Archives de
Étiquette : running

Se mettre à la course minimaliste, 1 an et demi après

Se mettre à la course minimaliste, 1 an et demi après

En ce moment je lis Born to run de Christopher McDougall, plus d’un an après m’être mise à la course minimaliste. Pendant que certains n’hésitent pas à dire que ce roman est la bible de la course pieds nus, j’ai mis du temps à me mettre réellement à sa lecture. Cela m’a donné l’idée de revenir sur cette expérience où j’étais moi-même le cobaye : courir minimaliste.

Fleur et moi courons avec des espèces de chaussons de pieds à 5 orteils commercialisés par la marque Vibram. Ce sont des Fivefingers. Concrètement, cela ressemble à une semelle en plastique améliorée qui épouse la forme du pieds pour permettre de se déplacer sans s’abîmer la peau. Pas d’amorti, pas de drop, c’est comme nous courions pieds nus.

Nos articles à ce sujet :

Ma transition vers le minimaliste

J’ai commencé doucement, mais sûrement. Au début il s’agissait surtout d’alterner les drops, puis les diminuer. Au bout de quelques mois, j’ai fini par adopter le drop 0 mm, et la semelle quasi-inexistante des FiveFingers. Depuis, je ne peux plus faire autrement. Je suis en effet devenue totalement accro à cette légèreté et ce bien-être qu’on a à courir consciemment. Je n’ai plus de sensation d’avoir les pieds comme des blocs que je bouge vers l’avant.

Quand t’es un pronateur en surpoids

Honnêtement, je ne me suis plus jamais posée la question d’être pronateur ou supinateur. Les chaussures minimalistes et même de type Brooks avec un drop de 4 mm ne prennent absolument pas en compte une correction d’appuis. C’est d’une part inutile par rapport à l’idée de courir léger, et c’est d’autre part inadéquat dans la logique minimaliste.

Mon approche de la course minimaliste est la suivante. Elle est d’ailleurs assez proche de ma motivation pour la course à pied en général.

Lorsque j’ai commencé à courir, c’était pour faire de moi quelqu’un de meilleur. Je voulais une meilleure endurance physique et mentale, être en bonne santé et acquérir un dynamisme toujours utile dans la vie. Comme toutes les personnes qui commencent à courir, j’ai flâné chez Decathlon, Go Sport, Boutique du Marathon et autres Endurance Shop. J’ai lu beaucoup de chose sur la manière de choisir ses chaussures, et tout semblait concorder vers l’idée que nous n’étions pas faits pour courir. Mais alors, si on n’est pas fait pour ça, pourquoi faisons-nous cette connerie ?

Pourtant l’évolution de l’être humain a fait en sorte qu’il puisse courir de longues distances pour la chasse. La nature nous a d’ailleurs donné la capacité d’être endurant pour traverser ainsi tous les continents et peupler la planète. Alors merde, pourquoi mon pied serait-il tout nul pour courir ? À part un soucis de malformation de la hanche, et un pied déclaré plat par le podologue, j’ai l’impression d’avoir un corps tout à fait apte à me déplacer.

Oui mais.
La cours entraîne des impacts, elle est traumatisante pour les articulations, elle abîme les muscles… mais elle est bonne pour le coeur. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
C’est à ce moment que j’ai commencé à m’intéresser au minimalisme. Cette idée de ne pas utiliser de technologie « rustines » pour courir plus longtemps et plus vite me plaisait. En fait le minimalisme, c’est juste l’idée mieux courir, tout court, en améliorant son corps. Les technologies d’amortis et autres semelles qui renvoient de l’énergie pour aller plus vite deviennent des sortes d’attelles qui bossent à notre place. Cela permet sans aucun doute de progresser plus vite, mais cela peut aussi déformer notre corps car nous ajoutons des éléments qui modifient notre course.

L’un des argument pour le minimalisme est la foulée où on pose d’abord l’avant du pied. Non on ne se fait pas mal aux orteils. Le corps humain n’est pas fou, il ne va pas balancer ses orteils sur le sol. En fait nos pieds sont fait des tonnes de petits muscles, d’os, et de tendons qui fonctionnent parfaitement pour nous faire marcher et courir. Quand on s’y met après des années de chaussures modernes, il faut réapprendre à courir. Cela prend du temps car nos corps ne sont plus habitués à cela. Va courir pieds nus dans l’herbe, tu verras que tes jambes savent très bien se débrouiller. Elles ne vont pas aller à fond, la foulée va se raccourcir, on posera d’abord l’avant du pied, le dos va se redresser, et on avancera sans soucis.

