on en délaisse une autre, on substitue des choses prévues par d’autres. Du temps on en a tous tout autant, on le consomme simplement autrement.

Je n’ai pas le sentiment de faire beaucoup de sport. Régulièrement peut-être, beaucoup non. J’ai beau apprécié cela, j’aime tout autant (ou plus) rester sur mon canapé et faire la sieste.

Parmi le temps que j’ai, je consacre une partie à pratiquer une activité sportive. Je vois ça plutôt comme un prétexte à l’évasion. Après tout courir c’est faire une promenade active, faire du vélo en salle ça peut être se défouler. La part de dépassement de soi apporte aussi beaucoup de satisfaction. On se sent plus fort dans cette pratique et finalement aussi dans la vie !

Petite pause d'Uty sur un parcours de trail au Mont-Dore... sous la pluie !
Petite pause d’Uty sur un parcours de trail au Mont-Dore… sous la pluie !

Pourtant bien que je ne pratique pas tant cela, je me rends compte que je pratique tout de même beaucoup plus que d’autres. Chacun ses loisirs, pas de remord à ne pas avoir envie de faire du sport !

En réalité, je me suis rendue compte que j’en faisais surtout depuis que j’avais amoindri mes temps de transport, et que je n’étais plus plus obligée de travailler en plus le soir pour subvenir à mes besoins quotidien. Ma pratique sportive est finalement devenu un indicateur de ma qualité de vie : moins d’obligation, plus de temps, plus de temps à accorder à faire du sport par simple plaisir.

C’est tout bénèf’, comme qui dirait. Car en ayant du temps pour avoir une activité physique régulière, j’améliore aussi mon état de santé, je l’entretiens. Depuis que je cours régulièrement, je fais beaucoup moins d’asthme. Depuis que je pratique du yoga et du renforcement musculaire plus généralement, j’ai beaucoup moins mal au dos. Le bénéfice anti-stress m’aide également à prendre les choses de manière plus sereine, et les petites épreuves qu’on passe dans une pratique sportive pour progresser sont des schémas qu’on affronte en réalité au quotidien.

Alors le sport, possible critère d’un indicateur de qualité de vie ?

La différence entre la petite et la grosse douleur

La différence entre la petite et la grosse douleur

Aïe aïe aïe, ces trois mots résument mon dernier mois d’entraînement. Après un pic de motivation au 2e mois et des performances vraiment améliorées, j’ai commencé à ressentir des douleurs. Mais comment faire la différence entre une banale petite gène et une douleur alarmante ?

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Pour pousser petit à petit les limites de mon endurance, je suis passée par quelques moments douloureux. Mais cette petite douleur c’était juste « aller cocotte, 1Km en plus c’est pas la mort » ou « il fait beau, profites en pour courir un quart d’heure de plus ». Pousser mes limites, c’était aussi tout donner pendant une séance de TRX jusqu’à la fin en se disant que ce n’est que 45 minutes, et qu’après la satisfaction de soi-même est la meilleure des récompenses.

Cela a fonctionné, je suis passée en à peine 3 mois de 30 minutes de footing quand j’avais la forme, à 1h sans sourciller, puis 1h 20 sans que cela ne me paraisse insurmontable. Mes 10 Km étaient passés du statut de « truc de ouf » à celui de distance habituelle. Tandis que je courais 3 Km au début de l’été 2014 quand je n’étais pas en forme, maintenant ma petite forme arrive quand même à donner 8 Km. En faisant ce bilan, je me rends compte d’à quel point j’ai progressé. J’ai effectivement bien fait de faire confiance en mon entraînement, tout s’est passé comme prévu.

Puis un jour, j’ai eu beaucoup plus mal. Marcher en cote était douloureux, et 10 minutes de course m’ont récemment quasiment immobilisée. Le verdict est simple : contractures. Il parait que j’ai un machin dévié dans le genou. J’ai tenté de porter des manchons de compression aux mollets, puis j’ai réalisé que je réglais rien.

Comme pour le seul principe de tenir un objectif sportif (ça va y a pas mort d’homme), j’avais envie d’ignorer la douleur et je pense que c’est une bonne bêtise. J’ai commencé à me dégoûter un peu de la course à pied craignant la douleur.

En réalité avoir mal ne vaut pas le coup. Pourquoi continuer et se dégoûter pour une course qui a lieu tous les ans ?

Vous l’aurez compris, en ce moment c’est repos pour moi ! Je ne serai donc pas dimanche prochain sur la ligne de départ des 20 Km de Paris, mais je viendrai encourager les amis !

