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6 marques cools pour le cyclisme sur route au féminin

6 marques cools pour le cyclisme sur route au féminin

Bon, je sais que ce n’est pas au goût de tout le monde, mais une tenue de vélo, je trouve ça cool. C’est même plutôt sexy quand on y pense. Cela te va toujours bien car c’est près du corps, et tu peux t’amuser avec des coloris à ton goût, et des assortiments farfelus ou non avec les accessoires. Je pense par ailleurs avoir un sérieux problème d’addiction avec les casquettes de vélo. C’est très embêtant car j’essaie d’avoir vraiment l’essentiel en terme d’équipement, pour tous les sujets, mais la force de l’esprit de consommation est souvent plus grand que moi. Heureusement, la France est plus grande que mes erreurs.

Pour vous entraîner dans ma chute, je vous livre 5 marque repérées qui sortent un peu du lot et qui pourraient vous donner envie d’un peu de fantaisie dans vos tenues de cycliste.

Tenspeed Hero

Venue tout droit des États-Unis, cette gamme de vêtements de cyclisme sur route propose des motifs fort mignon, parfois un peu naïf, et surtout très colorés. J’adore leurs chaussettes. C’est également typiquement américain quelque part, avec des phrases écrites en français sur les vêtements parce que cela fait cool.

> tenspeedhero.com

Attaquer

En parlant de mots en français parce que cela sonne bien, il y a la marque Attaquer. Elle n’est pas du tout française, mais que voulez-vous, les francophones (entre les Français et les Belges) font partie des grandes stars du vélo ! Je trouve les maillots Attaquer ont un style un peu rebelle qui me donne envie de faire croire que je monte trop bien les côtes.

> Attaquercycling.eu

Warsaw Cycling

Eux sont français ! Mieux, il me semble que Warsaw Cycling soit même une entreprise auvergnate. Leur casquette à fleurs est ma favorite même si elle est un peu petite pour ma grande tête d’intello. Les couleurs de Warsaw Cyling sont top et cela donne une vraie touche originale et classe à la fois sur le paysage.

> Warsawcycling.com

Liv Cycling

Liv est le pendant totalement féminin de l’équipementier Giant. C’est une marque qui a une grande visibilité dans le cyclisme. J’aime moins les couleurs souvent de ce que produit Liv, trop de rose et de violet à mon goût, un peu trop girly pour moi. Cependant, Liv produit également des vélos et des accessoires entièrement étudiés pour l’anatomie féminine, et c’est un avantage certain.

>  liv-cycling.com/fr/

Rapha

J’en veux beaucoup à Rapha de faire des choses aussi belles. C’est simple, les produits Rapha sont beaux et performants. Cet équipementier a un excellent marketing, un super storytelling, et un vrai style bien à lui. Mention excellent pour la gamme Brevet, super pour les longues sorties tout en gardant un confort impeccable.

> Rapha.cc

MAAP

Coloré et frais, le style de MAAP est très graphique. J’ai moi-même un jersey de cette marque, très léger, parfait pour temps chauds.

> MAAP.cc

Choisir son vélo c’est compliqué (ça dépend)

Choisir son vélo c’est compliqué (ça dépend)

Pendant quelque temps, j’ai fait en vélo dans la quantité plutôt que dans la qualité. Aujourd’hui c’est l’inverse. Au sommet de ma carrière de garagiste, j’avais 4 vélos chez moi. Alors je peux vous dire que j’en ai testé des vélos avant de voir ce qui était le meilleur pour moi, et encore, je n’ai pas tout testé.

Retour d’expérience sur la recherche du vélo parfait

Un vélo, pour quoi faire ?

Mon premier usage du vélo fut d’aller au travail avec. J’habitais alors juste après le dernier arrêt de métro, juste après la gare de bus, et à la toute dernière station vélib’ avant le néant de la banlieue de Paris.