Méthode anti-blessure ?

Je n’en sais fichtrement rien, je ne suis pas médecin, et encore moins biomécanicien. Depuis que je m’y suis mise, je ne constate en effet aucune blessure cette dernière année alors que j’étais une grande abonnée à la périostite tibiale auparavant. Je cours pourtant beaucoup plus.

Peut-être est-ce lié au fait que la course minimaliste, en mettant à l’épreuve nos muscles et nos tendons, a contribué à renforcer le tout pour mieux gérer les efforts. Ou bien est-ce juste le hasard. Dans tous les cas ça marche, je vais me contenter de me fier aux faits. Je n’ai pas eu une seule blessure depuis que je cours en minimalisme. J’ai même fait un semi-marathon avec des FiveFingers sans rencontrer le moindre problème problème.

Est-ce que je conseille de se mettre au minimalisme ?

Oui mais non.

Je ne conseille à personne de se jeter dans le minimalisme en se disant que cela va être une solution miracle pour courir plus vite et plus loin. C’est la meilleure manière pour se faire sérieusement mal. On ne change pas ses habitudes de course en 2 semaines.

En revanche, je conseille à tout le monde de varier le type de chaussures, je ne pense pas que cela puisse poser un problème de faire bosser ses petites jambes de manières différentes pour les renforcer.

Bon le vrai avantage que je vois dans tout ça, c’est que ça prend beaucoup moins de place dans le sac de week-end.

Le jour où j’ai su gérer mon effort

Le jour où j’ai su gérer mon effort

J’admets que depuis le semi-marathon, je suis un peu feignasse des orteils. Je bouge assez peu mes fesses, préférant plus de marche que de course. Il y a des périodes comme ça…

C’est aussi parce que je n’ai pas d’objectif avant le 10 Km de Lille en septembre. J’en profite alors pour courir un peu juste par plaisir, c’est-à-dire quand j’en ai envie, et profiter de ces moments à ma manière.

J’aime bien comparer ma situation actuelle à mes débuts en course à pied. Trois ans sont passés, et c’est assez intéressant. Finalement je suis passée d’une loque sans motivation, à quelqu’un de quasi contente de s’inscrire à un semi-marathon. Le monde change… ou bien je vieillis/mûris ? Va savoir.

Ces temps-ci j’apprends à ma chienne à courir avec moi. Pas d’inquiétude, elle sait très bien courir. Ce chien ne talonne pas, a une foulée facile, et est capable de pointe de vitesse impressionnante. Le tout est de s’assurer qu’elle court bien AVEC moi.

Première sortie en campagne donc, 40 minutes en petit trot. Le chien a géré, et moi aussi. En fait, je ne me suis pas posée une seule question quant à mon envie ou ma motivation pour réaliser un effort physique. Je l’ai juste fait, variant mon allure selon le relief et les réactions du chien. On fait de la course, mais il faut bien que je la laisse faire pipi si elle a soudainement envie. Je ne suis pas une tortionnaire !

Une fois rentrées, je regarde un peu ma montre et réalise que j’ai réussi à gérer.
C’est à mon avis le vrai progrès en course que j’ai réalisé ces derniers moi : la capacité à gérer. Tu te sens d’aller un peu vite, alors tu vas vite. Tu dois monter le sentier et est un peu fatigué, tu ralentis. Et puis c’est tout. Cela fonctionne bien, tu peines un peu mais tu récupères après, et tu peux au final aller bien plus loin.

dune

Les 10 Km du Château de Vincennes (Compte-rendu – Uty)

Les 10 Km du Château de Vincennes (Compte-rendu – Uty)

Les 10 Km du Château de Vincennes, ce n’était pas prévu au programme. J’étais plutôt à viser les 10 Km L’Équipe qui ont lieu le 14 juin. Puis une proposition de Nolevel m’a motivée, j’ai pris un dossard pour une course pas loin de la maison et en terrain connu. Et bien que Nolevel ne se soit finalement jamais inscrit, je me suis quand même levée pour ce 10 Km du Château de Vincennes qui rassembla 4 000 personnes autour du lac des minimes.