Bonne course ! 🙂

Compte-rendu sportif (Uty – Semaine 11)

Compte-rendu sportif (Uty – Semaine 11)

Je tiens à le dire, j’ai été une énorme fainéante cette semaine. Imaginez donc une limace doublée d’un bouledogue… c’était moi. J’étais en quelque sorte Jabba le Hutt ou Jabba le Forestier pour les connaisseurs. Plus sérieusement, comme beaucoup le savent il y a à Paris un sérieux épisodes de pollution. Cela se voix à l’oeil nu, cela se sent dans la gorge. Or je suis très sensible à ces choses là et je me demande d’ailleurs si ce n’est pas ce qui a fait que je me suis sentie peu à l’aise au niveau de la respiration. L’asthme les amis, ce n’est pas marrant.

Et comme j’étais sur le point de me blessée de nouveau avec mon périoste qui siffle, j’avais de toute façon décidé de me reposer un peu. Tu parles d’un repos, je me suis vautrée (au sens propre) et je me suis shootée au salbutamol !

Photo sans filtre de l'avenue Daumesnil à Paris, elle a l'air enfumée !
Photo sans filtre de l’avenue Daumesnil à Paris, elle a l’air enfumée !

– Lundi : Rien

– Mardi : Rien

– Mercredi : Bloquée dans le métro, je loupe honteusement mon cours de yoga

– Jeudi : Tennis le table le midi avec des collègues, et le soir je chute dans les escaliers. Mon pied s’est accroché à un bord de marche en montant, je tombe en avant. Mon genou gauche, mon tibia, et l’avant de ma cheville cognent contre les arrêtes des marches de béton. Rien de cassé, juste de très gros bleus.

– Vendredi : Je boite.

– Samedi : Rien

– Dimanche : L’air est respirable, il fait beau, je chausse mes baskets pour 35 minutes tranquille pour profiter. Et j’ai bien fait, car c’était génial. Au passage avec les bleus que j’ai, cette sortie a été une forme de test de résistance à la douleur.
5 Km
7’05 » /Km

Une semaine tranquille donc quasi excusée par l’actualité du moment et une grande part de poisse. Je me suis bien reposée et je suis prête à partir du bon pied.
Sur ce, je retourne glacer mes bobos !

Compte-rendu sportif (Flou – Semaine 10)

Compte-rendu sportif (Flou – Semaine 10)

C’est drôle, j’ai l’impression qu’avec Uty on a été à contre-courant la semaine dernière… Alors que je décidais justement de ne pas trop m’imposer d’objectifs (j’ai remarqué que quand je force un peu, une vilaine contracture au mollet droit a tendance à revenir), elle s’est mis la pression et n’est pas contente de sa semaine alors qu’elle a bien bougé, et moi qui ne suis allée courir que 2 fois, ça m’a semblé étonnement facile et je n’avais pas si bien couru depuis longtemps! Comme quoi, il vaut mieux parfois se faire confiance et ne pas trop forcer…

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Compte-rendu sportif (Uty – Semaine 10)

Compte-rendu sportif (Uty – Semaine 10)

Je fus particulièrement grognon cette semaine. Énervée, frustrée, triste, déçue, tout ce que vous voulez, et c’était horrible. Je dois admettre que je n’avais qu’une envie, enfiler une paire de baskets et suer 12 L d’eau pour décompresser ! L’ennui est que tout cela était accompagné d’une bonne fatigue, semaine mitigée donc mais pas si mal niveau performance, avec du repos et une bonne alimentation, ça va repartir de plus belle !

Le coup de mou, ça arrive à tout le monde. Et ce n'est pas grave !
Le coup de mou, ça arrive à tout le monde. Et ce n’est pas grave !

– Lundi : R.A.S. Je me remets de ces affaires de déménagement fait la veille.

– Mardi : Footing de 30 minutes au réveil. Je me pas mal suis forcée pour cette sortie, j’étais fatiguée et elle n’a pas été très agréable.
4,2 Km, 6’56″/Km

– Mercredi : Je suis tendue, tellement tendue qu’une vilaine contracture a décidé de s’étendre de l’épaule jusqu’au bas du dos. Mon cours d’1 heure de hatha yoga me fait énormément de bien. Une promenade en vélo le soir m’aide également à détendre mes nerfs.

– Jeudi : Plus de contracture, mais terriblement grognon. On pourrait m’appeler grognon-woman.

– Vendredi : Pas de sport en particulier, mais des déplacements en vélo dans Paris. Quelque part, compte tenu de la circulation qu’on a dans la Capitale à certains endroits, c’est du sport !

