Archives de
Étiquette : sport

Se mettre à la course minimaliste, 1 an et demi après

Se mettre à la course minimaliste, 1 an et demi après

En ce moment je lis Born to run de Christopher McDougall, plus d’un an après m’être mise à la course minimaliste. Pendant que certains n’hésitent pas à dire que ce roman est la bible de la course pieds nus, j’ai mis du temps à me mettre réellement à sa lecture. Cela m’a donné l’idée de revenir sur cette expérience où j’étais moi-même le cobaye : courir minimaliste.

Fleur et moi courons avec des espèces de chaussons de pieds à 5 orteils commercialisés par la marque Vibram. Ce sont des Fivefingers. Concrètement, cela ressemble à une semelle en plastique améliorée qui épouse la forme du pieds pour permettre de se déplacer sans s’abîmer la peau. Pas d’amorti, pas de drop, c’est comme nous courions pieds nus.

Nos articles à ce sujet :

Ma transition vers le minimaliste

J’ai commencé doucement, mais sûrement. Au début il s’agissait surtout d’alterner les drops, puis les diminuer. Au bout de quelques mois, j’ai fini par adopter le drop 0 mm, et la semelle quasi-inexistante des FiveFingers. Depuis, je ne peux plus faire autrement. Je suis en effet devenue totalement accro à cette légèreté et ce bien-être qu’on a à courir consciemment. Je n’ai plus de sensation d’avoir les pieds comme des blocs que je bouge vers l’avant.

Quand t’es un pronateur en surpoids

Honnêtement, je ne me suis plus jamais posée la question d’être pronateur ou supinateur. Les chaussures minimalistes et même de type Brooks avec un drop de 4 mm ne prennent absolument pas en compte une correction d’appuis. C’est d’une part inutile par rapport à l’idée de courir léger, et c’est d’autre part inadéquat dans la logique minimaliste.

Mon approche de la course minimaliste est la suivante. Elle est d’ailleurs assez proche de ma motivation pour la course à pied en général.

Lorsque j’ai commencé à courir, c’était pour faire de moi quelqu’un de meilleur. Je voulais une meilleure endurance physique et mentale, être en bonne santé et acquérir un dynamisme toujours utile dans la vie. Comme toutes les personnes qui commencent à courir, j’ai flâné chez Decathlon, Go Sport, Boutique du Marathon et autres Endurance Shop. J’ai lu beaucoup de chose sur la manière de choisir ses chaussures, et tout semblait concorder vers l’idée que nous n’étions pas faits pour courir. Mais alors, si on n’est pas fait pour ça, pourquoi faisons-nous cette connerie ?

Pourtant l’évolution de l’être humain a fait en sorte qu’il puisse courir de longues distances pour la chasse. La nature nous a d’ailleurs donné la capacité d’être endurant pour traverser ainsi tous les continents et peupler la planète. Alors merde, pourquoi mon pied serait-il tout nul pour courir ? À part un soucis de malformation de la hanche, et un pied déclaré plat par le podologue, j’ai l’impression d’avoir un corps tout à fait apte à me déplacer.

Oui mais.
La cours entraîne des impacts, elle est traumatisante pour les articulations, elle abîme les muscles… mais elle est bonne pour le coeur. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
C’est à ce moment que j’ai commencé à m’intéresser au minimalisme. Cette idée de ne pas utiliser de technologie « rustines » pour courir plus longtemps et plus vite me plaisait. En fait le minimalisme, c’est juste l’idée mieux courir, tout court, en améliorant son corps. Les technologies d’amortis et autres semelles qui renvoient de l’énergie pour aller plus vite deviennent des sortes d’attelles qui bossent à notre place. Cela permet sans aucun doute de progresser plus vite, mais cela peut aussi déformer notre corps car nous ajoutons des éléments qui modifient notre course.