Pour la ville, et les promenades

Pendant des mois je me suis contentée du vélib’ pour les 7 Km domicile-travail. Puis je me suis achetée un VTC, un Liv Giant Boulevard. Liv Giant est le pendant féminin de Giant. Les boutiques revendent les deux marques, qui se retrouvent assez facilement chez d’autres vélocistes. J’ai fait beaucoup de trajets avec, et je l’aimais beaucoup car il était quand même splendide.

Les raisons pour lesquelles j’ai fini par m’en lasser sont : le poids, l’encombrement. J’habitais en effet un grand studio au 2e étage et monter/descendre chaque jour cette bécane m’a vite embêtée. Pour le prix d’achat neuf, je refusais de le mettre en bas de l’appartement même si j’avais dans la rue des installations pour accrocher les vélos, et que je vivais dans un coin plutôt bien. Par ailleurs, j’ai fini pas juger que d’avoir autant de vitesses étant relativement inutile en ville pour moi. Cela dit, je les utilisais tout de même pour compenser le poids de mon bolide, mais c’était du petit confort. Ce vélo aurait été adapté à une personne disposant d’un local à vélo dans son immeuble, avec éventuellement le besoin de mettre des sacoches.

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Liv Giant Boulevard au bureau, pas dans le bon sens, JE SAIS

Un vélo pour les promenades

Avec le temps, j’ai fini par m’acheter 2 vélos d’occasion pour 3 francs 6 sous. Le premier fut un magnifique petit vélo de course rouge que j’adore. Tout léger, je ne rechignais pas à l’emmener dans les escaliers. En plus, ça roule bien.

Cycle Gitane – Toujours pas dans le bon sens, OK

Un vélo sans attachement personnel

Oui, j’aimais trop ce petit vélo rouge. Alors j’en ai pris un gris, pour encore moins cher, que je n’avais pas peur de laisser en bas de chez moi sans pleurer toute les larmes de mon corps. Je l’aimais bien ! On a vécu pas mal de choses ensemble, on a même volé.

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Un vélo pour aller plus loin

Un jour je me suis décidée à aller vers le moderne, vers les vélos avec de vrais dérailleurs. C’est comme cela que j’ai un jour acheté un B-Twin Triban 520. J’étais plutôt contente, même s’il était un peu grand pour moi.

En Vallée de Chevreuse avec un B-Twin Triban 520, en respectant les limites de vitesse.
En Vallée de Chevreuse avec un B-Twin Triban 520, en respectant les limites de vitesse.

Mais j’ai fini par tout lâché. J’ai tout revendu (sauf le petit rouge faut pas déconner), et je me suis commandée un Canyon pile à ma taille. Même là le choix n’était pas aisé, car outre la taille de son vélo selon les mesures de son petit corps musclé, comment choisir un vélo de route ? Car même là il y a plusieurs famille. Il y a les cyclo-cross que je ne sais pas si on peut parler de vélo de route car ils sont plutôt fait pour les chemins de terre. Il y a aussi les vélos de contre-la-montre profilés et plus ou moins de haute technologie avec une légèreté sans égale. Nous avons également les vélos de compétition moins profilés que les dits « aero » mais tout de même, où on a une posture assez penché. Puis il y a ceux qu’on appelle les Endurance, qui ressemblent fortement à des vélos de compétition mais dont la conception font qu’on a la tête un peu plus relevé pour un peu plus de confort. Tout cela est une affaire de géométrie.

(C'est celui de gauche)
(C’est celui de gauche)

Pour ma part, j’ai opté pour le dernier type, avec un Canyon Endurace AL WMN 6.0. En gros le cadre est en alu, la géométrie est étudié femme, et il y avait ma taille en stock. Le groupe (dérailleur avant et arrière) est Shimano 105, c’est sans doute le dérailleur le plus performant que j’ai pu avoir jusque là. Et je le sens plutôt bien. Pour avoir essayé de pédaler en moyenne montagne avec un vélo sans vitesse indexé avec une tendance à dérailler au moindre changement, je peux vous dire que la technologie moderne est très utile.

Est-ce important d’avoir un vélo pour femme ?