– Samedi : Sortie running du week-end. On dirait que je ne gère pas le printemps. J’ai soif, j’ai chaud, je suis fatiguée. Malgré 50 minutes de course, je suis très déçue et frustrée devant mon état de forme général. Avec du recul j’admets que ce n’est peut-être que le résultat de ma semaine où j’étais tendue. J’ai couru de manière tendue avec une constante remise en question de mes capacités. Cela ira mieux la prochaine fois !
7,6 Km
6’39″/Km  

– Dimanche : Je m’accorde une séance de 25 minutes yoga matinal, donc 15 minutes de coaching NTC Vinyasa Yoga avec Traci Copeland.
J’ai terminé avec 30 minutes de course en fin de journée pour profiter du soleil. Il y avait tellement de monde que je pense ne pas avoir couru 4 mètres de suite sans slalomer. Course difficile encore une fois, mais faite quand  même. Le mec est d’avis que c’est parce que je cours plus vite qu’avant, je travaille donc de nouvelles choses, ça devient difficile. Un avis ?
4,2 Km
7’08″/Km

Objectif de la semaine suivante : Continuer à m’entraîner, et reprendre confiance. C’est la dernière semaine avant mon départ en Italie pour la Stramilano (VACANCES !), et comme c’est mon premier 10 Km, j’aimerais au moins être confiante sur la ligne de départ.  Ah et j’ai eu un cadeau, la lampe Run Light Kalenji ! Youhou ! La seule de tout le Decathlon de Nevers apparemment, un objet rare.

Zone de confort ou zone de danger ?

Zone de confort ou zone de danger ?

J’aimerais aujourd’hui aborder la notion de zone de confort, et vous verrez qu’elle concerne finalement des choses qui vont bien au-delà d’une pratique sportive.

Au quotidien, on a tous une zone de confort dans une activité qu’on pratique régulièrement. Cette zone peut être le fait qu’on ne cuisine que des pâtes car on ne sait faire que cela et qu’on sait qu’on le fait bien. Cela peut également s’illustrer dans l’idée de tourner en rond professionnellement dans une compétence qu’on a acquise un jour sans évoluer et s’offrir de nouvelles perspectives. Cela peut tout simplement être l’idée que tout va bien ainsi et qu’il n’y a aucune raison que cela change puisque cela nous va si bien. Pourquoi prendre des risques ?

zone-confort-sport

J’ai réalisé que pratiquer un sport régulièrement, bien qu’on travaille nos capacités physiques, a un réel impact sur ma manière d’appréhender mon tempérament et mes habitudes. La course à pied par exemple, le yoga ou la natation sont faits d’étapes et de paliers à franchir pour progresser. Pour se baisser lorsqu’on est debout par exemple, au début on peine à toucher ses chevilles, puis un jour on frôle ses orteils, pour finalement peut-être réussir à poser ses mains au sol. Les choses vont progressivement mais on ne se rend réellement compte de sa progression qu’après avoir franchi des paliers, alors que la progression se fait en réalité petit à petit tout au long de la pratique.

Dans ma manière de courir, j’ai eu une période où j’ai réalisé que je n’avais pas un tempérament très combatif. J’abandonnais facilement au bout de quelques minutes d’endurance me disant que cela suffisait bien pour cette fois, je n’osais pas franchir cette barre de difficulté qui se présentait à moi. Mais j’ai également appris que je pouvais être sacrément coriace lorsque j’avais une idée en tête. C’est ainsi que l’effort et la répétition m’ont permis de franchir des paliers dans la course à pied : aller plus loin, oser traverser l’avenue pour partir de l’autre côté du parc, ne pas estimer que la course était terminée au bout de 5 Km mais me dire qu’elle pouvait continuer.
Ce sont finalement de petites choses mais elles nécessitent l’idée qu’on peut franchir ces étapes, ne pas s’arrêter à une limite qu’on s’est finalement donné par simple habitude.

En natation, je me suis un jour donné un objectif de nager 1 Km en brasse coulée. Puis durant des mois je ne faisais qu’1 Km à chaque séance, seulement parce que j’ai du me dire inconsciemment que la séance était terminée au bout de cette distance. Heureusement je me suis lassée, et je me suis rendue compte de mon erreur pour faire une longueur de plus, puis une autre… c’est ainsi que j’ai pu augmenter les distances.

En théorie si on pratique régulièrement une même activité, notre niveau va en progressant car on a plus d’expérience et qu’on se perfectionne. Pourtant on reste dans une zone de confort car on y est à l’aise et qu’on s’y habitue. Le danger est de finir par s’interdire de progresser car on a estimé que ce niveau était le nôtre et qu’il ne pouvait pas changer. C’est pourtant la meilleure manière de régresser.