L’un des argument pour le minimalisme est la foulée où on pose d’abord l’avant du pied. Non on ne se fait pas mal aux orteils. Le corps humain n’est pas fou, il ne va pas balancer ses orteils sur le sol. En fait nos pieds sont fait des tonnes de petits muscles, d’os, et de tendons qui fonctionnent parfaitement pour nous faire marcher et courir. Quand on s’y met après des années de chaussures modernes, il faut réapprendre à courir. Cela prend du temps car nos corps ne sont plus habitués à cela. Va courir pieds nus dans l’herbe, tu verras que tes jambes savent très bien se débrouiller. Elles ne vont pas aller à fond, la foulée va se raccourcir, on posera d’abord l’avant du pied, le dos va se redresser, et on avancera sans soucis.

Méthode anti-blessure ?

Je n’en sais fichtrement rien, je ne suis pas médecin, et encore moins biomécanicien. Depuis que je m’y suis mise, je ne constate en effet aucune blessure cette dernière année alors que j’étais une grande abonnée à la périostite tibiale auparavant. Je cours pourtant beaucoup plus.

Peut-être est-ce lié au fait que la course minimaliste, en mettant à l’épreuve nos muscles et nos tendons, a contribué à renforcer le tout pour mieux gérer les efforts. Ou bien est-ce juste le hasard. Dans tous les cas ça marche, je vais me contenter de me fier aux faits. Je n’ai pas eu une seule blessure depuis que je cours en minimalisme. J’ai même fait un semi-marathon avec des FiveFingers sans rencontrer le moindre problème problème.

Est-ce que je conseille de se mettre au minimalisme ?

Oui mais non.

Je ne conseille à personne de se jeter dans le minimalisme en se disant que cela va être une solution miracle pour courir plus vite et plus loin. C’est la meilleure manière pour se faire sérieusement mal. On ne change pas ses habitudes de course en 2 semaines.

En revanche, je conseille à tout le monde de varier le type de chaussures, je ne pense pas que cela puisse poser un problème de faire bosser ses petites jambes de manières différentes pour les renforcer.

Bon le vrai avantage que je vois dans tout ça, c’est que ça prend beaucoup moins de place dans le sac de week-end.

Le jour où j’ai su gérer mon effort

Le jour où j’ai su gérer mon effort

J’admets que depuis le semi-marathon, je suis un peu feignasse des orteils. Je bouge assez peu mes fesses, préférant plus de marche que de course. Il y a des périodes comme ça…

C’est aussi parce que je n’ai pas d’objectif avant le 10 Km de Lille en septembre. J’en profite alors pour courir un peu juste par plaisir, c’est-à-dire quand j’en ai envie, et profiter de ces moments à ma manière.

J’aime bien comparer ma situation actuelle à mes débuts en course à pied. Trois ans sont passés, et c’est assez intéressant. Finalement je suis passée d’une loque sans motivation, à quelqu’un de quasi contente de s’inscrire à un semi-marathon. Le monde change… ou bien je vieillis/mûris ? Va savoir.

Ces temps-ci j’apprends à ma chienne à courir avec moi. Pas d’inquiétude, elle sait très bien courir. Ce chien ne talonne pas, a une foulée facile, et est capable de pointe de vitesse impressionnante. Le tout est de s’assurer qu’elle court bien AVEC moi.

Première sortie en campagne donc, 40 minutes en petit trot. Le chien a géré, et moi aussi. En fait, je ne me suis pas posée une seule question quant à mon envie ou ma motivation pour réaliser un effort physique. Je l’ai juste fait, variant mon allure selon le relief et les réactions du chien. On fait de la course, mais il faut bien que je la laisse faire pipi si elle a soudainement envie. Je ne suis pas une tortionnaire !

Une fois rentrées, je regarde un peu ma montre et réalise que j’ai réussi à gérer.
C’est à mon avis le vrai progrès en course que j’ai réalisé ces derniers moi : la capacité à gérer. Tu te sens d’aller un peu vite, alors tu vas vite. Tu dois monter le sentier et est un peu fatigué, tu ralentis. Et puis c’est tout. Cela fonctionne bien, tu peines un peu mais tu récupères après, et tu peux au final aller bien plus loin.

dune

Les 10 Km du Château de Vincennes (Compte-rendu – Uty)

Les 10 Km du Château de Vincennes (Compte-rendu – Uty)

Les 10 Km du Château de Vincennes, ce n’était pas prévu au programme. J’étais plutôt à viser les 10 Km L’Équipe qui ont lieu le 14 juin. Puis une proposition de Nolevel m’a motivée, j’ai pris un dossard pour une course pas loin de la maison et en terrain connu. Et bien que Nolevel ne se soit finalement jamais inscrit, je me suis quand même levée pour ce 10 Km du Château de Vincennes qui rassembla 4 000 personnes autour du lac des minimes.