Rien de sexiste, on parle ici d’anatomie. Le plus important est d’avoir un vélo à sa taille. Les femmes sont réputées pour avoir les bras légèrement plus courts que leurs homologues masculins. Hors c’est un problème qui peut se régler avec un changement de potence, pour raccourcir la longueur entre ses bras et le guidon.

Le reste, je ne sais pas si c’est du marketing ou de la science. Le fait est que des enseignes créent des vélos étudiés pour la morphologie féminine par rapport aux positions des mains, etc. Pour ma part, je suis très contente de mon achat de vélo « pour femme » car n’étant pas très grande, il n’est pas aisé de trouver chaussure à mon pied. Il y a quelques détails que j’apprécie. Par exemple le cintre est plutôt étroit ce qui convient à ma largeur d’épaule.

Il faut garder en tête qu’un vélo acheté dans le commerce, est un montage tout fait avec des pièces différentes. Rien ne vous empêche de personnaliser un vélo, même si un premier bon investissement est sans doute plus économique.

Voilà donc mon compte rendu. Je n’ai aujourd’hui « que » 2 vélos ! 

J’espère que ce parcours cycliste vous aura un peu aidé. Faites moi vos retours !

Pédale et Yoga Magazine

Pédale et Yoga Magazine

Un peu blessées, un peu malades, cela ne nous empêche pas d’avoir des lectures sportives ! Ici je vais vous parler d’une publication bien connu, et d’un nouvel arrivant dans les kiosques français.

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Pédale !

J’adore ce titre. Même si t’es pas bien fort en histoire du cyclisme, et que t’es une groupie qu’au moment du Tour de France comme c’est un peu mon cas, alors Pédale ! est une lecture revigorante. J’aime les belles doubles-pages avec de superbes images, la mise en page qui n’a rien à envoyer à un webdesign de blog mode, et surtout un ton qui fait plaisir à lire. En couverture du Pédale ! de cette année, on voit Thibault Pinot espoir français donner à boire à un petit agneau. C’est ça qu’on aime dans Pédale !, son commentaire professionnel, ses anecdotes, ses dossiers, mais aussi son décalage et le fait de ne pas avoir peur de présenter autrement le monde du cyclisme professionnel.

Yoga Magazine

Pour le titre original, on repassera. Cependant j’ai pris plaisir à lire Yoga Magazine. On aime une approche simple du yoga, une présentation sans chichi et sans jugement. Tout est là pour que le yoga soit tout simplement une manière d’être bien dans son corps et bien dans sa vie… très yogique donc ! Coup de cœur de mon côté pour ce dossier sur une retraite yogique en Méditerranée. Cela me donne presque des envies de voyage juste pour pour le yoga…

 

J’ai eu un accident de vélo #paflevelo – Portez un casque !

J’ai eu un accident de vélo #paflevelo – Portez un casque !

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C’était dimanche, une journée bien tranquille. J’avais passé une grande partie de ma journée à travailler sur des projets personnels et ai préparé mes affaires aux environs de 16h pour me rendre à mon cours de yoga. J’étais contente, j’allais enfin utiliser mon nouveau tapis et tester ma musette toute neuve de chez Rapha offerte par le mec. Lui-même n’était pas là, il était en train de parcourir Paris-Nevers en vélo et était quasiment sur la fin de son parcours. Un peu fière de mon attirail, je le poste sur Instagram.

Un jour comme un autre, en fait.

Prête pour partir au cours de yoga #bike #bicycle #yoga

Une photo publiée par Ecribouille (@ecribouille) le

Je descends donc de chez moi, tapis de yoga en bandouillère, récupère mon vélo, et commence mon parcours jusqu’au studio de yoga qui se trouve à moins de 5 Km de mon domicile en vélo, soit un parcours estimé à environ 25 minutes. J’ai déjà fait ce chemin, je le connais plutôt bien.

J’enfourche donc mon petit vélo, et commence mon trajet. Comme d’habitude je prends la route à l’angle de chez moi, pour traverser le pont qui passe par dessus le boulevard périphérique. Tiens, une voiture de police garée sur la piste cyclable. Tant pis, je la contourne et hésite à prendre une photo. Mais je n’ai pas de temps à perdre et préfère continuer à avancer tranquillement. Après tout je vais au yoga aussi pour me détendre, et je ne veux pas de pensée négative avant ma séance.

