Juste une envie de manger utilement

Il est notoriété publique que j’aime manger. Je crois que j’apprécie plus les moments de repas que manger en soi. En revanche je sais que je n’aime pas manger des choses pas bonnes, ou qui me rendront potentiellement malade. Seulement au fur et à mesure des années, la simple activité de se nourrir est devenue extrêmement compliquée pour moi. J’ai eu adolescente des peurs de grossir, puis des envies de choses très gourmandes en continu, comme s’il fallait que tout soit toujours extrêmement riche tout le temps. En fait j’étais tout sauf équilibrée puisqu’il n’y avait jamais rien pour contrebalancer une tendance que j’avais (rien manger ou tout manger très riche). J’ai commencé à être plutôt malade, avec des courbes de poids en dents de scie. D’ailleurs, au bout d’un moment un médecin s’est dit que j’avais peut-être des intolérances alimentaires. J’ai donc cessé de consommer des produits laitiers durant un trimestre, puis j’ai repris un bout de fromage. Cela n’a pas manqué, j’ai fini à l’hôpital. En conséquence je ne consomme quasiment plus de produits laitiers depuis 6 ans, quelques exceptions à part quand je n’ai pas vraiment le choix ou quand je m’autorise un mal de bide pour savourer une chantilly. Après je regrette beaucoup, c’était bon, mais ça ne me sert à rien.

Le fait de manger de la crème chantilly ou une raclette vaut-il de se rendre aussi malade ? Est-ce qu’une part de pizza quatre fromage est assez importante pour risquer un séjour à l’hôpital et plusieurs jours de grande faiblesse physique ?

J’ai décidé que non. Et à la question « comment tu fais ? », je réponds souvent « c’est parce que je ne peux rien faire si je mange du fromage ». Donc voilà, c’est difficile mais c’est comme ça. Malheureusement les publicités du type « je suis intolérant au lactose alors je mange du yaourt » cela n’est pas évident.

Il faut admettre qu’on a un physique fragile parfois. Cela ne m’empêche pas de beaucoup bouger, de faire même du sport. Seulement justement avec le sport, j’ai parfois peur de la carence, de la panne sèche.

Alors j’ai commencé à lire des livres de recettes végétariennes à la recherche d’alternative sans fromage et sans viande (je digère pas bien la viande rouge non plus). Mais grande déception, des ouvrages comme Mon premier dîner végétarien d’Alice Hart mettent beaucoup de fromage dans les plats. Comme si « oulala, on ne peut pas manger de viande, alors on va se jeter sur les laitages ! ». C’est ainsi que je me suis assez dirigée vers les livres de recettes vegan, pas du tout pour une volonté militantes, mais à la recherche d’inventivité.

manger

Surtout j’ai un peu commencé à m’intéresser à la nutrition. Comment on fonctionne, pourquoi on fonctionne, de quoi avons-nous besoin pour nous nourrir, pourquoi avons-nous faim, qu’est-ce qui nous rassasie, pourquoi on a des fringales ? Ce sont autant de questions qui m’interpellent pour arriver à un objectif simple : manger utilement. Je lit en ce moment L’alimentation Santé en pratique de Virginie Parée, je vous le conseille !

Manger sainement ? Bof je m’en fiche, surtout qu’on a tendance à se faire une fausse idée du manger sain en assimilant cela forcément à manger « diet ». J’essaie juste de comprendre comment manger bon, en prenant en compte le fait que ce que je mange est un carburant pour que je fonctionne. Comme je le dis souvent « les calories c’est l’énergie ! ». Mais c’est plus compliqué que cela, alors pour être en forme, je veux manger plus équilibré de manière globale. Je ne parle pas d’un équilibre sur mon assiette, plutôt dans ma journée, ma semaine, mon année… J’ai envie d’un petit salé, des lentilles et de la charcuterie, pourquoi pas, tant pis ! De toute façon je vais être tellement gavée que je vais naturellement me diriger vers de la soupe le lendemain. Je n’ai pas un estomac extensible non plus.

C’est peut-être le début d’un nouveau mode de vie, on ne sait pas. Pas sûre parce que j’ai toujours aimé choisir mes légumes au marché, et cuisiner. Je pense juste que j’y réfléchis un peu plus, pour le faire de manière plus intelligente, dans le plaisir.

4 Comments

  1. J’ai aussi cette tendance à manger riche puis presque rien puis riche… je suis intolérante au lactose (moins pire que toi), ce qui me provoque des tendinites ou migraines quand je mange trop de produits laitiers.
    Après pour raison « empathiques » je suis végétarienne à tendance végétalienne (ce n’est pas ça qui fait que je mange moins riche). Et en fait j’ai juste appris à écouter mon corps pour ses sensations : savoir quand j’ai faim ou que je n’ai plus faim, savoir si ce que je mange est bon pour moi…. Ca change l’alimentation tout ça :) et je tiens le coup au niveau du sport pour le moment c’est que ça va ^^

    • C’est vrai qu’il faut s’écouter ! Des fois on n’a pas vraiment faim, mais on fait un gros repas parce que c’est l’heure de manger. Alors qu’en fait on n’a pas besoin.

  2. Juste une petite double info au passage, vu que l’intolérance au lactose, grâce à mon colloc, je connais bien ^^ Pour les cas exceptionnels (à ne pas répéter trop souvent pour éviter de s’y habituer) si l’envie de pizza 4 fromages se fait quand même trop sentir, les cachets de lactase à prendre avant le repas, c’est super efficace sur Nils, même si il faut quand même être prudent, et éviter d’abuser genre raclette. Si à l’occasion tu veux tester, on en trouve un peu partout maintenant, dans certaines pharmacies, ou chez naturalia. Et l’autre truc sympa, au framprix (désolée pour les pubs…) je suis tombée sur de la ricotta, de la mozzarella et du mascarpone sans lactose, ce qui est assez miraculeux, car j’avoue que le tiramisu, ça me manquait vachement!

  3. Cela me fait un peu peur les produits laitiers sans lactose, j’ai un peu peur de qu’ils mettent en substitut dans les produits industriels. Mais je vais regarder merci !

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