10kmchateau

Le parcours est chouette, même s’il tourne peut-être un peu trop par moment. Une petite aventure de voiture incendiée juste avant le départ, et une annonce de parcours déplacé pour ne pas entrer en concurrence avec les zombies du weather festival, et on était tous prêts à partir. Enfin presque. Franchement, j’ai fait n’importe quoi. Déjà j’ai bien manqué de ne pas me lever parce que bon, dimanche c’est grasse mat’, et en plus je n’avais pas retiré mon dossard. Je suis arrivée 15 minutes avant l’arrêt des retraits, juste ce qu’il faut pour se réveiller avant de rejoindre la ligne de départ.

Devant moi je repère le meneur d’allure à 1h. Oh la la, pas folle la guêpe, je me promène moi ! Alors j’ai reculé. Mais comme Daddy m’a dit de courir un peu vite, j’ai quand même couru un peu vite après. Bon pas avant le 7e kilomètre, parce que je ne sais pas faire la course.

En fait c’est ça, je ne sais pas faire la course. J’ai passé tellement de temps à juste survivre en courant, que maintenant que je cours 1h ou plus les doigts dans le nez, je ne sais pas quoi en faire. Je crois que je flippe même un peu d’aller vite, comme si ce n’était pas un truc pour moi. Enfin je dis ça, j’ai une moyenne globale de 7 min/km et c’est vraiment parce que j’ai bu un verre d’eau et que j’ai discuté avec tous les mecs me demandant comment c’était de courir en fivefingers. Je suais à peine les potes, c’était scandaleux. Bon je ne vais pas me plaindre quand même, ça veut dire que je progresse. Mais bon j’ai un peu honte quand même de mon temps.

Le footing du dimanche avec un dossard
Le footing du dimanche avec un dossard

medailleAlors j’ai fini avec 1h11. Genre bien 4 minutes de moins (ou un peu plus mais je suis nulle en maths) que mon temps de l’an dernier au 10 Km L’Équipe 2014.

Alors pour dimanche prochain, lorsque je courrai le 10 Km L’Équipe avec notre partenaire du moment, j’ai nommé Spray’dol (merci !), j’essaierai de faire un peu la course. D’ailleurs si t’as des conseils, dis moi !

J’ai pour info une moyenne sur le 10 Km du Château de 6:58/h avec une allure max à 5:04/km durant le dernier kilomètre que j’ai eu un peu de mal à tenir pour finir à 6:06/km.

Ne pas confondre non pratique sportive et sédentarité

Ne pas confondre non pratique sportive et sédentarité

Lectrice de publications autour de la pratique sportive, de multiples conseils pour rester motivée, je constate une forme de scission entre ceux qui font du sport et ceux qui n’en font pas. Comme s’il fallait nécessairement être ennemis, il y a un mouvement à mi-chemin entre le fait que ne pas faire du sport est nécessairement un manque d’organisation, et un constat simple qu’on n’a pas forcément envie de faire du sport.

Oui il est vrai qu’une activité physique régulière est conseillée pour la santé de tous : bienfaits cardio-vasculaires, lutte contre le surpoids et l’obésité, action déstressante, etc. Il n’est pas nécessaire de courir 50 Km par semaine, et encore moins de soulever de la terre tous les jours. On parle bien ici d’une activité physique. Alors faut-il que cela soit nécessairement du sport ?

Les chiffres sur la pratique sportive en France délivrés par le Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, nous amènent quelques constats. Mais comme toutes les études, et toutes les statistiques, il convient de les interpréter.

chiffre-pratique-sportive-annee-2013
Fréquence de la pratique sportive au cours de l’année 2013, « Chiffres clés du sport 2013 », publié en juillet 2014, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports.