10kmchateau

Le parcours est chouette, même s’il tourne peut-être un peu trop par moment. Une petite aventure de voiture incendiée juste avant le départ, et une annonce de parcours déplacé pour ne pas entrer en concurrence avec les zombies du weather festival, et on était tous prêts à partir. Enfin presque. Franchement, j’ai fait n’importe quoi. Déjà j’ai bien manqué de ne pas me lever parce que bon, dimanche c’est grasse mat’, et en plus je n’avais pas retiré mon dossard. Je suis arrivée 15 minutes avant l’arrêt des retraits, juste ce qu’il faut pour se réveiller avant de rejoindre la ligne de départ.

Devant moi je repère le meneur d’allure à 1h. Oh la la, pas folle la guêpe, je me promène moi ! Alors j’ai reculé. Mais comme Daddy m’a dit de courir un peu vite, j’ai quand même couru un peu vite après. Bon pas avant le 7e kilomètre, parce que je ne sais pas faire la course.

En fait c’est ça, je ne sais pas faire la course. J’ai passé tellement de temps à juste survivre en courant, que maintenant que je cours 1h ou plus les doigts dans le nez, je ne sais pas quoi en faire. Je crois que je flippe même un peu d’aller vite, comme si ce n’était pas un truc pour moi. Enfin je dis ça, j’ai une moyenne globale de 7 min/km et c’est vraiment parce que j’ai bu un verre d’eau et que j’ai discuté avec tous les mecs me demandant comment c’était de courir en fivefingers. Je suais à peine les potes, c’était scandaleux. Bon je ne vais pas me plaindre quand même, ça veut dire que je progresse. Mais bon j’ai un peu honte quand même de mon temps.

Le footing du dimanche avec un dossard
Le footing du dimanche avec un dossard

medailleAlors j’ai fini avec 1h11. Genre bien 4 minutes de moins (ou un peu plus mais je suis nulle en maths) que mon temps de l’an dernier au 10 Km L’Équipe 2014.

Alors pour dimanche prochain, lorsque je courrai le 10 Km L’Équipe avec notre partenaire du moment, j’ai nommé Spray’dol (merci !), j’essaierai de faire un peu la course. D’ailleurs si t’as des conseils, dis moi !

J’ai pour info une moyenne sur le 10 Km du Château de 6:58/h avec une allure max à 5:04/km durant le dernier kilomètre que j’ai eu un peu de mal à tenir pour finir à 6:06/km.

L’avis d’Hilary, prof de yoga et de Restorative Exercise™, sur les fivefingers

L’avis d’Hilary, prof de yoga et de Restorative Exercise™, sur les fivefingers

Aujourd’hui NoHipsterGirls accueille Hilary, prof américaine de yoga à Milan et spécialiste en Restorative Exercise™, une discipline basée sur des exercices sur l’alignement du corps, la correction des postures et la pleine conscience des mouvements. Et puisque je cours en Fivefingers, qu’Uty s’y est mise depuis peu et qu’on nous pose souvent des questions sur le sujet, je me suis dis que ce serait intéressant de profiter de l’occasion pour en parler avec une pro!

Lire la suite Lire la suite

Une forme de sérénité du sport, c’est possible ?

Une forme de sérénité du sport, c’est possible ?

Reprendre le sport, sous-entend qu’on a un jour commencé et qu’on a eu un moment d’arrêt. Je crois que la première fois où je me suis sentie vraiment à l’aise dans une activité sportive, c’était en escrime. Je n’étais ni forte ni pas forte, j’avais un niveau plutôt correct même s’il y avait plusieurs personnes bien meilleures que moi au club. Cependant j’avais le sentiment d’avoir trouvé ma place. J’étais dans ma catégorie, dans mon niveau, et je m’y épanouissais tranquillement pour m’améliorer sans pression ni frustration. J’ai fait quelques compétitions, sans vraiment gagner, mais j’étais tout à fait satisfaite tout de même. Un jour j’ai même fini 6e de Seine-et-Marne, grande satisfaction !

tranquillou-1

Puis une épiphysite (maladie qui atteint le cartilage des vertèbres), les études supérieurs… j’ai eu le coup de mou que beaucoup traversent. J’allais cependant à la piscine pour muscler mon dos et je faisais du vélo, je n’étais pas si sédentaire que ça !