L’accident, la collision

J’arrive alors sur la place de la Nation. Elle est constituée de deux cercles concentriques. À l’intérieur, un rond-point emprunté par les automobiles et les bus. À l’extérieur, il s’agit d’une route à sens unique régulée par des feux rouges. Une piste cyclable existe comme souvent sur les sens unique pour emprunter la voie dans le sens inverse. Je passe donc par là, car il y a souvent moins de trafic, mais ne prend pas la piste cyclable préférant le sens de circulation routier soit en tournant à droite.

Vous pouvez voir sur le plan OSM les sens de circulation, ainsi que la signalisation de la piste cyclable qui elle allait dans le sens inverse de circulation. La petite particularité des pistes cyclables parisiennes lors de routes à sens uniques.

Afficher une carte plus grande

Voilà le boulevard Voltaire, comme toujours je ralentis, car à certains endroits il n’y a pas de feu rouge mais une application de la priorité à droite. Normal quoi. Je traverse le boulevard et commence à m’engager sur l’autre partie de la rue, face à moi. Une voiture passe, je reste donc quelques secondes sur la droite avant de vouloir me décaler sur la gauche afin de m’éloigner des voitures garées par peur d’une ouverture de porte. En effet il y a beaucoup de voitures garées là, surtout le dimanche, car le parking sur les places de livraison est autorisé ce jour.

Mais à ce moment, une portière de voiture s’ouvre en grand de manière soudaine. Je ne parviens pas à l’éviter car elle s’est simplement ouverte devant moi. Mon vélo percute la portière ouverte, puis mon corps touche à son tour la voiture. Mon vélo et moi faisons un vol plané, je tombe sur la droite de mon corps et continue à avancer avec l’inertie en rapant le goudron. Je prends conscience de l’accident et essaie de me lever pour dégager la voie. Ma plus grande crainte et de me faire écraser par une voiture qui ne verrait pas immédiatement que je suis au sol.

La collision se fait à environ 20 Km/h selon Strava. On voit d’ailleurs très bien mes variations de vitesses qui correspondent aux ralentissements pour prendre les carrefours, ou aux arrêts à des feux rouges.

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Trace GPS de mon déplacement le jour de l’accident.

Cependant plusieurs personnes viennent rapidement m’aider, me dégagent du vélo qui est sur moi, appellent les secours, me tiennent la main. Un médecin et une infirmière de passage s’arrêtent et me soutiennent, donnent les bonnes informations aux pompiers. Les pompiers appellent la police, on me fait monter sur un brancard puis on m’installe dans le camion des pompiers.

Pas à un seul moment, la personne ayant ouvert sa portière n’est venu s’assurer de mon état. La police prend ses coordonnées, vérifie sa pièce d’identité, permis de conduire et lui font remplir un constat. Ils me donnent un papier pour que je le rappelle et termine le constat. Un rapport de police et une main courante sont réalisés.

Je suis ensuite transportée aux urgences où on me garde en surveillance en raison du traumatisme crânien. Fort heureusement je portais mon casque qui a pris le choc à ma place. Je suis cependant sonnée et des maux de tête ainsi que des vertiges m’empêchent de me mouvoir de manière sécurisée. Aucune fracture, des hématomes un peu partout, des brûlures et des éraflures importantes. On me rassure sur le fait que mon visage n’aura pas besoin de points de suture et devrait cicatriser sans problème.

Je suis autorisée au bout de 6 heures de surveillance à rentrer chez moi. En lisant le papier donné par la police, je me rends compte qu’il s’agissait d’une voiture de taxi. Je l’appellerai demain, on verra ça demain.

L’altercation avec l’automobiliste

La personne accepte de se rendre jusqu’à mon lieu de travail pour faire le constat. Cela se passe mal au téléphone, il me demande pas si je vais bien. Lorsqu’il me rappelle pour confirmer sa venue, il ne se présente pas, il attend que je parle, je ne comprends pas bien.