Dans le terme « pratique exclusivement pendant les vacances », je comprends la partie de badmington familiale au bord du lac, les sorties en vélos pendant ses congés, ou encore la randonnée anuelle à la montagne. Le chiffre de 65% des répondants qui pratiquent une activité sportive au moins une fois par semaine est à mon avis loin d’être négatif.

Voici d’ailleurs la liste des activités déclarées.

Principales activités sportives ou physiques déclarées, "Chiffres clés du sport 2013", publié en juillet 2014, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports.
Principales activités sportives ou physiques déclarées, « Chiffres clés du sport 2013 », publié en juillet 2014, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports.

Oui la marche loisir et le vélo utilitaire, la pétanque, et la baignade sont considérés comme de réelles activités physiques. Ainsi, lorsque vous vous promenez une heure, une fois par semaine avec vos enfants, nous pouvons considérer que vous pratiquez une réelle activité physique. Pas besoin de brûler 400 calories à la demi heure, il suffit de bouger. N’est-ce pas justement le sens réel de ne pas être sédentaire ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la sédentarité est le quatrième facteur mondial de décès.

En 2013, une étude OpinionWay de l’Observatoire de la santé Le Figaro-Weber Shandwick se voulait alarmante sur la pratique sportive des Français. Selon cette étude, 12% des Français disent pratiquer au moins 2 heures de sport par semaine. Il y aurait 88% des Français qui disent approuver le fait qu’une activité sportive est bénéfique pour la santé, mais que 12% d’entre eux ne sont pas des larves. Malheureusement cette étude ne semble pas selon l’article paru dans le Figaro définir d’abord ce qu’elle considère comme étant une activité sportive.

promenade-boisOr, j’imagine de nombreux cas où des personnes non sédentaires ne vont pas déclarer qu’elles pratiquent du sport. Il suffit de penser aux personnes qui ont déjà un métier physique : BTP, agriculture, ouvriers, techniciens logistiques, etc. Et bien-sûr, il y a aussi des personnes qui piétinent toute la journée : corps enseignants, commerçants, facteur, etc. Parmi ces personnes, il y en a qui ne pratiquent pas de sport an sens du footing/natation/sport en salle. Cependant on ne peut pas réellement les considérer comme étant sédentaires.

Par ailleurs l’OMS déclare dans ses conseils en terme d’activité physique :

Pour les adultes âgés de 18 à 64 ans, l’activité physique englobe notamment les loisirs, les déplacements (par exemple la marche ou le vélo), les activités professionnelles, les tâches ménagères, les activités ludiques, les sports ou l’exercice planifié, dans le contexte quotidien, familial ou communautaire.

Ma conclusion est donc là. Ce blog tient un peu de journal de motivation entre Flou et moi pour qu’on se motive à avoir des activités physiques ludiques dans lesquelles nous nous épanouissons. Pour ma part je suis surtout à la recherche d’un équilibre dans mon quotidien et le sport est une des manières que j’ai pour m’épanouir, être satisfaite de moi-même.
Cependant nous serons les premières à dire que pétrir une brioche pour ses amis le dimanche après-midi, c’est une vraie activité physique ! De la même manière, privilégiez la marche à pied entre deux arrêts de métro a bien plus de bénéfice qu’on peut le croire.

Alors si vous avez envie de prendre une bonne résolution et de vous mettre au sport, allez-y et profitez en pour choisir une activité qui vous plaise vraiment. Vous n’avez aucunement besoin de suer à en tremper vos vêtements pendant 1 heure. Faîtes le si vous aimez ça ! Mais ne le cherchez pas forcément à tout prix. Jouez au foot avec vos collègues, faites une partie de ping pong le week-end avec vos parents. En somme, mangez et bougez !

Une forme de sérénité du sport, c’est possible ?

Une forme de sérénité du sport, c’est possible ?