Il y a deux ans, je me suis mise en tête que j’allais reprendre une activité sportive. Pas du tout une résolution de début d’année, ça m’a prise un jour au printemps. Je suis allée à la piscine, puis j’y suis retournée jusqu’à nager 1h sans sourciller. Sauf que la piscine ça me saoule un peu, juste parce que je déteste les courants d’air dans les vestiaires. Alors j’ai fini par tenter la course à pied en plein hiver dans la campagne bourguignonne sur un terrain vallonné. J’ai tenu, j’ai progressé, mais j’étais surtout souvent déçue.

Mais déçue de quoi au juste ? De ne pas progresser assez vite, de ne pas avoir une silhouette fit, de me trouver un peu nulle par rapport à mes amis ? Sans doute étais-je déçue un peu de tout cela à la fois.

En septembre, je me suis blessée. CRAC, contracture folie, chaque effort me valait de transformer mes jambes en véritables poteaux douloureux. Je me suis donc arrêtée un bon mois, sans rien, même pas un peu de yoga. Puis j’ai repris doucement sans même y penser, sans même me dire « vas y mollo ». Un jour je me suis réveillée et j’ai voulu faire du yoga, j’ai fait du yoga. Plus tard j’ai eu envie de courir, et je suis allée courir. C’est tout.
Pas de programme, pas de plan d’entraînement, pas d’objectif de sorties minimum par semaine… Rien. Soudainement je me suis rendue compte grâce à mon journal que je faisais du yoga 2 à 3 fois par semaine, et que je courais 2 fois par semaine.

Tranquillou quoi. Quand j’ai envie, j’y vais, quand je n’ai pas envie, je n’y pense même pas. Et cela fonctionne assez bien chez moi.

forest-gump

Et soudainement, je me suis rendue compte que je courais sans difficulté bien plus vite qu’il y a 1 an, et que debout je touchais le sol avec mes mains.

Après réflexion, j’ai le sentiment d’avoir atteint une forme de sérénité dans mon approche du sport. J’ai réalisé que je ne voulais pas vraiment faire du sport, mais plutôt m’épanouir dans des activités qui me plaisent vraiment, et parmi elle, il y a la pratique sportive.
Parce que cela donne de l’endorphine, on décompresse, on se dépasse, on se force à prendre le temps, on prend soin de sa santé. En fait, on s’aide aussi à être plus heureux.

#tranquilloucrew

 

Les berges de Seine à Paris se transforment en spot sport d’hiver

Les berges de Seine à Paris se transforment en spot sport d’hiver

Les Berges de Seine piétonnes font le bonheur des Parisiens durant les journées d’été grâce à des installations de loisirs pour les petits et les grands. Cette année la mairie de Paris organise des ateliers d’escalade sur un mur de glace (si si !), des initiations à la marche nordique, mais aussi des coaching de course à pied pour ceux qui n’osent pas encore se décider à sortir leur collants de running en ce temps froid. Toutes les activités sont absolument libres et gratuites.

Et pour ceux qui ont envie de faire la course, une piste d’athlétisme est installée sur les Berges de Seine sur laquelle vous pourrez vous chronométrer tous les mercredis après-midi de 15h à 17h au niveau du Pont des Invalides.

berge-seine-escalade

Programme escalade :

Du 14 février au 1er mars 2015
De 13h à 17h
Pont des Invalides > Pont de l’Alma

  • 2 voies de grimpe classique, accessibles dès 6 ans
  • 2 voies de grimpe sur glace avec piolet, accessibles dès 10 ans.

Programme marche nordique :

Les samedis 14, 21 et 28 février 2015
Passerelle L.S.Senghor > Pont de la Concorde

Programme coaching :

Du 14 février et jusqu’au 28 avril 2015. 