Arrivé en bas du bureau, je lui demande de monter prétextant qu’on peut s’installer sur une table pour faire les papiers. « Je suis venu jusqu’à votre lieu de travail, je ne vois pas pourquoi je monterai ». Et bien monsieur, j’ai passé deux soirées à l’hôpital, je ne vois pas pourquoi je descendrais ?
Bref, je descends accompagnée d’un collègue. Je trouve ledit taxi garé sur la piste cyclable, sur le bord d’un carrefour, pile dans l’angle, devant le feu rouge. Provocation ? Bien-sûr un véhicule ne pouvant pas tourner lui demande de bouger par deux fois son véhicule. Il reste garé sur la piste.
J’ignore au début ce fait, ne voulant que mon papier rempli et signé avec les éléments correspondant aux faits, et rien qu’aux faits.

Je remplis ma partie, et commence à lui présenter le schéma préparé par mes soins, lui demandant s’il est d’accord pour que je le recopie. Je lui demande également de cocher qu’il a ouvert sa portière. Il avait en effet déclaré ne pas avoir ouvert sa portière, d’ailleurs je crois bien qu’il ne l’a également pas dit à la police. En effet, lorsque les officiers de police sont venus me voir dans le camion de pompier, pour eux, j’avais roulé trop sur la droite, touché la voiture, et chuté seule. Ils étaient étonnés d’apprendre que j’avais prise la portière de face « ah bon, vous avez touché la porte ? », puis sont redescendus voir le conducteur.
Il coche la case correspondant à l’ouverture de portière, je dessine le croquis en lui indiquant les éléments que je fais figurer. J’avais préparé avant mon dessin grâce à un plan et était retournée sur les lieux pour m’assurer de quelques éléments.

Il me déclare à ce moment de manière agressive « de toute façon vous faîtes ce que vous voulez, mais vous étiez en contre-sens ! ».

Pardon ? J’étais dans le sens de circulation. Il me précise que s’il y a des pistes cyclables, c’est pour que les vélos les prennent, sinon il n’y en aurait pas, et que je n’ai pas le droit de circuler sur la route. Je n’insiste pas, voulant uniquement mon papier comme dit plus haut et dessine bien la piste cyclable avec son sens de circulation par rapport au sens de la route. À ce moment un cycliste passe devant nous. Je lui demande donc « Lui aussi est en contre-sens ? ».
« Oui, il est en contre-sens, il n’a pas le droit d’être là ».

Je me suis dit plusieurs choses : soit il est particulièrement idiot et ne connait pas les règles, ce qui est inquiétant pour quelqu’un dont le métier est de circuler en voiture, soit il essaie juste de m’embrouiller pour me faire écrire des choses qui l’arrangent. Dans tous les cas, s’il était certains d’être dans son droit, il aurait coché de lui-même l’ouverture de porte. Notons qu’il n’en a toujours rien à faire qu’il aurait pu me tuer.

Papier signé, je recule de quelques pas et lui dit haut : « D’ailleurs vous êtes garé sur une piste cyclable, c’est stationnement gênant, cela vaut 135 € d’amende et 3 points sur votre permis de conduire ». Là, il se moque de moi, l’air de dire que de toute façon, il fait ce qu’il veut, et que les cyclistes n’ont pas à être sur la route.

Sauvée par le casque

Je n’ai pas eu de chance. J’étais non seulement de toute façon coincée entre une voiture qui roulait et une garée, et j’ai rencontré une personne pour laquelle je n’écrirai pas d’adjectif car je serai trop vulgaire.

Malgré cela, je suis heureuse d’avoir porté un casque, de n’avoir eu aucune fracture ni lésion cérébrale.

Le vélo est un véhicule comme un autre, considérons le comme tel. On peut facilement être à 20 Km/h, et plus, voir beaucoup plus en vélo électrique. C’est dangereux, au même titre qu’un scooter et il n’y a aucun habitacle pour vous protéger. Malheureusement des personnes vouent une haine envers les cyclistes, et malheureusement beaucoup de cyclistes n’aident pas en répétant des infractions et des gestes particulièrement dangereux.