Reprendre le sport, sous-entend qu’on a un jour commencé et qu’on a eu un moment d’arrêt. Je crois que la première fois où je me suis sentie vraiment à l’aise dans une activité sportive, c’était en escrime. Je n’étais ni forte ni pas forte, j’avais un niveau plutôt correct même s’il y avait plusieurs personnes bien meilleures que moi au club. Cependant j’avais le sentiment d’avoir trouvé ma place. J’étais dans ma catégorie, dans mon niveau, et je m’y épanouissais tranquillement pour m’améliorer sans pression ni frustration. J’ai fait quelques compétitions, sans vraiment gagner, mais j’étais tout à fait satisfaite tout de même. Un jour j’ai même fini 6e de Seine-et-Marne, grande satisfaction !

tranquillou-1

Puis une épiphysite (maladie qui atteint le cartilage des vertèbres), les études supérieurs… j’ai eu le coup de mou que beaucoup traversent. J’allais cependant à la piscine pour muscler mon dos et je faisais du vélo, je n’étais pas si sédentaire que ça !

Il y a deux ans, je me suis mise en tête que j’allais reprendre une activité sportive. Pas du tout une résolution de début d’année, ça m’a prise un jour au printemps. Je suis allée à la piscine, puis j’y suis retournée jusqu’à nager 1h sans sourciller. Sauf que la piscine ça me saoule un peu, juste parce que je déteste les courants d’air dans les vestiaires. Alors j’ai fini par tenter la course à pied en plein hiver dans la campagne bourguignonne sur un terrain vallonné. J’ai tenu, j’ai progressé, mais j’étais surtout souvent déçue.

Mais déçue de quoi au juste ? De ne pas progresser assez vite, de ne pas avoir une silhouette fit, de me trouver un peu nulle par rapport à mes amis ? Sans doute étais-je déçue un peu de tout cela à la fois.

En septembre, je me suis blessée. CRAC, contracture folie, chaque effort me valait de transformer mes jambes en véritables poteaux douloureux. Je me suis donc arrêtée un bon mois, sans rien, même pas un peu de yoga. Puis j’ai repris doucement sans même y penser, sans même me dire « vas y mollo ». Un jour je me suis réveillée et j’ai voulu faire du yoga, j’ai fait du yoga. Plus tard j’ai eu envie de courir, et je suis allée courir. C’est tout.
Pas de programme, pas de plan d’entraînement, pas d’objectif de sorties minimum par semaine… Rien. Soudainement je me suis rendue compte grâce à mon journal que je faisais du yoga 2 à 3 fois par semaine, et que je courais 2 fois par semaine.

Tranquillou quoi. Quand j’ai envie, j’y vais, quand je n’ai pas envie, je n’y pense même pas. Et cela fonctionne assez bien chez moi.

forest-gump

Et soudainement, je me suis rendue compte que je courais sans difficulté bien plus vite qu’il y a 1 an, et que debout je touchais le sol avec mes mains.

Après réflexion, j’ai le sentiment d’avoir atteint une forme de sérénité dans mon approche du sport. J’ai réalisé que je ne voulais pas vraiment faire du sport, mais plutôt m’épanouir dans des activités qui me plaisent vraiment, et parmi elle, il y a la pratique sportive.
Parce que cela donne de l’endorphine, on décompresse, on se dépasse, on se force à prendre le temps, on prend soin de sa santé. En fait, on s’aide aussi à être plus heureux.

#tranquilloucrew

 

C’est cool de s’ennuyer

C’est cool de s’ennuyer

On traverse au quotidien des petits hauts et des petits bas. Des fois on a une petite fatigue, une douleur qui justifient largement de repousser sa séance de sport au jour suivant. Je ne parle pas de la petite flemme ou du « kof kof je tousse » improvisé. Mais j’ai toujours pensé qu’il valait mieux courir plus tard plutôt que de se dégouter. C’est ma philosophie du tranquillou qui veut ça. En fait j’ai remarqué que j’aimais vraiment faire du sport, et que ce n’était pas pour les mêmes raisons que d’autres personnes.