Les mardis :

Coaching Ski Training – de 18h à 19h

Les samedis :

  • Coaching Running (confirmés) – de 10h à 11h
  • Coaching Parcours Sportif – de 11h à 12h
  • Coaching Cardio Boxe – de 15h à 16h
  • Coaching Tonic Training – de 16h à 17h

Les dimanches :

  • Coaching Running (débutants) – de 10h à 11h
  • Coaching Insanity – 11h à 12h
  • Coaching Boxe – de 15h à 16h
  • Coaching Corde à sauter – de 16h à 17h

Pour accéder aux activités, il vous suffit de vous inscrire www.lesberges.paris.fr.

J’ai testé pour vous : courir en écoutant un livre

J’ai testé pour vous : courir en écoutant un livre

Je sais, j’ai dit que j’aimais bien me faire chier. Mais au-delà d’apprécier des moments de solitude où j’ai le temps de m’ennuyer, j’aime aussi optimiser mon temps et faire des expériences avec ma tête. Concrètement, je me suis posée des questions sur l’élasticité du temps quand on court.

Ouah, comment elle frime avec ses mots l’autre !

Récemment j’ai voulu essayer de me distraire avec de la musique. Au bout d’une demi-heure, j’ai tendance à me demander ce que je fais là. Au bout de 45 minutes, j’ai envie de me dire que ça a suffit pour aujourd’hui. Pire, au bout de 50 minutes, il m’arrive parfois de me trouver particulièrement con de faire des tours de lac, même si c’est un lac d’un périmètre de presque 2 Km.

Mon iPod dans la poche, écouteurs dans les oreilles, j’ai commencé à défiler une playlist improvisée en mode aléatoire. De toute façon j’ai le bidule shuffle sans écran ni rien, alors je n’ai pas gande idée de ce que je vais écouter. Seulement lorsque tu arrives à avoir une boucle complète te faisant revenir à la même chanson qu’au début, soudainement tu as l’impression d’avoir couru depuis une éterniiiiiitéééé. Non ça fait 15 minutes, mais c’est quoi cet algo de lecture aléatoire ?

livre-audio-courir

Alors je suis allée du côté d’iTunes et j’ai acheté un livre audio pas cher : La Métamorphose, de Franz Kafka. Cela tombait bien car cela faisait un bon moment que je l’avais dans ma liste de lecture, alors pourquoi ne pas l’écouter ?

J’avais assez d’appréhension, la première étant que je n’arrive pas à apprécier un livre audio parce que la manière contée ne correspondrait pas à ma façon de lire. J’y ai réfléchi, et je ne sais pas trop s’il y a une voix intérieure dans ma tête pendant que je lis, ou si j’aspire seulement les idées dans les phrases. Finalement ce livre lu par François Hatt (audiolib.fr) est une bonne surprise.

Ma seconde crainte est d’être déçue par le lecteur. Comme si mon appréciation du livre était dépendante de la personne qui le lit, et que si je m’ennuie, cela va durer plusieurs heures alors que j’aurais pu l’adorer en le lisant normalement.

J’écoute tranquillement, comme si un camarade de course me parlait, et j’enregistre sans vraiment de difficulté les informations reçues. J’ai même l’impression que cela s’imprime assez bien dans ma mémoire.

Mon ressenti final est donc bon. C’est pour moi beaucoup moins répétitif que la musique car on est dans la totale découverte. Je pense retenter l’expérience avec d’autres livres audio !

Edit : Merci José lecteur assidu pour avoir partagé sur notre page Facebook son bon plan de littérature audio gratuit ! > http://www.litteratureaudio.com/

Se décider pour la course à pied minimaliste

Se décider pour la course à pied minimaliste

La course minimaliste, j’en entends parler depuis au moins 2 ans. Lorsque j’avais décidé de me mettre à la course à pied en complément de la piscine, un collègue m’avait dit « je n’aime pas les chaussures avec beaucoup d’amorti ». Curieuse, surtout avec cet éloge quotidien de l’amorti dans le monde de la course à pied, j’ai voulu à l’époque me renseigner. Il me dirigea vers le site de la marque vibram et le roman Born to run de Christopher McDougall considéré comme étant la Bible du coureur minimaliste. Faisant confiance en mon collègue, je m’étais achetée avec les conseils du vendeur de Team Outdoor une paire avec « pas trop d’amorti » et légère, soit à l’époque des Asics GT-2000 que je surkiffe.