Soyez prudents pour vous-mêmes, ne risquez rien. Le cédez-le-passage cycliste n’est qu’un cédez-le-passage. Ce n’est pas une priorité, soyez d’abord prudents pour vous-mêmes, et vous limiterez également le danger pour les autres. Si un automobiliste vous échauffe, laissez tomber, votre vie vaut bien plus que cela.
Connaissez également vos droits, ne vous laissez pas faire si une personne cherche à vous intimider. Si vous vous sentez en danger, filez. De toute façon il y a des cons partout, et on est tous le con de quelqu’un.

Un casque ce n’est pas très beau, mais votre vie vaut bien plus que quelques minutes avec un casque sur la tête.

Mon accident s’est joué à quelques secondes. Je me décalais sur la gauche pour éviter les portes, mais c’est arrivé exactement au moment où j’étais encore un peu trop proche des véhicules garés. Tout cela va très vite, ne sous-estimons pas les éléments imprévisibles de la route.

Mes remerciements

Je remercie les personnes qui sont venues immédiatement à mon secours lors de ma chute, et qui m’ont tenu la main, soutenu, parlé lorsque j’étais étendue au sol incapable de bouger.

Je remercie les sapeurs de pompiers de Paris qui sont intervenus de manière professionnelle en ayant fait le nécessaire pour que je reçoive les soins appropriés.

Je remercie le personnel des Urgences de l’hôpital Saint-Antoine de Paris qui ont pris en compte mon choc physique et émotionnel lors de cette mésaventure.

Je remercie mon conjoint qui a pris le premier train pour revenir à Paris alors qu’il venait de pédaler 300 Km.

Je remercie également mes collègues de bureau qui gardent un œil sur moi et qui m’aident à oublier mes douleurs.

Et bien entendu, je remercie toutes les personnes qui m’ont adressé des messages de soutien et de rétablissement.

Annexes

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Le côté droit de mon casque.
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Ma blessure à l’épaule provoquée par le fait d’avoir rapé le sol après la chute en continuant à avancer par inertie. Bizarre, mon pull n’a rien !
Guide de survie du cycliste et de son vélo en ville

Guide de survie du cycliste et de son vélo en ville

J’ai une vision relativement fonctionnelle du vélo. J’aime me déplacer avec un vélo, mais je n’aime pas spécialement faire du vélo juste pour en faire. Cependant pouvoir se déplacer en vélo au quotidien est pour moi un vrai confort : on prend l’air, on évite les embouteillages et les problèmes de transports en commun, on se rend compte qu’on gagne un peu de temps, on frime parce que ça fait sportif.

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Après il est vrai que faire du vélo en ville ce n’est pas évident. On a un code de la route très orienté voiture, c’est-à-dire pour régler la circulation entre les voitures (et éventuellement les piétons). Mais il n’est pas vraiment adapté au mode de transport vélo. Je trouve qu’on manque cruellement de règles qui permettent à tous de circuler ensemble. Il existe malgré tout quelques lignes du code de la route pour les vélos, mais peu de personnes les connaissent. Ainsi il n’est pas rare que je me fasse insulter parce que je fais ce que dis le code, mais que personne ne le sait…

La base pour circuler en ville est bien entendu de toujours tendre son bras quand on tourne, tourner la tête pour bien voir partout.

Les 3 choses pas pratiques en ville pour les vélos

  • Les pistes cyclables sur les trottoirs étroits à partager avec des piétons
  • Les pistes cyclables étroites qui tournent à 90°C. On est en vélo les gars, on peut pas braquer comme ça, et souvent il y a un véhicule plus gros qui passe aussi !
  • Être sur une piste cyclable collée tout à droite et devoir tourner à un carrefour sans aménagement prévu pour qu’on puisse tourner à gauche. J’ai pour ma part tendance à ralentir pour arriver au croisement quand le feu est rouge sur ma voie pour tourner en descendant éventuellement du vélo pour prendre le passage piéton. En théorie je grille le feu, en pratique… je fais comme je peux pour ne pas mourir jeune.