Chacun son truc, chacun son sport en fait. Récemment j’ai résilié mon abonnement à la salle de sport dans laquelle je ne me reconnaissais pas vraiment. Les activités indoor ce n’est pas trop mon truc, et le « no pain no gain » ou « faut brûler le plus de calories possible » ne sont pas vraiment des trucs auxquels je suis sensible. Mais bon, j’ai essayé ! Alors quand j’ai annoncé ça au coach et qu’une femme a entendu, elle m’a dit « aller, il faut reprendre goût au sport, il ne faut pas arrêter ! ».
Bon madame t’es gentille, mais qui te dit que je vais arrêter de faire du sport ? J’ai réalisé que dans son esprit, salle de sport = sport, pas salle de sport = pas de sport. Du coup ne pas vouloir aller en salle de sport était forcément pour elle une perte totale de motivation.
Et quand je dis que je préfère courir toute seule dans le silence avec personne, cela paraît encore plus bizarre.

Je crois les potes, que j’aime bien me faire chier.

ennui Alors que je déteste ne rien faire, même, ça m’énerve, j’aime bien m’ennuyer soit avoir une activité qui ne sert pas à grand chose mais qui n’est pas très contrariante. C’est sans doute pour ça que j’aime marcher longtemps sans trop savoir où je vais, que je n’ai pas de problème à attendre le prochain métro (dans 3 minutes les mecs, ça sert à rien de courir), et que j’aime passer 1 heure dehors à courir bêtement en rond dans un parc. J’ai conscience aussi que cela peut paraître particulièrement ennuyeux et une principale raison de lâcher l’affaire.

Je lis pas mal de littérature sportive où ça parle d’astuces pour booster la motivation : musique, exercices hardcores, trucs pour brûler 500 calories en 15 minutes, des défis en tous genres. C’est marrant, mais c’est comme si les choses censées motiver me démotivaient encore plus !

Ma conclusion est que j’aime m’ennuyer. J’ai l’impression de courir partout tout le temps : entre la cuisson des pâtes et le cadeau à emballer, entre le rendez-vous chez le médecin et le rapport à rendre à son client. Alors finalement, m’emmerder à prendre l’air simplement pour me concentrer sur quelque chose qui ne sert à rien, c’est particulièrement satisfaisant !

Mais entre ennui et routine pantouflarde, il y a une différence. Des plans d’entraînement et des objectifs me permettent d’agrémenter ma pratique sportive.

Finalement, chacun son truc.
Sur ce, j’ai 1 heure à tuer, je vais aller faire un footing !

Se décider pour la course à pied minimaliste

Se décider pour la course à pied minimaliste

La course minimaliste, j’en entends parler depuis au moins 2 ans. Lorsque j’avais décidé de me mettre à la course à pied en complément de la piscine, un collègue m’avait dit « je n’aime pas les chaussures avec beaucoup d’amorti ». Curieuse, surtout avec cet éloge quotidien de l’amorti dans le monde de la course à pied, j’ai voulu à l’époque me renseigner. Il me dirigea vers le site de la marque vibram et le roman Born to run de Christopher McDougall considéré comme étant la Bible du coureur minimaliste. Faisant confiance en mon collègue, je m’étais achetée avec les conseils du vendeur de Team Outdoor une paire avec « pas trop d’amorti » et légère, soit à l’époque des Asics GT-2000 que je surkiffe.

Finalement le temps passe, je continue de parcourir les routes et les sentiers avec mes petites Asics toutes légères. Je commence à kiffer la vie, et je me dis que la course à pied c’est quand même vachement plus cool quand on prend le temps d’en profiter.

Sur un malentendu, je teste des chaussures avec un amorti bien plus important que mes chaussures habituelles. Des Adidas Boost quelque chose (ça a peu d’importance). Je les chausse et je file courir avec Flou lors du petit rassemblement « Libre de courir, pas de s’enfuir ». Sortie plutôt chouette ! Seulement j’ai le sentiment que mes deux pieds se sont transformés en blocs, ça cogne, j’ai l’impression qu’une vibration me monte du pied jusqu’au genou. Pas de bol, j’ai mal aux pieds les deux jours suivants et j’ai le terrible sentiment d’avoir perdu en proprioception du pied.
Ouah le gros mot ! En fait la proprioception c’est un peu la mobilité du pied, ce qui fait que tu mobilises ton orteil quand tu perds l’équilibre par exemple sans y réfléchir. Une espèce de sensibilité du pied en fait, un machin naturel qui fait que tu mobilises tes petits muscles. Mauvaise expérience donc, et surtout sensations plutôt pourries. J’ai eu de vraies douleurs par la suite au pied lors de postures fixes en yoga comme l’arbre (le machin où t’es debout sur un pied avec les bras en l’air).