Finalement le temps passe, je continue de parcourir les routes et les sentiers avec mes petites Asics toutes légères. Je commence à kiffer la vie, et je me dis que la course à pied c’est quand même vachement plus cool quand on prend le temps d’en profiter.

Sur un malentendu, je teste des chaussures avec un amorti bien plus important que mes chaussures habituelles. Des Adidas Boost quelque chose (ça a peu d’importance). Je les chausse et je file courir avec Flou lors du petit rassemblement « Libre de courir, pas de s’enfuir ». Sortie plutôt chouette ! Seulement j’ai le sentiment que mes deux pieds se sont transformés en blocs, ça cogne, j’ai l’impression qu’une vibration me monte du pied jusqu’au genou. Pas de bol, j’ai mal aux pieds les deux jours suivants et j’ai le terrible sentiment d’avoir perdu en proprioception du pied.
Ouah le gros mot ! En fait la proprioception c’est un peu la mobilité du pied, ce qui fait que tu mobilises ton orteil quand tu perds l’équilibre par exemple sans y réfléchir. Une espèce de sensibilité du pied en fait, un machin naturel qui fait que tu mobilises tes petits muscles. Mauvaise expérience donc, et surtout sensations plutôt pourries. J’ai eu de vraies douleurs par la suite au pied lors de postures fixes en yoga comme l’arbre (le machin où t’es debout sur un pied avec les bras en l’air).

C’est drôle comme on se rend compte des choses quand on ne les a plus ! Grosso modo, sur mes asics je kiffais : sentir mon pied se dérouler, la légèreté (relative), pouvoir détendre mes orteils dans la chaussure. Là je me suis demandée si je n’allais pas encore mieux profiter si j’allégeais encore plus mes pieds.
Bien-sûr l’influence de Flou n’y est pas pour rien. Madame court déjà minimaliste et son petit « tu vas finir par t’y mettre » lors de mon dernier passage à Milan avait résonné dans mon esprit (7 heures de train ça aide !).
Puis j’admets que cela me faisait déjà envie. Surtout sur la philosophie de la course minimaliste, c’est peut-être mon côté hippie. L’idée étant que la chaussure de running moderne est tournée vers une technologie de la compensation : des semelles épaisses pour ne pas sentir le sol, un drop d’au moins 10 mm (écart de hauteur bout du pied/talon) pour protéger le talon mais qui pousse à le poser en premier. Mais plus on talonne, plus on veut le protéger… cercle vicieux ?

Or dans mon idée du sport pour la recherche d’un bien-être global et équilibré : la course minimaliste avec son approche où on a un corps pas si mal fichu, et où en se musclant par la pratique on y arrivera mieux plutôt que de compenser, me va assez. Je vous dis, je suis un peu une hippie refoulée !

Les semaines passent et finalement j’oublie un peu, me concentrant surtout sur l’idée de courir de nuit. Et puis je reçois des Vibram Fivefingers pour Noël. Hop je les enfile, et je pars me faire un mini footing après repas de Noël pour décrasser la machine. Dans le brouillard et le froid, j’apprends à courir. fivefingers-kmd La sensation est au début à la fois naturelle et étrange. Sur le premier kilomètre, j’ai l’impression de me fatiguer beaucoup plus. Sans réfléchir mon pied se pose sur l’avant et ne talonne pas, la sensation pieds nus joue beaucoup pour favoriser cette foulée. La fatigue venait du fait que je « poussais » plus, et je constate assez vite que je dois mobiliser des muscles plutôt mis de côté habituellement.
Mes mollets sont par exemples très engagés. Puis j’ai monté une cote et je me suis demandée comment faire. Redescendre était aussi une question, oh purée, mais je vais tomber en fait, ah non, ça va ! J’ai ressenti des cailloux mais sans trop m’y attarder, on oublie vite. Quelques accélérations pour tester, ouh la la, mais j’ai l’impression de gambader !

Je l’admets, j’ai adoré !

Dans un prochain épisode, je vous parlerai de la manière dont j’aborde la transition vers la course barefoot.

