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La peur au yoga

La peur au yoga

Ce que j’aime dans le yoga, c’est cette philosophie du non-jugement. On ne juge ni sa capacité ni son incapacité à réaliser les postures et les enchaînements. Cette simple manière de penser autorise la progression de manière saine et progressive. « Chacun à son rythme » est une évidence si on s’abstient de tout jugement et en particulier sur soi-même.

Je me demande de temps en temps si ce n’est pas une chose que j’aime pour excuser ma flemme de me donner un coup de pied aux fesses, mais passons.

Depuis un moment que je pratique plus ou moins régulièrement, surtout moins régulièrement depuis 6 mois, je suis restée sur des postures plutôt stabilisées. Rien de très fantaisiste et aller dans des inversées en mode gymnastique ne m’avait jusque là pas vraiment intéressée. Pourtant ces postures où l’équilibre est essentiel (le gainage aussi) m’ont soudainement paru un objectif à atteindre. Pas pour la frime des photos Instagram, plutôt dans l’idée que si j’arrive à me maîtriser au moins d’atteindre cet équilibre physique, sans doute serais-je mieux dans ma peau. L’idée étant que de me mettre dans une position de non-jugement m’a beaucoup aidée dans la vie. Je suis beaucoup plus zen qu’auparavant, et compte tenu de mon niveau de stress actuel malgré cela, ce n’est pas peu dire !

Tout ceci pour vous raconter que j’ai voulu faire Bakasana, alias le Corbeau. J’ai même regardé des vidéos pour comprendre comment cela se passait :

J’ai un record personnel de 6 secondes. Puis un jour, plus rien. Je n’arrivais même plus à me mettre dans une position adéquate, je me suis mise à avoir une mega trouille de me péter le nez, ou n’importe quoi d’autre. En fait depuis quelque temps (plus précisément là), je me suis mise à avoir la trouille pour pas mal de choses.

C’est à ce moment que j’ai réalisé à quel point le corps pouvait dominer l’esprit, et inversement. Si le yoga m’a appris à acquérir une meilleure confiance en moi et une prise de recul sur les évènements de la vie, l’esprit m’a appris à avoir peur du yoga. C’est juste parce que j’ai peur, et uniquement cela, que je n’arrive plus à faire Bakasana.

Et bien, les potes, je ne vais pas me laisser faire.

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Pédale et Yoga Magazine

Pédale et Yoga Magazine

Un peu blessées, un peu malades, cela ne nous empêche pas d’avoir des lectures sportives ! Ici je vais vous parler d’une publication bien connu, et d’un nouvel arrivant dans les kiosques français.

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Pédale !

J’adore ce titre. Même si t’es pas bien fort en histoire du cyclisme, et que t’es une groupie qu’au moment du Tour de France comme c’est un peu mon cas, alors Pédale ! est une lecture revigorante. J’aime les belles doubles-pages avec de superbes images, la mise en page qui n’a rien à envoyer à un webdesign de blog mode, et surtout un ton qui fait plaisir à lire. En couverture du Pédale ! de cette année, on voit Thibault Pinot espoir français donner à boire à un petit agneau. C’est ça qu’on aime dans Pédale !, son commentaire professionnel, ses anecdotes, ses dossiers, mais aussi son décalage et le fait de ne pas avoir peur de présenter autrement le monde du cyclisme professionnel.

Yoga Magazine

Pour le titre original, on repassera. Cependant j’ai pris plaisir à lire Yoga Magazine. On aime une approche simple du yoga, une présentation sans chichi et sans jugement. Tout est là pour que le yoga soit tout simplement une manière d’être bien dans son corps et bien dans sa vie… très yogique donc ! Coup de cœur de mon côté pour ce dossier sur une retraite yogique en Méditerranée. Cela me donne presque des envies de voyage juste pour pour le yoga…

 

Zone de confort ou zone de danger ?

Zone de confort ou zone de danger ?

J’aimerais aujourd’hui aborder la notion de zone de confort, et vous verrez qu’elle concerne finalement des choses qui vont bien au-delà d’une pratique sportive.

Au quotidien, on a tous une zone de confort dans une activité qu’on pratique régulièrement. Cette zone peut être le fait qu’on ne cuisine que des pâtes car on ne sait faire que cela et qu’on sait qu’on le fait bien. Cela peut également s’illustrer dans l’idée de tourner en rond professionnellement dans une compétence qu’on a acquise un jour sans évoluer et s’offrir de nouvelles perspectives. Cela peut tout simplement être l’idée que tout va bien ainsi et qu’il n’y a aucune raison que cela change puisque cela nous va si bien. Pourquoi prendre des risques ?