C’est drôle comme on se rend compte des choses quand on ne les a plus ! Grosso modo, sur mes asics je kiffais : sentir mon pied se dérouler, la légèreté (relative), pouvoir détendre mes orteils dans la chaussure. Là je me suis demandée si je n’allais pas encore mieux profiter si j’allégeais encore plus mes pieds.
Bien-sûr l’influence de Flou n’y est pas pour rien. Madame court déjà minimaliste et son petit « tu vas finir par t’y mettre » lors de mon dernier passage à Milan avait résonné dans mon esprit (7 heures de train ça aide !).
Puis j’admets que cela me faisait déjà envie. Surtout sur la philosophie de la course minimaliste, c’est peut-être mon côté hippie. L’idée étant que la chaussure de running moderne est tournée vers une technologie de la compensation : des semelles épaisses pour ne pas sentir le sol, un drop d’au moins 10 mm (écart de hauteur bout du pied/talon) pour protéger le talon mais qui pousse à le poser en premier. Mais plus on talonne, plus on veut le protéger… cercle vicieux ?

Or dans mon idée du sport pour la recherche d’un bien-être global et équilibré : la course minimaliste avec son approche où on a un corps pas si mal fichu, et où en se musclant par la pratique on y arrivera mieux plutôt que de compenser, me va assez. Je vous dis, je suis un peu une hippie refoulée !

Les semaines passent et finalement j’oublie un peu, me concentrant surtout sur l’idée de courir de nuit. Et puis je reçois des Vibram Fivefingers pour Noël. Hop je les enfile, et je pars me faire un mini footing après repas de Noël pour décrasser la machine. Dans le brouillard et le froid, j’apprends à courir. fivefingers-kmd La sensation est au début à la fois naturelle et étrange. Sur le premier kilomètre, j’ai l’impression de me fatiguer beaucoup plus. Sans réfléchir mon pied se pose sur l’avant et ne talonne pas, la sensation pieds nus joue beaucoup pour favoriser cette foulée. La fatigue venait du fait que je « poussais » plus, et je constate assez vite que je dois mobiliser des muscles plutôt mis de côté habituellement.
Mes mollets sont par exemples très engagés. Puis j’ai monté une cote et je me suis demandée comment faire. Redescendre était aussi une question, oh purée, mais je vais tomber en fait, ah non, ça va ! J’ai ressenti des cailloux mais sans trop m’y attarder, on oublie vite. Quelques accélérations pour tester, ouh la la, mais j’ai l’impression de gambader !

Je l’admets, j’ai adoré !

Dans un prochain épisode, je vous parlerai de la manière dont j’aborde la transition vers la course barefoot.

Libres de courir, pas de s’enfuir!

Libres de courir, pas de s’enfuir!

Il y a quelques semaines à peine, une nouvelle défrayait la chronique milanaise: Irene, une coureuse qui s’entraînait le long du canal Naviglio Grande, a été agressée alors qu’elle s’était arrétée pour boire à une fontaine, en plein jour. Si elle a réussi malgré ses blessures à s’enfuir en rejoignant un groupe de coureur, je frémis à l’idée de ce qui aurait pu se passer de pire, dans cette zone pourtant fréquentée par les sportifs. Les cris d’horreur ont fusé dans les médias, escortés d’appels à la prudence et de conseils avisés: courez en groupe et dans des endroits très fréquentés, préférez les sports en salle ou les activités collectives. D’autres cris ont alors à juste titre retenti: ceux du droit à la sécurité, de la liberté de courir sans avoir peur, de profiter des espaces publics sans devoir se terrer dans des salles de sport ou chez soi pour pratiquer… C’est pour proclamer ce droit que les coureurs, cyclistes et marcheurs milanais se sont réunis dimanche dernier à midi pour reparcourir, qui en rollers, qui à petites foulées, le parcours d’Irene jusqu’à la fontaine.