Avis sur la lampe pour la course à pied Run Light par Kalenji

Avis sur la lampe pour la course à pied Run Light par Kalenji

L’an dernier on m’a offert la lampe Kalenji Run light. Ce fut un moment solennel du genre adoubement pendant lequel on te dit que t’es une vraie maintenant, tu cours même quand il fait sombre ! Dans la pratique, je l’ai peu utilisé l’an dernier car le printemps arrivait déjà. Mais avec le retour du froid et de l’obscurité, je peux enfin vous donner mon avis !

Kalenji Run Light

« Comme en plein jour »

La promesse de la lampe Kalenji Run light est d’avoir une visibilité confortable, pratique, et au moindre coût. Concernant le coût, il est vrai que l’investissement dans un équipement de ce type ne nécessite pas forcément de se couper un bras. À peine 40,00 euro, ce qui correspond aux premiers prix des lampes frontales pour la course à pied. Pour vous donner une idée, le prix d’une lampe frontale peut s’élever jusqu’à 400 euro. La fourchette de prix est grande ! En terme de confort, j’admets que je suis très satisfaite du port de cette lampe.

Une fois bien ajustée, je ne ressens pas du tout son poids et cours sans problème. Mais la visibilité ? À l’usage, j’ai plus le sentiment que la lampe Kalenji Run light est un excellent équipement de signalisation, mais pas de visibilité. Posé sur la poitrine, la lampe avant est puissante et la lampe arrière rouge est très utile. Je n’ai aucun de doute sur le fait d’être visible par les autres usagers de la voie publique. Cependant, je suis assez déçue par la visibilité qu’elle donne. Malheureusement, son défaut est également sa plus grande qualité. En effet, tandis que son concept de lampe sur poitrine est réellement très confortable, elle a un défaut pratique très simple. La lumière ne suit pas le regard. On est dépendant de son mouvement d’épaules ce qui m’a plusieurs fois amené à prendre la lampe dans les doigts pour la diriger où je voulais. J’ai de plus le sentiment que le faisceau d’éclairage est assez étroit. C’est embêtant car lorsque je vois assez bien devant, le sol est finalement peu éclairé.

Or par un effet de contraste, on a un peu l’impression de courir dans un tunnel. L’oeil s’habitue aux zones très éclairées pour faire paraître la pénombre comme de l’obscurité plus dense. C’est drôle car dans la vidéo publicitaire, on dirait que ça éclaire surtout par terre ! Pour voir où je marche dans les zones où je soupçonne des flaques ou de la bout, je suis obligée de prendre la lampe en pleine main pour la diriger moi-même.

Rassurante ou pas ?

Cela est rassurant d’être vu. C’est peut-être dans ma tête, mais de savoir que je suis vue par les automobilistes et les autres piétons (les autres coureurs aussi !), me donne le sentiment qu’on forme une espèce de clan. On est un peu tous fous à courir quand il faut sombre le soir, mais on aime tellement ça qu’on ne s’en passe pas. La solidarité entre coureurs, c’est dans la tête, ou pas ? Maintenant je ne suis pas certaine d’être satisfaite par la lampe Kalenji Run light en terme de sécurité. Je vois devant moi, mais juste devant moi. La lampe ne suit pas si je tourne la tête lorsque j’entends un bruit étrange, et elle n’éclaire pas vraiment le sol… gare à la chute ! Mon avis est donc mitigé.

Je pense continuer à l’utiliser, mais c’est peut-être surtout pour ne pas piquer la super frontale du copain. Voici tout de même un résumé de mon avis !

  • Confort : 5/5
  • Prix : 5/5
  • Visibilité : 3/5, lampe puissante mais peu pratique
  • Autonomie : je n’ai pas encore eu à la charger

Vous utilisez cette lampe, ou êtes plutôt adeptes de la frontale, donnez-nous votre avis ! 🙂

Rentrer du bureau en courant, oui !

Rentrer du bureau en courant, oui !

Le jour se lève tard, la nuit tombe tôt, et où en est la motivation ? Pour ma part, je me suis remise de ma blessure de fin d’été et je me sens (presque) en pleine forme. Avec l’hiver, je prends bien garde à ne pas attraper un malencontreux rhume. Je vous vois avec vos mouchoirs et vos reniflements, vous ne m’aurez pas !