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J’ai réalisé que pratiquer un sport régulièrement, bien qu’on travaille nos capacités physiques, a un réel impact sur ma manière d’appréhender mon tempérament et mes habitudes. La course à pied par exemple, le yoga ou la natation sont faits d’étapes et de paliers à franchir pour progresser. Pour se baisser lorsqu’on est debout par exemple, au début on peine à toucher ses chevilles, puis un jour on frôle ses orteils, pour finalement peut-être réussir à poser ses mains au sol. Les choses vont progressivement mais on ne se rend réellement compte de sa progression qu’après avoir franchi des paliers, alors que la progression se fait en réalité petit à petit tout au long de la pratique.

Dans ma manière de courir, j’ai eu une période où j’ai réalisé que je n’avais pas un tempérament très combatif. J’abandonnais facilement au bout de quelques minutes d’endurance me disant que cela suffisait bien pour cette fois, je n’osais pas franchir cette barre de difficulté qui se présentait à moi. Mais j’ai également appris que je pouvais être sacrément coriace lorsque j’avais une idée en tête. C’est ainsi que l’effort et la répétition m’ont permis de franchir des paliers dans la course à pied : aller plus loin, oser traverser l’avenue pour partir de l’autre côté du parc, ne pas estimer que la course était terminée au bout de 5 Km mais me dire qu’elle pouvait continuer.
Ce sont finalement de petites choses mais elles nécessitent l’idée qu’on peut franchir ces étapes, ne pas s’arrêter à une limite qu’on s’est finalement donné par simple habitude.

En natation, je me suis un jour donné un objectif de nager 1 Km en brasse coulée. Puis durant des mois je ne faisais qu’1 Km à chaque séance, seulement parce que j’ai du me dire inconsciemment que la séance était terminée au bout de cette distance. Heureusement je me suis lassée, et je me suis rendue compte de mon erreur pour faire une longueur de plus, puis une autre… c’est ainsi que j’ai pu augmenter les distances.

En théorie si on pratique régulièrement une même activité, notre niveau va en progressant car on a plus d’expérience et qu’on se perfectionne. Pourtant on reste dans une zone de confort car on y est à l’aise et qu’on s’y habitue. Le danger est de finir par s’interdire de progresser car on a estimé que ce niveau était le nôtre et qu’il ne pouvait pas changer. C’est pourtant la meilleure manière de régresser.

Jessica, marathonienne et yogi, nous explique les étirements

Jessica, marathonienne et yogi, nous explique les étirements

C’est avec plaisir que nous accueillons aujourd’hui sur NoHipsterGirls.fr une intervention de Jessica. Pratiquante de course à pied mais aussi de yoga et de fitness, elle est toujours de bons conseils sur les réseaux sociaux (Twitter : @lemondedejess) pour accompagner les aspirants sportifs dans leur recherche de forme et de bien-être.
Aujourd’hui elle nous parle des étirements, pour nous aider à prendre conscience de leur utilité, leur importance et aussi pour nous guider sur la manière de les pratiquer !

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J’ai été un rat de bibliothèque jusqu’au collège où j’ai découvert l’athlétisme grâce à mon professeur de sport qui était aussi l’entraineur du club. Je suis rapidement devenue une spécialiste de la course de fond. J’ai fait une pause pendant le lycée suite à des problèmes de santé. J’ai repris sérieusement à la faculté et je me suis mise au semi-marathon puis marathon sur route. Je suis également éducateur sportif métiers de la forme aka prof de fitness mais il s’agissait d’une activité annexe. J’exerce toujours à distance. Je suis également passionnée de yoga, plus précisément d’ashtanga style Mysore que je pratique quotidiennement. Je serai diplômée prof de yoga cet été d’ailleurs.

Jessica en compagnie de Tara Stiles au Strala Yoga (New York City)
Jessica en compagnie de Tara Stiles au Strala Yoga (New York City)

A quoi servent les étirements ? Qu’est-ce réellement ?

Les étirements sont des espèces de « mise en tension » des muscles pour développer la souplesse. Il s’agit d’un geste naturel et instinctif chez les animaux notamment au réveil pu après une longue période d’inactivité ou d’inconfort. Nous éprouvons d’ailleurs souvent le besoin de s’étirer une fois sortis du lit (un conseil, faites-le). Le plus souvent  nous nous étirons en levant les bras au-dessus de la tête, les pieds en pointe pour étirer tout le corps.

Les étirements sont en particulier préconisés en pratique sportive pour d’une part, préparer le corps à un effort et d’autre part, faciliter la récupération musculaire après cet effort.