Lire la suite Lire la suite

Riz parfumé aux cacahuètes et thon (sans gluten, sans lactose)

Riz parfumé aux cacahuètes et thon (sans gluten, sans lactose)

Gérer sa faim n’est pas toujours évident. J’ai eu plusieurs phases avec ma pratique du sport. Il y a un moment de cela, j’avais systématiquement envie d’avaler tout le contenu de mon réfrigérateur. Mais petit à petit, j’ai eu de moins en moins de fringale. Peut-être est-ce parce que je fais plus attention à ce que je mange la journée précédent une activité sportive, mais je crois que j’ai aussi un peu éduqué ma faim.

Gérer sa faim, et mieux profiter de ses petits plats

En fait j’ai réalisé qu’assouvir ma fringale causée par l’effort n’était pas du tout productif. En effet, cela me donnait l’impression de me rassasier alors que je répondais à une pulsion. Seulement si j’attends une demi-heure, la faim passe. Je peux prendre un petit goûter de récupération selon l’heure de la journée, ou attendre le prochain repas.

Quand je rentre tard et que je viens de faire du sport, j’aime tout de même prendre le temps de me demander ce que je vais manger. L’idée est que je puisse récupérer sans que ce soit lourd au risque de m’empêcher de dormir sereinement. Bien se nourrir oui, se gaver non !

Alors en faisant mes courses, il m’arrive de penser « ah ça je pourrais le manger après le sport » !

Riz parfumé aux cacahuètes et thon (sans gluten, sans lactose)

  • riz blanc
  • cacahuètes grillées non salées pilées
  • une pincée de sel
  • huile d’olive
  • une carotte
  • aneth frais
  • filet de thon
  • sauce soja

Ce soir là, j’avais envie de quelque chose de simple mais bon. Je suis gourmande, ce n’est pas un secret ! J’ai donc pris le reste de riz blanc de la veille que j’ai mélangé avec des cacahuètes pilées grillées que j’ai toujours en stock. Puis j’ai fait cuire des rondelles de carotte avec de l’huile d’olive. Une fois la carotte quasiment cuite, j’ai mis directement mon gilet de thon préalablement trempé dans de la sauce soja. Un peu d’aneth parce que j’aime ça, et voilà !

Un dîner plutôt équilibré, nourrissant, bon, et surtout pas lourd ! En plus de cela, il est sans lactose et sans gluten ce qui permet de satisfaire les estomacs fragiles de notre duo de choc.

Si ces petites recettes rapides post-sport vous intéressent, je pourrais en faire d’autres ! 🙂

 

Sport, régime sans gluten et plaisir retrouvé

Sport, régime sans gluten et plaisir retrouvé

 

Vous vous etes peut-etre demandé où j’avais bien pu passer pendant les 6 derniers mois… En réalité, ça n’a pas été une période bien sportive, et pour cause! Une sinusite carabinée suivie d’une mononucléose m’ont mis K.O pendant de longues semaines au printemps, et comme longtemps après je ne m’en remettais toujours pas, entre fatigue, vertiges, tension dans les chaussettes et nausées permanentes, j’ai du me ménager pas mal… J’ai vu passer l’été dans une sorte de brouillard, quand ce n’était pas carrément de mon lit! Après pas mal de rdv médicaux et rien de bien concluant, il semblerait que je sois intolérante au gluten, ce qui expliquerait, outre pas mal de petits soucis rencontrés ces dernières années, mon état de fatigue général (je vous rappelle quand meme que j’habite au pays des pates et de la pizza!). Quoiqu’il en soit, le régime sans gluten suivi depuis la fin de l’été semble effectivement me réussir et, sans en faire tout un plat, j’ai résolu de m’y tenir!

Lire la suite Lire la suite