Après avoir décidé de résilier mon abonnement à la salle de sport (je vous en reparlerai), je prépare donc la transition. Le risque étant pour moi le fait de passer d’une activité physique très régulière à pas d’activité du tout.
Surtout après blessure, la tentation de ne rien faire du tout est grande !

J’ai donc adopté une nouvelle routine tout à fait satisfaisante : rentrer du bureau en courant. J’ai la chance d’habiter près du bureau, alors j’en profite !

Sans préparer de course, sans me soucier du temps ni de la vitesse, je cours simplement pour faire mon trajet de retour. J’opère quelques variations de trajets d’une fois à l’autre afin de ne pas m’ennuyer. Parfois vite, parfois lentement, je me préoccupe peu de mon rythme. C’est un moment de solitude que je savoure, comme un retour au calme entre le tumulte de la journée et le retour chez soi.

Mais rentrer du bureau en courant demande un peu d’organisation, voici mes astuces !

Ne vous inquiétez pas, j'ai un peu fait exprès de prendre en photo un coin sans lampadaire ! De l'autre côté c'était tout clair. :D
Ne vous inquiétez pas, j’ai un peu fait exprès de prendre en photo un coin sans lampadaire ! De l’autre côté c’était tout clair !

Voyager léger

Tout ce que j’emmène au bureau doit entrer dans un tote bag et une poche. Dans le tote bag j’ai :

  • un pantalon de course,
  • un tee-shirt technique manche courte,
  • un maillot à manche longue,
  • ma paire de chaussures fétiche (Asics GT-2000),
  • ma montre de course.

Le choix de chaque objet est judicieux. Je cours avec le plus confortable de mes pantalons (un legging long oysho), un tee-shirt respirant (souvent un tee-shirt souvenir de course en fait !), et un maillot Kalenji Evolutiv. Celui-ci particulièrement car il est polyvalent. Il est à la fois coupe-vent et assez imperméable pour me garder au sec sous une fine pluie.

Mais bien-sûr je ne peux pas vraiment passer la journée au bureau avec seulement cela. J’utilise donc un sac banane fin. Il faut que tout entre dedans sans forcer, sinon c’est que j’ai trop de choses ! Dans cette banane j’ai donc :

  • mes clefs,
  • mon téléphone,
  • mon iPod,
  • ma carte de transport,
  • ma carte d’identité,
  • un peu d’argent (2 tickets restau + un petit billet au cas où).

Je suis très contente d’avoir trouvé une super banane à 7 euro chez Kalenji. Fine et proche du corps, elle est très discrète et surtout elle ne crée par de poids qui se balance. On l’oublie immédiatement ! C’est peut-être mon meilleur achat de l’année.

S’organiser !

Mais il manque des choses, me direz-vous ? Tout à fait ! Le reste est sur moi ! Arrivée au bureau, je porte déjà ma brassière et mes chaussettes. Sur place, je laisse ma veste et mes chaussures. Hop, un tour aux toilettes pour se changer, et je suis prête pour partir faire mon footing !

Le petit plus

Lorsque je dis que je vais courir pour rentrer, le principal obstacle à la motivation semble être la nuit. Je ne vais pas lancer le débat de la prudence à avoir lorsqu’on court. Mais j’aime l’idée d’être vue. Je ne me cache pas pour courir, au contraire, je fais en sorte que plusieurs personnes parmi mes proches savent où je vais et à quelle heure. Pour le reste, je privilégie les lieux très fréquentés par d’autres coureurs. Il y a de véritables autoroutes de la lampes frontales à Paris ! Tissus réfléchissants et lampe (j’ai même la lampe rouge dans le dos), si tu ne me vois pas, c’est que tu dois aller chez un ophtalmo ! En plus avec l’intensité de l’éclairage parisien, j’ai parfois le sentiment de voir autant qu’en plein jour…
D’ailleurs les copains, mettez des vêtements réfléchissants, sinon je ne vous vois pas non plus quand vous n’avez pas de lampe !

Alors qu’en pensez-vous ? Tentés par l’idée de rentrer en courant ?