Les 3 choses qu’on pourrait faire

  • Ajouter une nouvelle règle pour permettre aux vélos de tourner (vu au Danemark)
    • Lever la main vers le haut pour signaler qu’on va s’arrêter, équivalent du feu arrière rouge pour la voiture
    • S’arrêter au niveau de la voie perpendiculaire
    • Tourner quand le feu passe au vert
  • Peindre les pistes cyclables d’une couleur bien visible : un petit vélo aléatoire et un trait blanc sont-ils vraiment suffisants ?
  • Apprendre à gérer les autres véhicules à moteur ou non dans la circulation lors de l’apprentissage de la conduite d’une voiture.

3 conseils appris avec l’expérience

  • Il existe un certain nombre d’équipements de signalisation pour le cycliste (lumière etc) certaines sont obligatoires, d’autres non. Mais être vu n’est pas seulement une affaire d’obligation. Un vélo va en général moins vite qu’une voiture, est moins lourd… lorsque la piste cyclable se trouve sur la voie de bus, on aime bien être vu. Bref, assurez-vous de bien voir, mais savoir qu’on est vu permet aussi d’éviter l’automobiliste qui tourne sans vous avoir vu.
  • Connaître les habitudes des autres véhicules à moteur, et des piétons. Sur la route nous ne sommes pas seuls, et chacun a ses manies. Ainsi le piéton a tendance à traverser s’il n’entend rien (alors qu’un vélo arrive), et à ne pas voir qu’il marche sur une piste cyclable. Une voiture a tendance à prendre la piste cyclable pour une place de parking, les taxis ont tendance à rouler près des vélos, les concierges parisiens ont tendance à mettre les poubelles sur les pistes, etc. Cela peut faire beaucoup de choses, mais il y a en ville de multiples mini infractions et choses pas pratiques. Le tout est de se débrouiller avec tout ça.
  • Garder son calme. Parfois cela ne vaut pas le coup de s’énerver ou de répondre à quelqu’un qui insulte pour rien. J’ai plusieurs anecdotes où j’ai eu peur pour moi. Pourtant cela ne doit pas m’empêcher de continuer à circuler. D’ailleurs souvent les personnes qui vous embêtent n’en ont rien à faire de vous.

Équipez-vous !

Faire du vélo en ville ce n’est pas comme sa promenade du week-end à la campagne. Et encore.
Quand on s’engage sur ce mode de transport pour des déplacements réguliers, il ne faut pas sous-estimer les intempéries, le fait qu’on puisse crever, etc. Connaître un peu la mécanique de son vélo est plus qu’utile, et avoir un mini-gonfleur et quelques outils n’est pas forcément un luxe. Il existe des sacoches à accrocher sous la selle.

Pour les intempéries, pensez vos vêtements aussi en terme pratique.

Enfin je ne peux qu’encourager le port du casque. Ce n’est pas très sexy mais on s’y habitue vite. Sur un vélo, on n’est pas grand chose. On va à une vitesse différente des autres véhicules à moteurs, on ne nous entend pas bien, on n’est pas toujours très visibles, et en plus on ne nous aime pas toujours.

En cas de chute

Dégagez le plus vite possible la voie. Au sol, on ne vous voit pas.

À lire :

Vous avez des conseils et des retours d’expérience ? Partagez les nous ! 🙂

Il est plus facile d’être sportif que d’être inactif

Il est plus facile d’être sportif que d’être inactif

Vélo le long du futur zoo de Vincennes

Voici ma simple réflexion du jour : il est plus facile d’être sportif que d’être inactif. En réalité, je trouve qu’il est tout de même assez difficile d’être sportif, vraiment sportif. À partir de quel moment peut-on dire que quelqu’un est sportif ? Doit-il avoir un abonnement à la piscine ou au club de sport du coin, doit-il posséder une licence sportif dans une fédération ? Ou bien dit-on de quelqu’un qu’il est sportif lorsqu’on sait qu’il pratique quelques activités, finalement sportives, et qu’il semble physiquement en forme ? 

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