Pourquoi y a-t-il tant de débats sur la manière de devoir faire des étirements ?

Les étirements sont très bénéfiques s’ils sont effectués correctement et au bon moment. Il doit y avoir de la part du sportif respect de l’alignement et de l’échauffement du corps pour optimiser les étirements. Sans ces précautions, les étirements deviennent nocifs et une blessure musculaire risque fort de survenir à la suite d’étirements maladroits.

Une bonne pratique demande quelques connaissances physiologiques, le respect de l’intégrité physique ou plus simplement le conseil d’un sportif expérimenté ou d’un encadrant.

Ne négligez pas vos étirements même par temps froid

Il faudra effectivement prêter attention à la température notamment si la pratique sportive se déroule à l’extérieur. Lorsqu’il fait trop froid, le sportif a tendance à négliger l’échauffement et à attaquer trop vite la séance ou à réduire le temps des étirements au détriment de la récupération ou de la préparation à l’effort (risque de crampes, douleurs, blessures courbatures, fatigue musculaire).

Lorsqu’il fait chaud, les étirements sont plus faciles et intenses donc il faut faire attention de ne pas forcer et bien s’hydrater. Il est normal de ressentir une sensation légère de « brûlure » à l’étirement du muscle, ce qui est tout à fait normal mais il faut être vigilant lorsque survient une douleur articulaire qui, elle, est anormale.

S’il fallait choisir 3 étirements inévitables pour la pratique de la course à pied

La course à pied engage les muscles de tout le corps mais plus spécifiquement, les quadriceps (devant de la cuisse) et leurs muscles antagonistes (ischio-jambiers = arrière de la cuisse), les mollets. Il faut donc concentrer les étirements avant et après séance d’entrainement sur ces zones et terminer par un étirement de tout le corps.

Infographie étirements course à pied

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3 étirements pour la course à pied - <a href="http://www.nohipstergirls.fr">NoHipsterGirls.fr</a>

Le meilleur et le pire moment pour un étirement

Il y a deux moments idéals pour s’étirer : juste après l’échauffement pour préparer les muscles à l’effort et en fin de séance pour la récupération, notamment pour éviter les courbatures et accélérer la « réparation » musculaire en vue du prochain entrainement.

Le pire moment, là où survient la blessure, est une erreur commune de débutant : s’étirer au début de la séance sans s’échauffer, sur muscles froids. Il faut absolument s’échauffer par quelques exercices d’éveil du corps avant d’étirer les muscles. Par exemple, en course à pied, trottiner, faire quelques accélérations et alterner talons-fesses et genoux en l’air comme lors de nos cours de sport à l’école! Et seulement après cet échauffement qui peut durer jusqu’à 20 minutes en cas de séance de fractionné ou de sprint, on peut faire quelques étirements.

En cas de doute, il vaut mieux ne pas du tout s’étirer en début de séance mais ne surtout pas négliger les étirements de fin de séance qui, eux, sont essentiels et le risque à ce moment-là est minime puisque le corps est chaud.

L’apport du yoga dans la course à pied

Les athlètes ne font pas que courir. Ils doivent également travailler le gainage (musculature du dos et des abdominaux notamment), l’équilibre ( notamment pour éviter les déséquilibres au niveau des chevilles, surtout en cas de course de fond ou sur terrain accidenté) et la souplesse car la pratique d’une activité cardio-vasculaire a tendance à raidir les muscles. De plus, une pratique exclusive d’activité cardiaque à intensité modérée (type jogging, donc courir longuement à allure modérée) tend à réduire la masse musculaire.

Le yoga permet de travailler la plupart de ces points, à savoir l’équilibre, la souplesse et la force. Il permet également d’intensifier la concentration et apporte beaucoup sur le contrôle du souffle et ce, peu importe le type de yoga pratiqué.

Le yoga est donc une activité tout à faire recommandée en complément de la course à pied et de quelques exercices ciblés de musculation si besoin.

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Un grand merci à Jessica pour ton temps !

Je ne peux pas, j’ai hatha yoga

Je ne peux pas, j’ai hatha yoga

Voici donc la suite de l’histoire de la tentative de remise en forme. Je me suis mise à nager un peu, à faire un peu de vélo et à courir de temps en temps. Je dis de temps en temps car mes performances hivernales ne sont pas bien glorieuse (flemme inside).

L’idée de me mettre au yoga m’est venue de conversation avec Zélia et Jessica. Elles me motivèrent à au moins tester un cours d’essai ce que je fis début octobre lors de la rentrée du cours d’en hatha yoga à côté de chez moi.

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